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L'Encyclopédie des Chrétiens d'Égypte !
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No Image Trajet de la Liturgie Copte
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Trajet de la Liturgie Copte

 

En l'honneur de Monsieur William H. Tadros

« Un des fondateurs originaux de l'Eglise Copte Orthodoxe de St. Marc à Washington, D.C.

Fondateur et responsible du régistre de l'Eglise Copte Orthodoxe de St. Marie à Baltimore.

Fondateur et président de l'Association Egyptienne de Secours, qui aide ceux qui sont dans le besoin, en leur donnant la formation et le capital nécessaires pour gagner leur vie.

Auteur de livres sur les rites de l'Eglise Copte Orthodoxe, y compris ce livre.

Un pilier de l'Eglise Copte Orthodoxe de Washington, D.C. dont le travail est plus spirituel et célèste qu'avant, changeant seulement de forme et de manière, mais jamais de contenu ou d'essence… »

 

Père Chénouda El-Baramousy
Eglise Copte Orthodoxe de St. Marc,
Washington, D.C.
17 Décembre, 1992

 
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No Image Saint Samuel le Confesseur
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Saint Samuel le Confesseur

Coptipedia - Saint Samuel le Confesseur

 
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No Image Chapitre 2 : Saint Marc et la Bonne Nouvelle
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Chapitre 2


Saint Marc et la Bonne Nouvelle


 

L’indifférence de Tibère

L’arrestation, la crucifixion et la résurrection du Christ créa une certaine agitation à Jérusalem et dans toute la Palestine où Il avait de nombreux disciples. Or à cette époque, dans tout l’empire romain, le gouverneur devait tenir informé le chef suprême de l’armée romaine de tout trouble dans les provinces de l’Empire. Ponce Pilate, gouverneur de Judée, responsable des garnisons en place et juge du Christ, informa donc l’empereur Tibère à Rome de l’existence de Jésus, roi des Juifs et Fils de Dieu.

Tibère ne comprit l’œuvre de Jésus que comme l’avènement d’une nouvelle divinité locale, or une loi antique ne permettait de déclarer aucun nouveau dieu sans l’approbation du Sénat. Tibère tenta bien de consulter l’assemblée mais elle ne se prononça pas favorablement et il resta sur son opinion première : une bienveillante indifférence.

Pour traiter de l’origine de telles lois, c’était un décret ancien qu’aucune divinité ne serait consacrée par l’empereur avant d’avoir été examinée par le Sénat. (…) Que chez vous la divinité soit accordée par une décision humaine, voilà qui est en faveur de notre cause. Si un dieu ne plaît pas à l’homme, il ne devient pas dieu : ainsi, du moins selon cette méthode, il convenait que l’homme fût favorable à Dieu. Tibère donc, sous lequel le nom des chrétiens entra dans le monde, ayant reçu, de Palestine où elle avait commencé, des informations sur cette doctrine, les communiqua au Sénat, en laissant entendre aux sénateurs que la doctrine lui plaisait. Mais le Sénat, parce qu’il n’avait pas lui-même vérifié ces faits, la repoussa : Tibère lui, demeura dans son opinion, menaçant de mort les accusateurs des chrétiens.14

 
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No Image Sa Sainteté le Pape Chenouda III
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el keraza

Comment la divine Providence préparait-elle Sa Sainteté le Pape Chenouda III

Article paru dans le revue ‘El Keraza’ en version française à l’occasion du 80ème anniversaire de Sa Sainteté le Pape Chenouda III (le 3 Août 2003)

le pape

 
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No Image Introduction à L'Eglise Copte Orthodoxe
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Introduction à

L'Eglise Copte Orthodoxe

sainte famille

Bénis soient l'Egypte, mon peuple.

Esaïe 19:25

La promesse de Dieu à Son peuple est toujours réalisée; Il a prédit qu'Il monterait sur une lumière et sur une nuée rapide, et qu'Il viendrait en Egypte (Es. 19:1); et, en ce même temps, il y aura un autel à l'Eternel au milieu du pays d'Egypte, et sur la frontière un monument à l'Eternel (Es. 19:19).

 
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No Image Satan, son Origine, sa Chute, son Travail, sa Tromperie et sa Fin
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SATAN, SON ORIGINE, SA CHUTE, SON TRAVAIL, SA TROMPERIE ET SA FIN

 

croix

 

Dieu ne l'a pas créé diable. Mais il était un des chérubins; et étant tombé, il est devenu un diable ou un contestateur entêté de Dieu.

 
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No Image Les fautes de la parole
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Les fautes de la parole

parler

Les fautes de la parole sont abondantes, et il m’est difficile de les compter. Mais ici, je voudrais simplement les classifier et les diviser en genre à fin que le lecteur puisse les saisir…

 
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No Image Chapitre 4 : Le Didascalée
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Chapitre 4 


Le Didascalée


L’expansion du christianisme en Égypte

À partir d’Annianus, premier successeur de Saint Marc et jusqu’à Démétrios, douzième patriarche d’Alexandrie, le christianisme va s’étendre pendant deux siècles pour finalement évangéliser tout le pays.

Abilius, successeur d’Annanius, Cerdon, Primus, Justus, Eumène, Marcien, Céladion, Agrippin et Julien, prédécesseur de Démétrios, vont de 63 à 188 se succéder sur le trône épiscopal et accompagner l’Église Copte dans son expansion.

À peine le pays christianisé et bien avant le début des grandes vagues de persécutions, l’Église des Martyrs est la première Église a être persécutée par les romains depuis les temps du Christ. Le supplice eu lieu sous le service du Pape Démétrius, en 203, principalement dans la région de Thébaïde, à proximité de l’ancienne Thèbes, le Louxor moderne, déjà bien loin du berceau alexandrin.

Quand Sévère a son tour déclencha une persécution contre les Églises, il y eut en tout lieu des témoignages éclatant rendus à la religion par ses athlètes, mais ils étaient spécialement nombreux à Alexandrie. De toute l’Égypte et de la Thébaïde, les athlètes de Dieu étaient envoyés à cet endroit comme sur un très grand stade, et par une endurance à toute épreuve dans toutes sortes de supplices et de morts, ils reçurent de Dieu leur couronne.43

 
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No Image Saint Menas le faiseur de Miracles
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Saint Menas
Saint Menas le faiseur de Miracles

LES ACTES DE SAINT MENAS

 

 

Lorsque Dioclétien et Maximien, ces ennemis acharnés du véritable Roi, tenaient les rênes de l'empire, ils envoyèrent dans l'univers entier des édits par lesquels il était enjoint de pratiquer leur religion impie, et de mettre à mort ceux qui refuseraient d'obtempérer, en ne renonçant pas à la foi de Jésus Christ. Dés lors, que n'eurent pas à souffrir ceux qui aimaient le Seigneur ? Les prisons n'étaient plus assez spacieuses pour contenir la multitude de ceux qu'on y amenait journellement : des maisons qui naguère regorgeaient d'habitants, étaient alors désertes, tandis que les lieux déserts se transformaient soudainement en cités, vu la multitude de ceux qui y cherchaient un refuge. Les amis de la vérité étaient livrés aux supplices, comme d'insignes malfaiteurs : on pillait leurs biens. Les lois mêmes de la nature étaient foulées aux pieds : on voyait le père livrer son fils à la mort, le fils dénoncer soit père pour le faire condamner. De profondes ténèbres semblaient envelopper tous les esprits; car si, d'une part, les fidèles étaient partout traqués ou mis en fuite, de l'autre, les prôneurs et les adeptes de l'impiété troquaient en tout lieu applaudissements et assurance : l'air même était empesté de sang humain, et les plus robustes poitrines étaient suffoquées par l'odeur nauséabonde qui s'exhalait des sacrifices.

 
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No Image Saint Moïse l'Ethiopien
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Coptipedia.com - Saint Moïse le Noir

Saint Moïse l'Ethiopien

Un certain Moïse, un éthiopien noir, était domestique chez un fonctionnaire. Son maître le chassa car il était pervers et volait. Il avait la réputation d'aller même jusqu'au meurtre. Je suis obligé de dire les actes nés de sa propension au mal pour mettre en valeur la vertu de sa pénitence.On racontait donc qu'il avait même été chef d'une bande de brigands. Parmi ses actes de banditisme, l'un était fameux : il avait gardé rancune à un berger qui l'avait gêné à l'occasion avec ses chiens, la nuit, dans une affaire.

 
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No Image Saint Mercure aux deux épées
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Saint Mercure aux deux épées

CHAPITRE I

Saint Mercure naquit en l’an 224 dans la ville d’Excentose, dans l’empire romain. Ses parents étaient païens. Ils le nommèrent Philopatir, un prénom grec qui signifiait « qui aime Dieu le père » (Philo : aimant, Pater : le Père).

 
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No Image Saint Athanase le Grand, d'Alexandrie, l'égal des Apôtres
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Saint Athanase l’Apostolique

 

Athanase d’Alexandrie a été le « roc » qui s’est dressé contre Arius et les non nicéens. Son double traité Contra Gentes et De Incarnatione, de même que son ouvrage dogmatique fondamental, Contre les ariens, défendent une vision traditionnelle de l’Incarnation insistant sur la pleine divinité et la réelle humanité du Christ. Son argumentation est tirée de la Bible et de la tradition de l’Église. Athanase est l’évêque le plus dynamique de l’Égypte chrétienne au IVe siècle44. Certains parlent même du « siècle d’Athanase ». Grégoire de Nazianze le nomme « le champion et le défenseur de la foi de Nicée » et « le pilier de l’Église »46. Accédant au siège épiscopal d’Alexandrie après la mort d’Alexandre en 328, il n’a qu’un seul but : défendre la foi proclamée à Nicée. Ses convictions et sa lutte pour la vérité le mènent au milieu des plus grands combats pour la foi, où il se montre tolérant et modéré.

 

1. Jusqu’à l’épiscopat

Athanase d’Alexandrie naît vers 298-29947, dans une famille probablement chrétienne au sein de laquelle il reçoit une bonne éducation religieuse. Grégoire de Nazianze écrit qu’il avait une excellente connaissance de la Bible, et le compare aux grands personnages qui ont marqué l’histoire biblique : Noé, Abraham, Moïse, Aaron, David, Salomon, etc48. Ses ouvrages, en raison des citations scripturaires qu’ils renferment, sont un témoignage éclairant de sa familiarité avec les livres saints. Au temps des dernières persécutions, il était trop jeune pour garder un souvenir de scènes sanglantes, mais il en avait entendu parler et il ressentait une grande admiration pour ses prédécesseurs, voyant jusqu’où ils étaient allés par amour du Christ, le Logos de Dieu fait chair pour nous.

 

Son enfance reste plutôt inconnue. Rufin d’Aquilée50 raconte toutefois la fameuse histoire de la rencontre entre Alexandre d’Alexandrie et Athanase. L’évêque donnait un festin en l’honneur de la fête de saint Pierre Apôtre, quand il aperçut par la fenêtre quelques garçons en train de jouer sur la plage. Le « chef de la bande », Athanase, alors âgé de 15-16 ans, reproduisait sur ses camarades de jeu le rite du baptême chrétien. Alexandre envoya un de ses prêtres pour faire venir ce jeune homme auprès de l’évêque. Dans le dialogue, il constata la piété de l’adolescent et déclara valides les baptêmes qu’il avait effectués. À la suite de cet épisode, Alexandre le prit avec lui et s’occupa de sa formation théologique et spirituelle. Dans l’ouvrage de jeunesse d’Athanase, Contre les Païens et Sur l’Incarnation du Logos, transparaît l’influence théologique d’Alexandre et des grands noms de l’École d’Alexandrie, Clément et Origène. Cependant, sa manière de penser la foi chrétienne a quelque chose d’original grâce à l’empreinte pastorale qui domine son oeuvre et sa réflexion théologique.

 

En 318, au moment où éclate l'arianisme, Athanase est ordonné diacre par Alexandre. Celui-ci en fait son secrétaire. Cependant, Athanase porte en lui un grand désir de perfection et d’idéal de vie chrétienne. Il entre en contact avec les moines de la Thébaïde et noue des relations profondes avec le « patriarche des solitaires », Antoine le Grand : « Je fus son disciple, et, comme Élisée, je versais l’eau sur les mains de cet autre Élie »51. Pendant plusieurs de ses exils, Athanase trouve un bon accueil chez les moines du désert pour lesquels il écrit la Vie d’Antoine, une sorte de règle monastique pour tous ceux qui veulent suivre le Christ selon le modèle de vie du grand Antoine.

 

En qualité de secrétaire de son évêque, Athanase participe au concile de Nicée de 325. Comme simple diacre, il est peu probable qu’il ait pris la parole en public, mais il a dû jouer un important rôle dans les coulisses du concile. Dans l’affaire de Mélèce de Lycopolis, Athanase prend le parti d’Alexandre, c’est-à-dire qu’il soutient son choix de remplacer, à sa mort, un évêque nommé par Alexandre par un évêque mélétien après élection et approbation par Alexandre. Seul Mélèce reste privé du droit d’exercer ses fonctions épiscopales. À Nicée, Athanase trouve le vrai sens de sa vie : devenir le champion et le défenseur de la foi signée par les pères conciliaires. De plus, il a probablement eu l’occasion de rencontrer à Nicée les principaux partisans de la doctrine d’Arius et les principaux théologiens anti-ariens, Eustathe d’Antioche et Marcel d’Ancyre52. Après cette « victoire apparente de l’orthodoxie » sur l’arianisme, la vie d’Athanase va connaître des moments de « gloire » entremêlés de temps d’exil et d’excommunication.

 

2. Un épiscopat mouvementé

 

Dans ses Lettres festales, Athanase dit qu’au moment de son élection pour la plus haute charge ecclésiastique en Égypte, en l’année 328, il n’avait pas l’âge requis, c’est-à dire 30 ans. Cela provoqua des ennuis avec les mélétiens53. Autant le peuple était dans la joie et la satisfaction pour le nouvel évêque, autant ses adversaires, ariens et mélétiens, cherchaient à lui opposer d’autres candidats. Épiphane54 rapporte que les mélétiens avaient choisi un certain Théonas, mais qu’il est mort au bout de trois mois.

 

Après sa consécration, Athanase commence ses visites pastorales — Thébaïde, Pentapole, Ammoniaca —, dans le but de grouper tous les évêques « nicéens » et de les encourager dans la défense de la foi contre toute doctrine erronée. Comme évêque, il noue davantage de relations avec les moines du désert. Il trouve un grand plaisir à fréquenter ce lieu où il s’y rend souvent. Selon la tradition, il aurait conféré le sacerdoce55 à Pacôme lors de l'une de ses visites. En qualité d’évêque, Athanase entre en contact avec ses fidèles par des visites, mais surtout par ses Lettres festales56. Dans les deux premières lettres, il donne un message de paix et de joie ; dans la troisième, il se plaint de ceux qui enseignent une autre doctrine et troublent la paix de l’Église.

 

L’empereur Constantin remarque très vite le jeune évêque qui se distingue par sa foi, son ascèse, sa piété et son zèle pour l’Église d’Alexandrie. Il lui donne le nom d’« homme de Dieu ». Arius, resté silencieux après Nicée, écrit en 327 une lettre à Constantin où il exprime sa profession de foi. Le mot « hypostase » était soigneusement évité. À la suite de cette lettre, l’empereur oblige Athanase à recevoir Arius et ses partisans dans la communion de l’Église. Le refus de l’évêque entraîne, en 335, la convocation d’un synode à Tyr, où il est caractérisé comme un homme violent, irascible, non obéissant aux ordres impériaux. Athanase quitte le synode pour aller trouver l’empereur et s’expliquer, mais le synode profite de sa fuite pour le condamner.

 

L’empereur convoque un nouveau synode à Constantinople. Celui-ci approuve la condamnation. Athanase est exilé à Trèves en Gaule où il est accueilli par l’évêque Maximin. Il passe deux ans dans cette ville d’où, par l’intermédiaire des Lettres festales, il entretient le contact avec son Église d’Alexandrie afin d’encourager ses fidèles à se garder de la doctrine arienne. Seule la mort de Constantin, en 337, lui permet de revenir dans son diocèse à la demande de Constance II.

 

En novembre 337, Athanase rentre dans son diocèse pour la plus grande joie des prêtres et des fidèles. Les Ariens avaient ordonné évêque Pistus, fidèle compagnon d’Arius. Mais Athanase fit appel au pape Jules afin d’éclaircir une fois pour toutes la question arienne. Il gagne l’estime du pape et devint le défenseur acharné de la divinité du Sauveur58. Entre temps, Pistus est remplacé par Grégoire de Cappadoce qui s’impose par la force comme évêque d’Alexandrie. Il chasse Athanase de son palais épiscopal.

 

Après quelque temps passé aux environs de la ville, Athanase se dirige vers Rome où il arrive en 339. Avec Ossius de Cordoue, il va à Sardique où se tient un synode : Orientaux et Occidentaux y sont invités. Le synode débat de questions dogmatiques. Les participants envisagent une nouvelle formule de foi pour remplacer celle de Nicée.

 

Toutefois, Athanase exerce une grande influence sur l’assemblée qui se range de son côté pour maintenir la formule de foi nicéenne. Cependant, Grégoire de Cappadoce est toujours l’évêque d’Alexandrie soutenu par l’empereur. D’où l’indignation d’Athanase qui ne cesse de proclamer le droit de l’Église à se gouverner elle-même :

Où y a-t-il un canon stipulant qu’un évêque doit être nommé par la cour ? Où se trouve le canon qui permet aux soldats d’envahir les églises ? Quelle tradition accorde à des comtes et à des eunuques ignorants une autorité dans les questions ecclésiastiques et le droit de faire connaître par des édits les décisions de ceux qui portent le nom d’évêques ?… Montrez-moi encore une Église qui jouisse encore du privilège d’adorer le Christ en toute liberté ? […] Tandis que l’empereur est le protecteur de l’hérésie et désire pervertir la vérité, tout comme Achab voulut changer la vigne de Nabot en jardin potager, complaît à toutes les requêtes des hérétiques, car leurs suggestions rejoignent ses propres désirs.

À la mort de Grégoire en 345, Constance II rappelle Athanase sur son siège60. Prenant la route d’Alexandrie, l’évêque passe par Rome et le pape Jules lui confie une lettre pour le clergé d’Égypte. Le 21 octobre 346, Athanase rentre à Alexandrie et se fait acclamer par des foules venues à sa rencontre. Reprenant ses fonctions d’évêque, il commence ses visites pastorales, rencontre et réconforte les moines de la Thébaïde. De grands écrits théologiques et dogmatiques datent de cette période : la Lettre sur les décrets du concile de Nicée, L’Épître sur la pensée de Denis, l'Apologie contre les Ariens, le traité Sur la virginité. Très vite, sa renommée dépasse les frontières d’Égypte61. Après la mort du pape Jules, Athanase envoie une lettre à son successeur, Libère, pour le mettre au courant des questions théologiques en Orient62. Cependant, sur l’insistance de l’empereur, favorable à l’arianisme, le pape convoque un concile à Milan en 355, où tous les évêques, à l’exception de trois, Lucifer de Cagliari, Eusèbe de Verceil et Denis de Milan, condamnent Athanase qui s’étonnait de toutes ces années de paix. Suite à cette condamnation, l'évêque quitte sa ville sans but précis et devient un « fuyard ».

 

Quand les fidèles apprennent la nouvelle du départ d’Athanase, ils font de leur mieux pour convaincre le pouvoir impérial de faire revenir leur évêque. Tous ces efforts sont vains : Athanase est considéré comme un ennemi public. Les églises sont donc remises aux mains des Ariens63. Voyant toute son oeuvre détruite et la doctrine nicéenne menacée, le grand docteur se retire au désert auprès des moines, ses fidèles amis. Il profite de cette occasion pour visiter les monastères de son diocèse et s’entretenir avec ces solitaires sur la foi chrétienne reçue des Apôtres et transmise par l’Église. Du désert, il continue à écrire des oeuvres dogmatiques : les Lettres à Sérapion de Thmuis (sur la divinité de l’Esprit-Saint), La lettre à Sérapion (encouragements pour garder la foi de l’Église), l'Apologie à Constance, l'Apologie pour la fuite, l'Histoire des Ariens adressée aux moines, Synodes de Rimini et de Séleucie64. En 361, Julien succède à Constance, Grégoire de Cappadoce est emprisonné, et le retour d’Athanase est possible. Il rentre à Alexandrie en février 362 après six ans d’absence. Pour sa plus grande joie, il constate, une fois de plus, la fidélité de ses ouailles à son enseignement et à la foi de Nicée. Dans son panégyrique Grégoire de Nazianze décrit ce troisième retour d’Athanase :

Ensuite l’Athlète revient de son vigoureux voyage, car c’est ainsi que j’appelle un exil subi à cause de la Trinité et en même temps qu’elle. Ainsi il est accueilli par les citadins en liesse et à peu près par tous les Égyptiens rassemblés de toutes parts, accourus même des coins les plus reculés, les uns pour se rassasier ne fût-ce que d’entendre ou de voir Athanase, les autres, comme l’Écriture le raconte aussi, on le sait, au sujet des Apôtres, uniquement pour être sanctifiés par son ombre (cf. Ac 5, 15) et même par l’imagerie qui représente de nouveau son portrait. De sorte que, de mémoire d’homme, parmi les nombreuses manifestations et réceptions organisées bien souvent déjà dans tous les temps en l’honneur non seulement de beaucoup d’autorités publiques ou religieuses mais encore en l’honneur de beaucoup de particulier très distingués, pas une seule n’attira une foule plus nombreuse et plus brillante.

Reprenant ses fonctions, Athanase travaille au rétablissement du symbole nicéen là où la doctrine arienne avait gagné du terrain. Au printemps de 362, il réunit un concile à Alexandrie dans le dessein d’accorder le pardon aux prêtres et aux évêques qui ont adhéré à la théologie arienne par crainte ou séduction impériale. La formule de Nicée est réaffirmée, bien que l’influence de Mélèce laisse des traces difficiles à effacer. Le concile traite aussi d'une question dogmatique nouvelle posée par Apollinaire de Laodicée : l’existence d’une âme rationnelle dans le Christ. Les décisions du concile triomphent sur tout l’Orient et elles sont aussi acceptées par Rome. L’empereur Julien, jaloux du succès d’Athanase, réagit avec violence contre lui :

Je n’apprendrais rien de ce que tu fais qui me fût plus agréable que l’expulsion, hors de tous les points de l’Égypte, de cet Athanase, de ce misérable qui a osé, sous mon règne, baptiser des femmes grecques de distinction .

L’évêque d’Alexandrie quitte ainsi la ville pour la quatrième fois, mais il prononce ces paroles prophétiques : « ne vous inquiétez pas, mes enfants, c’est un petit nuage, et il passe vite ». Athanase reprend la route du désert de Thébaïde où les moines saluent son arrivée par des acclamations. En été 363, Julien meurt pendant la guerre contre les Perses, et Jovien, un nicéen convaincu, rappelle l’évêque sur son siège à Alexandrie après 14 mois de désert. Malheureusement, Jovien meurt subitement dans un accident survenu sur la route de Constantinople. Son successeur, Valentinien, donne à son frère Valens le gouvernement de l’Empire d’Orient. Celui-ci, un arien convaincu, ordonne l’exil des nicéens. Ainsi, Athanase reprend la route de l’exil pour la cinquième fois. Cet exil ne va durer que quatre mois. Dès février 366, les autorités impériales le remettent solennellement en possession du siège d’Alexandrie. Athanase entreprend alors des initiatives de réconciliation avec ceux qui ont obéi à la doctrine arienne par crainte, peur ou ignorance. Il fait connaître au pape Libère ses démarches et le met au courant de l’état de la doctrine en Orient :

La faute commise par l’ignorance est effacée par le repentir. On ne doit pas refuser le pardon à ceux qui, à Rimini, ont agi par ignorance. Mais on doit condamner les auteurs de l’hérésie, ceux qui, par leurs sophismes, ont égaré les esprits simples et jeté un voile sur la vérité.

 

3. Une fin de vie tranquille

 

Après tant de luttes, de souffrances et d’exclusions, Athanase voit ses efforts enfin couronnés. Le peuple est dans la joie et jouit d’avoir un si digne évêque, dans la lignée de Denis et d’Alexandre d’Alexandrie. Pendant la dernière période de sa vie, Athanase se consacre à l’administration de son diocèse. Malgré la vieillesse, il reste toujours jeune d’âme, prêt à lutter jusqu’au bout afin de défendre l’héritage de la foi chrétienne. Ses derniers livres sont sereins. Ce sont des ouvrages ascétiques, biographiques, exégétiques. La Vie d’Antoine, ouvrage écrit à la demande des moines, connaît un grand succès en Orient auprès des gens qui, par amour du Christ, le Logos de Dieu Incarné, veulent tout quitter pour le suivre, selon l’exemple du grand Antoine.

 

Avec l’aide de l’empereur, Athanase entreprend un énorme travail de construction d’églises. Ainsi, avec l’autorisation du préfet d’Alexandrie, il commence la reconstruction du Caesarion. En 369, Athanase fait construire dans un quartier d’Alexandrie, Mendinion, une église qui porte son nom. Il l’inaugure le 7 août 370. Il intervient également en faveur de l’unité des chrétiens, surtout dans l’Église d’Antioche où apparaît la querelle théologique sur la divinité de l’Esprit-Saint. C’est aux évêques d’Antioche qu’Athanase donne des explications concernant la formule de foi signée à Nicée dans le Tomus ad Antiochenos. Après 75 ans de vie, dont 45 comme patriarche d’Égypte, sans n’avoir jamais manqué à son devoir, d’abord de chrétien puis d’évêque, Athanase rend son âme à Dieu dans la nuit du 2 au 3 mai 373. Avant de mourir, il désigne Pierre7 « un ancien du presbytérium qui, après l’avoir suivi partout, administra l’épiscopat » pour lui succéder sur le siège d’Alexandrie.

 

Athanase d’Alexandrie reste pour ses contemporains un homme de contradiction. Dur avec ses adversaires, charitable et vrai pasteur pour ses fidèles, il laisse le souvenir d’un grand évêque convaincu et zélé, ayant le grand souci de transmettre le plus fidèlement possible la foi selon l’Écriture, l’enseignement des Apôtres et la Tradition de l’Église. Il est un symbole, une doctrine, une force suprême de l’amour du Christ, celui qui incarne la foi de Nicée et la défense de la divinité du Logos. Sans jamais se lasser, seul parfois contre tous, il espère toujours la victoire de Dieu. Prudent et souple, il sait à la fois attaquer l’adversaire, lui résister et le fuir. Pour lui, « le propre de la religion chrétienne n’est pas d’imposer mais de persuader ». Athanase est l’homme qui ne se laisse pas convaincre par les subtilités, et pour montrer la fausseté de ses adversaires, il expose ses convictions le plus clairement possible, même si parfois il doit utiliser des néologismes qu’il explique par la suite. Athanase le Grand reste avant tout un chrétien, un évêque, un homme de Dieu dévoué totalement au service de la plus grande cause : la vérité sur le Christ, le Logos de Dieu fait homme, pour notre salut73. Toute la vie d’Athanase d’Alexandrie est un lien cohérent entre foi et conviction, ascèse et mission au nom de l’unité et de la paix dans l’Église, l’épouse immaculée du Christ.

 
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No Image Comment se comporter avec les gens
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COMMENT SE COMPORTER AVEC LES GENS

Il y a beaucoup de façons de faire pour réussir dans vos rapports avec les gens et gagner leur coeur.

Vous pourrez ainsi les conduire - par l'amour - à la spiritualité, comme il est dit dans la Bible: " Et celui qui gagne les âmes est sage " (Prov. 11.30).

1. A travers votre propre vie, montrez l'idéal que les gens recherchent.

2. Ne cherchez pas à prendre ce que les gens possèdent, et ils vous aimeront.

Ne faites pas sentir aux autres que vous êtes un rival qui cherche à s'emparer de ce qu'ils ont ou cherchent à acquérir .

3. Acceptez et endurez la faiblesse de l'autre et gagnez-le par votre patience, votre pardon et votre coeur ouvert.

Il regrettera sûrement ce qu'il vous a fait quand il sera revenu à lui-même.

4. Louez les autres et faites-leur savoir que vous les appréciez.

Laissez-leur sentir que vous êtes au courant de leurs bonnes actions et que vous les admirez.

5. Respectez les autres et traitez chacun avec déférence; non seulement vos aînés ou ceux qui vous devez respecter, mais aussi vos inférieurs et ceux qui sont plus jeunes que vous.

6. Travaillez à élever les gens, pas à les détruire.

7. Ne rabrouez pas les gens de façon répétée, et si vous avez à le faire essayez de ne pas blesser ou enlever votre confiance à quiconque.

Ne recherchez pas les mots ou les actions qui sont motifs de blâme, et ne donnez à penser à personne que vous cherchez à critiquer et à vous poser en ennemi.

8. Trouvez aux autres des excuses et efforcez-vous de les soutenir de façon juste - pas de façon hypocrite.

9. Soyez toujours prêt à donner et à sacrifier.

A celui que vous ne pouvez aider, accordez un mot aimable, un sourire réconfortant ou un réel compliment.

Soyez prompt sur votre devoir envers chacun.

10. Traitez les gens avec modestie et humilité, délicatesse et gentillesse.

La douceur est l'un des fruits de l'Esprit Saint comme l'Apôtre le dit dans Gal. 5.22 : " Mais le fruit de l'Esprit est amour, joie, paix, patience, bonté, fidélité, douceur ... "

11. Comprenez les gens et aidez-les à vous comprendre, calmement et avec bon esprit.

Vous comportant ainsi vous pourrez vivre avec eux dans un climat de compréhension, d'amour et de paix.

12. Partagez les joies et les peines des gens.

" Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent, pleurez avec ceux qui pleurent. " (Rom. 12.45).

Ne manquez pas une occasion de réconforter le coeur des gens.

 
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No Image L'Eglise Copte est unique dans ce qui la caractérise de toutes les Eglises du monde.
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L'Eglise Copte est unique dans ce qui la caractérise de toutes les Eglises du monde.

 

 

En réalité, l'Eglise Copte se distingue de toutes les Eglises du monde, par des privilèges tirés de l'Ecriture Sainte et de l'Histoire. Nous démontrerons toutes ces réalités par des faits concrets.

1- Une prophétie qui lui est propre

L'Eglise d'Egypte est la seule de toutes les Eglises des gentils, qu'une prophétie, de l'Ancienne Testament, signale sa fondation.

Le Livre d'Isaïe, chapitre 19, parle, sous l'Inspiration divine, de la fondation de notre Eglise :

Ce jour-là, il y aura un autel dédié à l'Eternel au milieu du pays d'Egypte, et près de la frontière une stèle dédiée à l'Eternel. Ce sera un signe et un témoin de l'Eternel des armées au pays d'Egypte... Et l'Eternel se fera connaître des Egyptiens, et les Egyptiens connaîtront l'Eternel, en ce jour-là. Ils offriront sacrifices et oblations... (Isaïe 19 :19-21).

Cet autel n'est pas un autel païen, mais un autel de l'Eternel. comme il n'est pas particulier aux Juifs dont les sacrifices ne sont pas offerts hors de Jérusalem.

C'est donc l'autel chrétien, sur lequel les Egyptiens ont offert un sacrifice au Seigneur, quand ils ont connu le Seigneur et le Seigneur a été connu par eux. C'est un signe et un témoignage pour l'Eternel des armées. Par une prophétie du Livre du prophète Isaïe.

Sans l'importance de cet autel, aucune prophétie ne l'aurait spécifiée.

Les protestants nient, en général dans leurs dogmes, l'autel. Quelquefois, je leur disais que l'Ecriture Sainte fourmille des textes qui prouvent la présence de l'autel dans le Christianisme...et malgré tout même si l'autel ne se trouve dans aucun pays chrétien, il est au moins, selon la prophétie d'Isaïe, au pays d'Egypte.

Et Dieu a béni l'Egypte, pour cette raison.

Dieu a béni l'Egypte, comme son peuple.

Ce verset du Livre d'Isaïe se termine par ces mots du Seigneur «Béni soit l'Egypte, mon peuple » (Is.19 :25 ). Que de plus beau, que cette expression de « mon peuple » ici. Par elle, nous réfutons les Juifs qui se considèrent comme le seul peuple de Dieu. mais voici que l'Eternel des armées déclare «Béni soit l'Egypte, mon peuple »

C 'est aussi certain, que Dieu ne bénit pas le peuple égyptien dans son paganisme, mais dans sa foi...

Ici, Dieu bénit l'Eglise de l'Egypte, l'Eglise égyptienne. Et nous terminons cette partie de notre article par ces paroles : que la prophétie ne s'est pas bornée à la fondation de l'Eglise d'Egypte, mais à sa bénédiction aussi.

2- La visite de la Sainte Famille.

Le seul pays visité par le Christ, autre que son pays, est le pays d'Egypte.

Et certainement, Dieu a un motif à le faire et un but spirituel...

Il y avait d'autres pays au voisinage et dans le même continent. Mais Dieu a spécifiquement choisi l'Egypte, et en voulut un autel comme un signe et un témoignage pour le Dieu des armées.

L'Evangile selon Saint Matthieu a signalé cette visite.

Ce qui arriva selon l'ordre divin, qui envoya un ange lui dire de prendre l'enfant Jésus, de fuir en Egypte et d'y rester jusqu'à ce que le Seigneur lui dise de revenir, (Mat.2 :14).

Il y demeura jusqu'à la mort d'Hérode et retourna ensuite, ainsi s'accomplit ce qui avait été déclaré par la prophétie : j'ai appelé mon fils hors d'Egypte.(Mat :2 :14). Plus encore, la visite de Dieu à l'Egypte, a été citée dans une prophétie du Livre du prophète Isaïe et dans le même chapitre qui commence par cette expression :

« Oracle sur l'Egypte. Voici que l'Eternel sur un nuage léger, vient en Egypte. (Is.19 :1).

L'Inspiration divine signale ensuite la disparition du paganisme de l'Egypte et note tout de suite après « Les faux dieux d'Egypte chancellent devant lui et le coeur de l'Egypte défaille en elle. (Is,19 :2)...ce qui arriva à la lettre. Pendant cette sainte visite, le pays où entrait le Seigneur, voyait choir ses idoles et de là, chassait la Sainte Famille qui se dirigeait vers un autre pays, d'où s'ensuivit que plusieurs endroits d'Egypte furent ainsi sanctifiés.

Le Seigneur a été accompagné en Egypte : par la Sainte Vierge Marie, et Saint Joseph le menuisier.

Quel pays, sinon l'Egypte, a été visité, par la Vierge ?

Cette visite que l'Ecriture a signalée. Tout comme l'histoire qui a mentionné les endroits visités par la Sainte Famille, et où ont été élevés, plus tard, des églises, que des touristes viennent visiter des extrémités de la terre.

Quelle est l'Eglise qui pourrait se vanter de ce qui fait la gloire de l'Eglise d'Egypte ?

Nous disons qu'il se peut que la Vierge a eu le désir de visiter une fois de plus le pays d'Egypte, et apparut sur les dômes de l'Eglise du Zeïtoun en 1968 P.C., et dans l'Eglise de PaPadopoulo à Choubra, vingt ans après cet événement. Ou bien, Dieu a voulu que la prophétie d'Isaïe soit permanente, ou encore Il aurait voulu la retracer aux gens pour commencer à répéter son expression que nous aimons tant « Béni soit mon peuple d'Egypte'' et cette autre « J'ai appelé mon fils hors de l'Egypte »

3- La fondation de la première école théologique

La première école théologique, au monde fut celle d'Alexandrie, fondée par Saint Marc.

Ce fut au milieu du premier siècle P.J, pour contredire l'école philosophique d'Alexandrie d'une grande renommée, avec sa bibliothèque.

Cette bibliothèque possédait plus de trois cents mille manuscrits.

Dans cette bibliothèque fut traduit l'Ancien Testament, dans la langue grecque; cette traduction est connue sous le nom de la traduction Septante.

C'est ainsi que l'Egypte a pourvu le monde, imprégné par la culture grecque, de la première traduction grecque de l'Ancien Testament, avec toutes ses prophéties et ses symboles.

L'école théologique d'Alexandrie a présenté au monde chrétien, une grande équipe de savants, et une plus grande équipe des propos des Pères...

Nous citons parmi ses savants : Saint Pantaenus, Clément d'Alexandrie, Origène, Saint Dionysius (Le quatorzième Pape d'Alexandrie), Saint Didyme, l'aveugle, qui fut le premier à inventer l'écriture en relief, quinze siècles, avant Braille, il était directeur du collège théologique sous l'ère de l'apôtre Saint Athanase.

Comme résultat de la grandeur de cette école théologique, les Pères d'Alexandrie furent exceptionnellement talentueux, dans les sciences théologiques tout comme les débats théologiques aussi.

Nous en citerons quelques-uns, si Dieu le veut bien.

4- Notre Eglise est la mère du monachisme

Le premier moine au monde fut le grand Saint Antoine. C'était un Copte de Haute-Egypte.

Il est né en l'an 251 P.J. et est trépassé en l'an 356 P.J. Tous les premiers moines furent ses disciples. Saint Athanase écrit sa biographie dans un livre intitulé « Vita Antoni » (La vie d'Antoine ) qu'il envoya à Rome, ce qui aida à la propagation du monachisme dans ce pays. Il était derrière la conversion de Saint Augustin. Saint Antoine fut intitulé « Père de tous les moines »... Tous ses enfants, devenus moines sont redevables de sa paternité et leur commandement dans cette voie ascétique.

Le premier Père, fondateur des monastères, fut le grand Saint Pakhomius. Lui aussi, était un Copte de la Haute-Egypte.

Il est le premier à établir les lois du monachisme, que Jean Cassian a emportées en France. Sur ces lois, furent instituées les lois des monastères bénédictins catholiques. Saint Basile le grand en a aussi profité, pour établir les lois de son monachisme.

Là, nous voulons signaler une vérité spirituelle, importante :

Les moines d'Egypte ont vécu comme moines, sans écrire leur biographie, mais les touristes qui les ont visités, le firent.

Il se peut que, parmi les plus importants, fut Pladius qui a écrit son livre très répandu « Historia Lausiaca » (il fut dédié à un noble nommé Lausiaca ». Ce livre fut traduit sous le nom du « Paradis des Pères ». Comme il fut traduit en arabe sous le même nom. On lui doit sa grande influence à propager les histoires de ces moines coptes et leur biographie angélique à travers le monde entier dont les populations ont ardemment désiré savoir.

Ensuite, Réfinius a écrit de la vie des Pères du désert. Et Jean Cassian a écrit ses deux livres très répandus : les Institutions et les Conférences où il explique la vie monastique des moines d'Egypte, comme il signale son entrevue avec plusieurs d'entre eux, leurs conversations mutuelles portant sur de nombreux sujets spirituels.

Saint Jérôme a écrit la biographie de quelques Pères Coptes comme celle de Saint Paul l'anachorète, Saint Jean d'Assiout et d'autres encore.

Tous ses écrits ont contribué à la propagation de la vie monacale dans le monde entier, beaucoup des Pères furent les disciples des moines coptes d'Egypte.

Citons, entre autre, les deux princes romains Maximus et Domadius, fils de l'empereur Valentinien. Saint Arsène éducateur des fils des rois, il fut le professeur des deux princes Honorios et Arcadios. La princesse Hilairi, fille du roi Zéno, et d'autres encore.

Saint Hilaire, qui répandit le monachisme en Syrie, fut un des disciples de Saint Antoine. Les pères coptes eurent d'autres disciples comme Saint Euquin qui enseigna le monachisme en Iraq. Saint Ephraïm, le syrien, a visité les monastères d'Egypte et devint un disciple dans le désert de Chéhit, tout comme Saint Evagrius des pays de Pontoce.

Le temps me manque, pour parler des disciples du monachisme copte, en Egypte ou en lisant leurs biographies et leurs enseignements.

Et qui ensuite, ont propagé, le monachisme dans leurs pays.

De tous ces faits, nous déduisons, une vérité historique très importante :

Si tu vois un moine dans le monde, tu peux lui certifier qu'il a une origine monacale copte.

Tous, sont les disciples de Saint Antoine, le copte, fondateur du monachisme et le père de tous les moines.

5- Les premiers héros de la foi.

Il me suffit, en cette occasion, d'en mentionner deux des plus renommés qui sont : l'apôtre Saint Athanase, quatrième siècle, et Saint Cyrille un, du cinquième siècle.

Le Credo chrétien, établi au Concile œcuménique de Nicéa, a été élaboré par le diacre Alexandrin Athanase.

C'est le copte génial, qui a défendu la foi contre l'hérétique Arien et l'a réfuté. Il réfuta toutes ses assertions fausses, ce qui poussa le Saint Concile à le déclarer anathème en l'an 325 P.C. Il possédait l'instruction théologique qui commandait parmi 318 évêques représentants les Eglises du monde entier.

Il devint patriarche et publia son livre populaire « Contre les Ariens» « Contra Arianos », de quatre volumes, où il réfuta la conception erronée de quelques versets de l'Ecriture Sainte que les ariens ont exploités pour protester.

Pour avoir défendu la foi, des Conciles ont été tenus contre lui, et des empereurs l'ont pris en inimité ; il fut exilé quatre fois loin de sa Chaire. On lui dit « le monde est contre toi Athanase » et il répondit « et moi je suis contre le monde »... de là, ils l'ont notifié du titre de « Athanasius Contra Mondum »

Et par sa ténacité, il nous conserva la foi. Ce que Saint Jérôme interprète ainsi : Sans l'intervention d'Athanase, le monde tout entier, à un moment donné, serait devenu arien. »

Saint Athanase était un patriarche copte, mais il devint le champion de tout le monde chrétien, et le père de tous les savants théologiens.

Son livre intitulé « l'Incarnation du Verbe » qu'il écrit quand il n'était qu'un jeune diacre, peut être le fondement inébranlable de la doctrine chrétienne, sur lequel s'appuient tous les savants théologiques comme une valide et solide référence écrite par le maître de l'univers : Saint Athanase le héros de la foi...

La ténacité d'Athanase, a encouragé tous les autres pères à se tenir fermes.

Notons que quand Saint Hilaire, évêque de Poitiers, a publié son livre contre les ariens, intitulé « De Irinitate » il devint si populaire qu'on lui donna le titre d'Athanase de l'Occident. Athanase devint ainsi un symbole et un exemple.

Tandis que le grand Saint Cyrille, fut le héros de la foi, contre Nestorius.

C'est lui qui a démasqué l'hérésie de Nestorius, patriarche de Constantinople, capitale de l'Etat Romain oriental. Il lui expliqua la foi, mais quand il s'obstina et persista dans son hérésie, il formula contre lui les douze anathèmes « 12 , Anathemas » qui firent partie des lois théologiques de l'Eglise.

Le Concile œcuménique se tint à Ephèse en l'an 431 P.C. sous la présidence de Saint Cyrille d'Alexandrie et déclara Nestorius anathème.

Et le Pape Cyrille devint l'un des pères de l'Eglise catholique et apostolique, ses propos furent des arguments de théologie pour tous les disciples, du monde entier, qui s'adonnent à sa recherche.

Je note un troisième exemple : Saint Timothée d'Alexandrie.

C'est le vingt deuxième patriarche des patriarches d'Alexandrie.

Ce patriarche copte, présent au Concile œcuménique de Constantinople en 381 P.C., fut questionné à propos de quelques problèmes ecclésiastiques. Et toutes ses réponses furent considérées comme des lois ecclésiastiques pour l'Eglise catholique et apostolique. Ce qui fut mentionné dans le recueil des propos des Pères de Nicéa et leurs successeurs d'après Nicéa (Volume 14 propre aux lois) (Nicene and post Nicene Fathers, Vol.14).

Et ce volume contint les lois de plusieurs Patriarches de l'Eglise Copte. Ces lois sont considérées comme charte de l'Eglise catholique. Parmi les lois de ces patriarches citons :

Les canons du Pape Dionysius (le patriarche 14).

Les canons du Pape Pierre, le dernier des martyrs (le patriarche 17).

Les canons du Pape Athanase, (le patriarche 20).

Les canons du Pape Timothée, (le patriarche 22).

Les canons du Patriarche Théophile (le patriarche 23).

Les canons du Patriarche Cyrille (le patriarche 24).

6- L'Eglise Des Martyrs.

C'est bien certain que toutes les Eglises du monde furent martyrisées, mais l'Eglise Copte s'est caractérisée par deux faits fondamentaux :

i- des villes entières ont été martyrisées comme les martyrs des villes de Akhmim et de Esna, ou encore des milliers de personnes comme le martyr de la légion Thébienne.

ii- elle endura le martyr pendant des siècles, quand d'autres Eglises vivaient en paix, après l'ère païenne, ou encore étaient en possession d'un puissant pouvoir.

Le martyr romain était tellement oppressant en Egypte, surtout sous le règne de Déclodien, que l'Eglise dut rectifier son Calendrier annuel depuis l'an 284 par un autre Calendrier débutant par cette année, et qui prit le nom du « Calendrier Des Martyrs ».

L'Eglise a encore souffert d'un autre genre de martyr, infligé par ses frères chrétiens, après le désaccord de Chalcédoine qui dura depuis l'an 451 jusqu'à l'an 644 P.C. où des dizaines de milliers de ses enfants furent martyrisés. Le martyr engloba aussi les Pères patriarches, dont les Romains ont confisqué les églises, pour élever à leur place des patriarches Melkites auxquels ils ont remis le pouvoir civil scellé du pouvoir religieux. Ce fut le cas de « El Moquakas », gouverneur romain, contemporain de l'intrusion des arabes en Egypte, quand le Pape Benjamin, patriarche copte orthodoxe, était en exil loin de sa Chaire depuis 13 ans.

Le martyr se poursuivit, et surtout sous le règne du Hakem Bi Amr Allah, des Mamluks et des Ottomans.

L'histoire de l'Eglise Copte est glorieuse et prioritaire. Mais beaucoup d'historiens en bannissent les caractéristiques fondamentales, quand ils discutent des particules, des détails et des faits.

 
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No Image Chapitre 3 : Structures et Rites de l’Église Copte
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Chapitre 3 


Structures et Rites de l’Église Copte


L’arbre de vie

L’Église Copte est un grand et robuste palmier planté sur les bords du Nil. Son tronc est comparable à une superposition de monastères s’élevant jusqu’au ciel. Les moines qui y habitent sont la sève de l’Église et leurs prières sa  force et sa vigueur. Les évêques, les prêtres et les diacres sont comparables aux feuilles de ce majestueux palmier, protégeant de l’ardente chaleur du soleil par leurs paroles, tel une ombre bienveillante, tous ceux qui s’abritent sous leur autorité. La terre où l’Église s’enracine a été irriguée par Dieu depuis des siècles et c’est le Christ accompagné de Sa Mère, la Theotokos, très Sainte Marie, qui planta la graine de cette foi resplendissante. Saint Marc fut le premier jardinier de la maison du Seigneur ; il arrosa de Sa Sainteté l’Église toute entière. Tous les patriarches qui lui succédèrent, continuèrent et continue de nos jours encore à arroser, entretenir et soigner l’arbre du Dieu Vivant. Chaque fidèle de l’Église est une branche de cet arbre et ses bonnes œuvres sont ses fruits, selon la Parole qui nous fut transmise.

Tout sarment qui, en moi, ne porte pas de fruit, il l’enlève, et tout sarment qui porte du fruit,  il l’émonde, afin qu’il en porte d’avantage encore. 29

 
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No Image Chapitre 1 : L’Égypte de la Sainte Famille
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Chapitre 1


L’Égypte de la Sainte Famille


Une spiritualité millénaire

L’Égypte a été constamment visitée par les bienaimés de Dieu dans la tradition biblique. D’Abraham à Joseph et sa famille en passant par le prophète Jérémie et jusqu’au Christ, ils y ont trouvé un pays polythéiste mais déjà très fortement religieux. Hérodote qualifia d’ailleurs les Égyptiens de « Plus religieux de beaucoup que le reste des hommes… »3 En effet, tous les historiens s’accordent autour de la profonde spiritualité de l’Égypte pharaonique. Les Égyptiens ont donc depuis des siècles et des millénaires fait naître, entretenu et arrosé la graine de l’Amour de Dieu dont l’Église Copte n’est que le fruit. Dans l’obscurcisme du polythéisme, la sensation de l’unicité de Dieu est de plus en plus perceptible. Elle atteint son paroxysme avec le pharaon « hérétique » Akhenaton (1348-1331 av. J.C.) mais déjà la pieuse relation du peuple et de son Dieu prend forme.

Je crois qu’il faut vraiment remonter aussi loin pour comprendre la force qui anime l’Église Copte et pour seulement percevoir une infime partie de l’immense grandeur de la foi de ce peuple. En effet, au-delà de la tradition biblique, Dieu a au fil du temps préparé ce peuple à accepter et surtout à conserver sa foi. Il faut trouver dans les abîmes insondables de cette spiritualité millénaire les raisons qui font que les Coptes sont actuellement la plus grande communauté chrétienne du monde arabe, et ce bien que les coptes ne fassent pas partis, par définition même,  du monde arabe.

 
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No Image Première Epître de Pierre l'Apôtre
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Première Epître de Pierre l'Apôtre

 

 

Problème de la Peine, et de la Vie Nouvelle :

Cette epître a son importance spéciale dans la vie de l'église, car elle traite le problème de la peine. Cette peine dont chaque Homme souffre, qui préoccupe sa pensée et secoue toute son existance, surtout quand il tombe sous une détresse physique, psychologique ou morale. Il sent alors le besoin de quelqu'un qui soigne ses plaies profondes, non pas à un niveau philosophique, théorique, mais au niveau de la vie réelle, pratique. L'épître en son essence est un appel pour rencontrer la peine pas avec un regard noir, obscur, mais avec l'esprit de l'espérance vivante, en jouissant d'une nouvelle naissance qui vainc la peine et même la mort elle-même, car Il réssucite en pourvoir. « La résurrection de Jésus Christ d'entre les morts. » (1 :3)… Au lieu de la confusion à cause de l'amertume de la peine, l'apôtre nous relève à la joie de la jouissance de l'héritage éternel. Nous tressaillons alors d'une joie ineffable et glorieuse (1 :8). Au lieu de l'immersion dans les fatigues de la vie qui tuent l'âme, il nous relève à l'attente de la venue du tout Saint, à travers la vie sainte (1 :15,16), réalisant notre vrai rôle comme pierres vivantes dans la Maison habitée par l'Esprit pour constituer une sainte communauté sacerdotale. (2 :5)

Même si cette épître a été écrite aux « étrangers dans la dispersion, dans le Pont, la Galatie, … » (1 :1), elle n'a probablement pas été écrite pour les Juifs qui se sont dispersés de leur patrie, mais pour tous les croyants - quoique soit leur origine - qui ont souffert la dispersion à cause de leur foi. Car, il est clair qu'il parle aussi aux croyants d'origine gentil (5 :14,18 ; 2 :10 ; 4 :3). Etre étranger et la dispersion là veulent donc désigner chaque croyant qui se sent étranger, loin de sa cité dans les cieux (Philippiens 3 :20)… Elle est une épître addressée à tout Homme souffrant d'être étranger !

L'auteur de l'Epître :

1) Les historiens de l'église et ses saints sont d'accord que son auteur est Saint Pierre l'apôtre.

2) Saint Irenaeus est le premier à la citer, mentionnant le nom de Pierre l'apôtre. Mais, nous en trouvons aussi des extraits ou des passages semblables dans les écritures de pères qui l'ont précedé (du premier siècle), et aussi de pères qui l'ont suivi, comme l'épître de Barnabas, les écritures de Clément, l'évêque de Rome, le livre du berger de Hermas, et les écritures de Saint Polycarpe le martyr…

3) Saint Clément l'Alexandrien l'a référenciée, aussi que le Savant Tertullien. L'historien Eusebius a aussi mentionné que l'épître de Pierre l'apôtre est un des livres que l'église a accepté sans aucun doute.

4) L'épître est conforme au style des sermons de l'apôtre qui sont dans le livre des Actes, comme :

Premièrement : Il a indiqué que Dieu, comme juge, juge impartiallement. (1 :7, avec Actes 10 :34)

Deuxièmement : Il donne de l'importance à parler du Père qui a réssucité le Christ (1 :21 avec Actes 2 :32, 3 :15, 10 :40)

Troisièmement : Son annonce que le Christ est la pierre de l'angle. (2 :7 avec Actes 4 :11)

A qui l'épître a-t-elle été écrite ?

1) Elle a été écrite aux croyants qui vivent en étrangers dans la dispersion, dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie et la Bithynie (1 :1) Tous ces lieux sont en Asie Mineure.

2) Une opinion dit que l'apôtre ne voulait pas désigner, par ces noms, les provinces d'après leurs limites géographiques officielles. Par exemple, Pont faisait partie de la province de Galatie jusqu'à l'an 63 A.D. Et Phrygie, qui occupe une grande partie au centre d'Asie Mineure, n'a pas été mentionnée parmis ces provinces, bien qu'il était impossible au porteur de l'épître de passer de Cappadoce en Asie sans passer par Phrygie. Pour cela, il est impossible que les Chrétiens de la province de Phrygie ne soient pas parmis les lecteurs de cette épître, surtout qu'ils étaient nombreux (Actes 18 :23). Pour cela, ces noms sont compris d'une façon plus vaste, c'est-à-dire qu'ils désignent toute l'Asie Mineure.

3) Il se trouvait, au jour de la Pentecôte, des représentants de Pont, Cappadoce et Asie (Actes 2 :9)

4) Pont : se trouve près de la Mer Noire, et est l'origine d'Aquilas. Comme l'apôtre a commencé par elle, le savant Tertullien, le martyr Kyprianus et Saint Jérôme ont intitulé cette épître l'épître Pontienne, ou l'épître des Pontiens.

5) Cappadoce : est à l'Est de Pont.

6) Asie : Il veut dire la province d'Asie en Asie Mineure. Elle est le domicile d'Aquilas le choisi. (Actes 18 :2)

7) Bithynie : est près de Pont du côte de Constantinople.

Le temps et lieu de son écriture :

Elle a été écrite entre les années 63 et 67 A.D., pendant la persécution par Néron (54 - 68 A.D.)

Elle a été écrite de Babylone (5 :13). Il y a des avis différents à propos de la précision de la ville de Babylone :

1) Tous sont presque d'accord qu'elle n'est pas Babylone sur la rivière d'Euphrate, car elle était ruinée. Aussi la tradition ne mentionne pas que l'apôtre y est allé, et il est très peu probable que Saints Marc et Silas y étaient.

2) Les Catholiques prétendent qu'elle désigne Rome, s'appuyant en ceci sur le fait que « Babylone » dans l'Apocalypse désigne Rome… Mais il n'y a rien qui soutient cette opinion, mais, au contraire, il y a ce qui l'oppose :

Premièrement : Pour quelle raison l'apôtre ne mentionnerait-il pas le nom de Rome directement ?

Deuxièmement : Il a été prouvé historiquement que Pierre l'apôtre n'est pas arrivé à Rome, avant d'y être martyrisé, pour une période assez longue pour envoyer deux épîtres.

Troisièmement : L'ordre des provinces comme il est dans l'épître est de l'Est à L'Ouest, ce qui confirme que l'épître a été écrite d'un certain lieu à l'Est.

3) L'avis le plus probable est que Babylone est « Babylone » au Caire Ancien, qui était le domicile d'un goupe de Juifs, et le centre des soldats Romains, dont les traces antiques sont présentes de nos jours.

Cet avis est supporté par les traditions historiques qui disent que Saint Marc l'apôtre est venu en Egypte à peu-près en 61 ou 62 A.D.

Les caractères spéciaux de l'épître :

1) Elle se caractérise par la grande ressemblance qui se trouve entre elle et ce qui a été écrit en certains des épîtres de Paul l'apôtre, spécialement l'épître aux Ephésiens, l'épître aux Romains, l'épître aux Galatiens, et l'épître à Tite… Nous trouvons aussi une grande ressemblance entre cette épître et celle aux Hébreux, à une large mesure, car nous trouvons plusieurs mots qui sont venus dans les deux épîtres sans être venus dans les autres livres du Nouveau Testament.

2) L'épître cite beaucoup l'Ancien Testament, car il est l'apôtre de la circoncision.

3) Beaucoup de références aux paroles du Christ, car il a été un témoin de ce qu'il a vu et entendu du Seigneur Lui-même.

Le but de l'épître :

1) L'encouragement des croyants à accepter la peine… Cette épître est considérée une des épîtres les plus merveilleux de consolation. Il ne s'y trouve un chapitre sans qu'il n'en parle.

2) Découvrir la vie sainte pratique et les relations échangées dans la famille, la société et l'église, à travers la foi dans le Seigneur Jésus souffrant.

Des objections à propos de l'auteur de l'épître, et la réponse à ces objections :

Nous avons parlé du côté positif qui nous assure que l'épître a été écrite par Saint Pierre l'apôtre. Mais, certains critiques ont présenté des objections à propos de l'auteur, et les savants on présenté une réponse à ces objections :

Premièrement : Du côté lingual :

Saint Pierre n'était pas un homme illettré, mais, en même temps, il n'était pas de haute culture. Il était un pêcheur (Marc 1 :16, Luc 5 :2-3, Jean 21 :3). Il venait de Bethsaïda (Jean 1 :44). Il a été dit de lui et de Jean devant le Sanhédrin « qu'il s'agissait d'hommes sans instrucion et de gens quelconques. » (Actes 4 :13). Pourtant, l'épître contient le plus beau et merveilleux de ce qui a été écrit dans le Nouveau Testament comme langue Grècque. Les idées sont avancées et les phrases faciles et attrayantes, utilisant des phrases artistiques merveilleuses comme dans 3 :21, qui découvrent une grande richesse de vocabulaire, car il s'y trouve 60 mots grecs qui ne se trouvent pas dans le reste des livres du Nouveau Testament. D'une autre part, il est impossible que l'épître eut été écrite d'abord en Araméen - la langue journalière du peuple palestinien pendant le temps du Christ - et a été ensuite traduite en Grec, car elle contient des citations de l'Ancien Testament, prises directement de la version des Septante.

R. Knoph trouve que Luc et l'auteur de l'épître aux Hébreux sont les seuls qu'on puisse comparer à l'auteur de cette épître à propos du style Grec.

Son style Grec est plus coulant que le style de Saint Paul, et plus élevé que d'appartenir à Saint Pierre.

Maintenant, nous présentons brièvement la réponse à ces objections :

1) A propos de la langue et culture Grècque, comme j'ai dit avant dans l'introduction à l'Evangile d'après Jean, l'habitude des Juifs était d'avoir une profession, quoiqu'ils soient bien cultivés ou riches. Paul le Tarsien était bien informé, et avait sa place sociale et religieuse, mais, en même temps, pratiquait la profession de fabricant de tentes. De même, Simon Pierre, quoiqu'il soit un pêcheur de poissons, ceci ne veut pas dire qu'il n'est pas de haute culture Grècque, surtout que sa demeure est Bethsaïda, un village sur le côte Est du Jourdain, pas loin du lac de Gennesareth ; région Juive, mais d'un style mondial. Pour cela, nous trouvons son frère André, et Philippe aussi, qui sont de Bethsaïda (Jean 1 :44, 12 :21) portant des noms Grecs. Toute personne qui a été élevée à Bethsaïda comprend le Grec et a de la connaissance de la culture hellénique.

2) Plusieurs étudiants se concentrent sur la parole de l'apôtre : « Je vous ai écrit ces quelques mots par Silvain, que je considère comme un frère fidèle… » (5 :12), se demandant quel est le vrai rôle de Silvain, appelé Silas, considéré comme un prophète et qui a accompagné Saint Paul dans sa mission (Actes 15 -18) ?

Certains trouvent qu'il n'était pas seulement un scribe et secrétaire de Saint Pierre, comme il l'était aussi à Saint Paul, mais, comme quelqu'un qui prêche et comme serviteur, il avait son rôle vital dans l'église. Il a participé avec Saint Pierre dans l'épître, dans la langue comme dans la pensée… Peut-être représentait-il l'anneau de liaison entre la pensée des deux apôtres. Pour cela, l'épître a été semblable à certains des épîtres de Saint Paul.

Certains critiques trouvent que Silas, ou Silvain, était un chrétien de Jérusalem, à haute culture hellénique. Pour cela, il avait un rôle principal comme anneau de liaison entre les apôtres et ceux qui parlent le Grec. Ceci est clair dans son choix avec Judas, appelé Barsabbas, pour aller à Antioche, Syrie et Cilicie, traduisant aux églises ce que Saint Jacques a dit dans l'Assemblée de Jérusalem. (15 :22…etc.)

Deuxièmement : Du côté éducatif ou théologique :

Certains objectent à propos de l'auteur, disant que s'il était Saint Pierre, qui a vecu très près du Christ, il n'aurait pas écrit des phrases théologiques, mais nous aurait écrit à propos de notre Maître. Il est vrai qu'il s'est appelé : « témoin des souffrances du Christ » (5 :1), mais il n'a pas présenté de détails à propos des souffrances…

La pensée théologique là - à l'avis de certains critiques - est plus proche de l'école de Saint Paul que de l'école de Saint Pierre. Pour cela, ils trouvent que l'épître pourrait être écrite par l'un des disciples de Paul, non par Saint Pierre. F.W. Beare trouve que l'auteur a une pensée particulière à lui, qui diffère de celle de Saint Paul, mais qui se forme à travers les écritures de Paul, puisque l'auteur est son disciple.

La réponse à cela est la suivante :

1. A propos de l'objection contre l'attribution de l'épître à l'apôtre sous prétexte qu'il n'a pas écrit ses mémoires et souvenirs des actions personnelles du Christ, plusieurs étudiants trouvent dans cette objection ce qui montre son opposé, c'est-à-dire ce qui supporte son attribution à l'apôtre à qui l'évangile était clair, juste devant ses yeux. Car, il s'occupe de faire entrer les croyants dans la vie en Christ Jésus, et brûle le coeur des souffrants par le regard vers la dernière venue du Christ, non en présentant des mémoires personnelles.

2. Quant à ce que l'épître porte comme pensée proche de l'école de Saint Paul l'apôtre, nous aimerons, premièrement, souligner deux côtés importants : Le premier est de ne pas ignorer le rôle du Saint Esprit dans l'inspiration divine qui donne à toute la Sainte Bible le don d'être une seule unité. Bien que chaque auteur ait ses propres caractères qui le distinguent, l'Esprit est unique, comme Pierre l'apôtre dit : « Avant tout, sachez-le bien : aucune prophétie de l'Ecriture n'est affaire d'interpretation privée ; en effet, ce n'est pas la volonté humaine qui a jamais produit une prophétie, mais c'est portés par l'Esprit Saint que des hommes ont parlé de la part de Dieu. » (2 Pierre 1 :20, 21). Deuxièmement, si les deux Saints Pierre et Paul se distinguent dans leur présentation de la pensée théologique, cette distinction ne signifie pas une différence dans la pensée, mais, au contraire, l'unité de la pensée théoligique authentique, tout en la présentant d'une façon distinguée d'après les talents de chaque apôtre, et d'après les besoins des écoutants… L'unité de la pensée est basée sur le principe de l'unité dans le corps du Christ, qui est un, à travers le travail du Saint Esprit unique et l'adoption de l'une et seule tradition livrée une fois aux saints.

Nous ne renions pas que la communion d'amour qui travaille entre les apôtres, et leurs rencontres continuelles en Christ Jésus ont produit de l'interaction entre eux, de sorte que chacun a été affecté par son frère… toujours en présence de la règle de foi originale et ferme. Dans l'épître aux Galates, Saint Paul parle très clairement : « En suite, au bout de quatorze ans, je suis monté de nouveau à Jérusalem… j'y montai à la suite d'une révélation et je leur exposai l'Evangile que je prêche parmi les païens ; je l'exposai aussi dans un entretien particulier aux personnes les plus considérées, de peur de courir ou d'avoir couru en vain. » (Galates 1 :1,2). En même temps, il dit : « Mais, lorsque Céphas vint à Antioche, je me suis opposé à lui ouvertement, car il s'était mis dans son tort. » (Galates 2 :11)

Aussi J.W.C. Wand trouve dans l'épître une absence des enseignements de Paul comme la justification, la Loi, le Nouveau Adam et le corps, avec l'apparition claire des traits particuliers à la pensée de Saint Pierre, comme l'abondance de citations de l'Ancien Testament, le sentiment ecclésiastique et historique, et le sentiment du Christ. Quoiqu'il soit impossible de présenter la pensée théologique particulière à Saint Pierre d'une façon scientifique précise, sa pensée est distinguée de celle de Paul. Parmi les traits principaux de l'épître est l'impression de la résurrection du Christ, à laquelle Saint Pierre a touché, dans toute l'épître, surtout dans l'enseignement de la descente du Christ à l'enfer (la prison) pour prêcher aux morts, annonçant à eux la réalisation de ce dont ils sont morts à l'espérance. (3 :19)

Troisièmement : Du côté historique :

Certains objectent parce que : comment l'auteur peut-il être Pierre l'apôtre, alors qu'il parle aux Chrétiens persécutés (1 :6 ; 2 :12,15 ; 4 :12, 14-16 ; 5 :8,9) à cause du Nom du Christ. Ceci suppose que le Christianisme en ce temps était considéré comme un crime en soi, qui est puni officiellement, et qu'il ne s'agit pas simplement d'une détresse individuelle, ou de groupes irrésponsables. Certains critiques trouvent que, du côté historique, bien que la persécution de Néron ait été excitée contre les Chrétiens à Rome, cette persécution, à leur avis, ne s'est pas étendue aux pays mentionnés dans cette épître (Pont, Galatie, Cappadoce, Asie, Brithynie). Pour cela, cette épître, à l'avis de ces critiques, a été écrite ou bien pendant la persécution de Domitien ou de Trajan, alors que Saint Pierre a été martyrisé tôt, pendant l'ère de Néron.

Ceci est soutenu, à l'avis des critiques, par la ressemblance entre ce qui a été écrit dans cette épître, et l'épître de Pliny à l'empereur Trajan.

La réponse est la suivante :

1. A propos de la supposition que la persécution mentionnée dans l'épître était une persécution générale et officielle qui ne convient pas à l'ère de Néron, mais à celle de Domitien, cette supposition est en doute. Car, quoiqu'une persécution d'un petit nombre de Chrétiens à Rome, comme Phavius Clément et Domitela, pendant l'ère de Domitien, a existé, il n'y a point de preuve sûre qu'une persécution générale dans les provinces mentionnées dans l'épître a été faite. Ce qui le rend difficile de considérer l'auteur comme contemporain de l'ère de Domitien.

2. Il n'est pas nécessaire que la persécution mentionnée dans l'épître eut été officielle, contre les Chrétiens. Bien que l'apôtre mentionne qu'ils ont souffert pour le Nom du Christ (4 :14), ceci ne signifie pas que cette souffrance était parce qu'ils s'appelaient des Chrétiens. Car les Chrétiens, dès le début, considèrent chaque souffrance qu'ils subissent comme étant pour le Nom du Christ… En plus, le nom de « Chrétiens » n'était pas encore répandu dans ces régions.

3. Il n'est pas possible d'accepter le point de vue de certains critiques que cette épître a été écrite pendant l'ère de Trajan à cause de la ressemblance entre elle et les correspondances du gouverneur Pliny à l'empereur, et qui découvrent l'état des Chrétiens, à cause des raisons suivantes :

a) Ce qui a été écrit dans Pliny ne montre pas une persécution générale dans tout le lieu. Tandis que ce qui a été écrit dans l'épître, là (5 : 9), annonce une détresse que les Chrétiens, où qu'ils soient, subissent.

b) Ce qui a été écrit dans Pliny montre que ce qui arrivait aux Chrétiens n'était rien de nouveau, mais qu'il s'étendait du passé. Quant à ce qui a été écrit dans l'épître de Saint Pierre, il le montre comme une expérience nouvelle. (4 :12)

4. Il n'y a rien qui empêche d'accepter que la persécution mentionnée dans l'épître était pendant l'ère de Néron. Bien qu'il n'y a pas de preuve de l'extension de la persécution dans toutes les régions, le savant Tertullien nous présente un rapport à propos de l' « Institutum Neronianum », où il a été écrit que les Chrétiens ne sont pas protégés par la loi (quoique nous ne trouvons pas de preuve à cela). En tout cas, sans doute, les régions mentionnées dans l'épître avaient une connection avec la capitale Rome, et ce qui est arrivé aux Chrétiens à Rome a atteint ces régions, et a eu son effet sur le traitement des Chrétiens en tout lieu, bien qu'un décret officiel de persécution n'a pas été émis. Ce qui a été écrit dans l'épître n'annule pas l'acceptation de ce point de vue.

5. Y a-t-il une nécessité qui exige que ce qui a été écrit dans l'épître signifie une persécution officielle de la nation Romaine ? Ce qui est dans la première partie de l'épître parle des souffrances d'une façon générale (1 :6, 7 ; 3 :13-17). Quant à ce qui est à la fin de l'épître, il découvre une forte résistance et une détresse amère qui leur est arrivée, car il dit : « Bien-aimés, ne trouvez pas étrange d'être dans la fournaise de l'épreuve, comme s'il vous arrivait quelque chose d'anormal. » (4 :12) Mais ceci n'exige pas qu'ils sont entrés dans la détresse du martyr en versant leur sang par un ordre impérial. Mais, cette détresse est un reflet du regard des citoyens vers eux d'une façon détestable.

Peut-être sa parole « la fournaise de l'épreuve » désigne ce que Néron faisait, car il utilisait les Chrétiens comme flambeaux sur les routes, en les brûlant dans le feu. Peut-être aussi qu'elle signifie symboliquement la détresse amère qui fait que la personne est comme en feu.

Quatrièmement : Il existe dans la parole de l'apôtre : « les anciens qui sont parmi vous, moi qui suis ancien » ce qui a fait que certains ont douté que l'auteur soit Pierre l'apôtre, surtout que Saint Pierre n'a pas vu les souffrances du Christ, bien qu'il dit là : «témoin des souffrances du Christ »

La réponse à ceci est la suivante :

1. Le mot « anciens » en grec est « presbyteroi », et veut dire « prêtres » quelque soit leur rang [évêques - prêtres - diacres] ; Saint Pierre, étant apôtre, porte la « prêtrise ». Ce titre était utilisé pour appeler les apôtres jusqu'au temps de Papias, et ne signifie pas, dans la première église, un titre de moindre valeur. Pour cela, Jean l'apôtre s'appelle lui-même « l'ancien » « presbyteros » 2 Jean 1, 3 Jean 1.

2. H. Windisch trouve que Pierre l'apôtre a parlé ainsi, comme un des anciens, par l'esprit d'humilité, ne se distinguant pas d'eux. Et, Selwyn trouve que Pierre l'apôtre a écrit cela par sympathie pour ses lecteurs.

3. Bien que Pierre l'apôtre n'a pas vu les souffrances du Maître, il en est témoin en en voyant une part.

Sections de l'épître :

1. Le salut est les souffrances Chapitre 1

2. Notre relation avec le Christ, notre Roche Chapitre 2

3. Nos relations sociales en Seigneur Jésus Chapitre 2

4. Nos relations familiales en Seigneur Jésus Chapitre 3

5. Nos relations, en Seigneur Jésus, avec ceux qui nous ennuient Chapitre 3

6. La détresse et la vie de sainteté Chapitre 4

7. Nos relations ecclésiastiques, en Seigneur Jésus Chapitre 5

 

Chapitre I

 

L'apôtre parle, dans ce chapitre, du salut et des souffrances.

1. Salut d'Ouverture

2. Le Travail Salvateur de Dieu

Premièrement : L'amour de la Trinité pour nous

Deuxièmement : Les dons nouveaux de Dieu

3. Notre Position à Propos du Salut

Premièrement : La foi, l'espérance et l'amour

Deuxièmement : La lutte et le travail

+ + +

Salut d'Ouverture

« Pierre, apôtre de Jésus Christ, aux élus qui vivent en étrangers dans la dispersion, dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie et la Bithynie. » (verset 1)

« Pierre », qui est le nom dont le Seigneur l'a appelé (Jean 1 :42), et il s'appelle en Syrien « Céphas » ou « Kiphas » signifiant « pierre », désigne la foi qu'il a prononcée à propos du Seigneur Jésus…

« Apôtre de Jésus Christ » Là, il s'appelle lui-même apôtre, c'est-à-dire un des douze, non leur chef, mais un d'eux.

« aux élus qui vivent en étrangers dans la dispersion, dans le Pont, la Galatie… » Nous avons parlé de ces pays plus haut… Là, il les appelle étrangers et dispersés. Ceci convient à l'esprit de l'épître car elle est visée à des gens qui souffrent.

Ce fait d'être étrangers n'est pas basé seulement sur la courte durée de la vie, mais il est à un niveau plus élevé, qui est notre appartenance au Royaume célèste du Christ. Et, comme l'apôtre dit : « Car notre cité, à nous, est dans les cieux. » (Philippiens 3 :20)

Ce sentiment d'être étranger provenant non d'un regard pessimsite, désespéré, mais d'un regard merveilleux… qui est l'attachement aux choses célèstes, est la base de supporter les souffrances avec patience, et du refus des choses terrestres. Il est même la base de toute notre vie spirituelle.

Saint Jean El Dorgui a défini vivre en étranger, disant : « Vivre en étranger veut dire quitter pour toujours tout ce qui est sur notre terre comme affaire temporelle qui nous gêne à arriver au but de la vie spirituelle.

Vivre en étranger est une conduite humble… une sagesse invisible… une intelligence que la plupart ne connaissent pas… une vie cachée… un but invisible… une méditation non vue… un désir d'être humble… un désir de souffrir… une volonté continuelle d'aimer Dieu… un excès de charité… un refus de la gloire fausse.. un silence profond. »

Donc, vivre en étranger est une libération de l'âme humaine, avec toute son énergie, pour traverser par dessus les souffrances et les fatigues, pour devenir passionnée par l'amour de la Sainte Trinité.

Le Travail Salvateur de Dieu

Premièrement : L'amour de la Trinité pour nous :

Puisque l'épître est à propos de « la souffrance dans la vie du croyant », il fallait que l'Apôtre commence son discourt par « le Salut » que la Trinité nous offre d'un amour inexprimable, car la découverte de l'Homme de l'amour sacrifiant de Dieu est le fort motif pour supporter les souffrances volontier. Pour cela, il nous a parlé de :

1. L'amour du Père, annoncé dans Son choix de l'Homme.

2. L'amour du Saint Esprit, annoncé dans notre sanctification pour que nous devenions obéissants.

3. L'amour du Fils, annoncé dans la croix.

 

1. Notre choix par Dieu le Père : Car l'Apôtre a dit : « Qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l'Esprit, afin qu'ils deviennent obéissants, et qu'ils participent à l'aspersion du sang de Jésus Christ. » Verset 2

Dieu a annoncé son amour pour l'Homme en nous choisissant pour aller à son Règne… Ce choix a été mal compris par les Juifs fanatiques, car ils l'ont cru basé sur la préférence de Dieu d'un peuple ou d'une race particuliers, et sur l'acte de les faire suivre sa voie… Pour cela, l'Apôtre de la circoncision s'est engagé à parler de notre choix par le Père, en clarifiant ce qui suit :

a) Le choix est basé sur « la prescience de Dieu le Père » Cette prescience est autre que la volonté. Quant à la volonté, Il veut que tous soient sauvés, mais, par sa prescience, Il connaît ceux qui l'acceptent, croient en Lui et demeurent en Lui. Et, comme l'Apôtre le dit : « car ceux qu'il a connus d'avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l'image de son Fils. » (Romains 8 :29)

Sur la croix, le Fils a ouvert ses bras, annonçant l'invitation du Père à toute l'humanité… Mais le Père connaît ceux qui le suivent et obéissent à ses commandements, comme le Fils connaît ses brebis. (Jean 10 :14)

b) L'Apôtre là - comme Saint Augustine l'a dit - appelle les croyants choisis, pas parce que tous demeureront fermes dans ce choix jusqu'à la fin, mais parce que les choisis sont parmi les rangs des croyants.

c) Dans ce choix, il n'y a pas de privation de l'Homme de sa liberté et sa limitation à une conduite particulière, mais il est « la sanctification de l'Esprit, pour que [nous devenions] obéissants. », c'est-à-dire soumis au travail de l'Esprit du Seigneur, étant toujours obéissants.

Saint Augustin a étudié ce sujet et a dit : 'Saint Paul dit de Philémon : « J'aurais désiré le retenir auprès de moi, pour qu'il me serve à ta place, pendant que je suis dans les chaînes pour l'Evangile. Toutefois, je n'ai rien voulu faire sans ton avis, afin que ton bienfait ne soit pas comme f, mais qu'il soit volontaire. »'

Aussi, dans le livre de la Deutéronome : « Vois, je mets aujourd'hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal… Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité. » (30 :15,19)

De même, dans le livre du fils de Sira : « Lui-même a créé l'homme au commencement et l'a laissé à son propre conseil… Si tu le veux, tu peux observer les commandements, rester fidèle dépend de ton bon vouloir. Il a placé auprès de toi le feu et l'eau ; selon ton choix tu étendras la main. » (Siracide 15 : 14-17)

Nous lisons aussi dans le livre d'Isaïe : « Si vous avez de la bonne volonté et si vous êtes dociles, vous mangerez les meilleurs productions du pays ; mais si vous résistez et si vous êtes rebelles, vous serez dévorés par le glaive, car la bouche de l'Eternel a parlé. » (1 :19, 20)

Nous n'atteignons pas notre but sans la volonté. Mais nous ne pouvons pas accomplir le but sans recevoir l'aide divine.

2. La sanctification de l'Esprit, pour que nous devenions obéissants :

Le Père nous aime, alors, Il nous a choisis pour être à Lui. Et le Saint Esprit nous aime de l'amour-même du Père, car Il est l'Esprit du Père, et son travail est de nous sanctifier pour que nous devenions obéissants.

L'Homme seul ne peut pas se sanctifier, et ne peut pas lutter. Pour cela, Dieu nous a donné son Esprit comme aide. Pendant les mystères du Baptême et du Meiroun (l'huile sainte avec laquelle le prêtre fait le signe de la croix sur les differentes parties du corps de l'enfant, après le baptême), l'Esprit de Dieu a habité en nous et nous sommes devenus choisis pour Lui… Et, pendant le mystère du repentir et de la confession, nos péchés sont pardonnés… Pendant le mystère de l'Euchariste, nous demeurons fermes en Dieu… Aussi, l'Esprit nous offre ses travaux de piété comme l'amour, la joie, la paix, la douceur…

Par tout cela, l'Esprit nous sanctifie et nous aide à devenir obéissants et à persévérer.

3. « L'aspersion du sang de Jésus Christ » :

L'amour de Dieu, en nous choisissant, et sa sanctification de notre vie, Lui ont coûté un prix cher ! Le sang de Jésus Christ, pour le pardon de nos péchés, pour la guérison des maladies de nos âmes, et pour le testament de notre communion avec Lui !

Devant cet amour pratique et généreux, nous avons honte de murmurer à propos des souffrances, ou de nous plaindre des détresses, ou d'avoir peur de la mort !

« Que la grâce et la paix vous soient multipliées ! »

1. La grâce : c'est-à-dire ses grâces gratuites et ses bénédictions divines qui remplissent le coeur de paix.

2. La paix : Elle est basée sur la grâce de Dieu. Alors, l'âme réalise sa réconciliation avec Dieu, la source de sa paix et de son bonheur. Alors, elle se donne à Lui, dans une communion d'amour, et elle s'élève plus haut que les souffrances. Ceci reflète aussi de la paix avec les autres, même ceux qui nous ennuient… Car l'intérieur est fort et ferme, alors, l'extérieur ne se trouble pas !

Deuxièmement : Les dons nouveaux de Dieu :

L'Apôtre nous décrit la grandeur de Ses dons gratuits, dont nous jouissons à cause du mérite de Son sang. Il dit : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés » Verset 3

Tu es béni, Dieu le Père, car Tu nous as donné, par Ta riche miséricorde, le don le plus précieux… Tu nous a donné une régénération par le baptême ! Cette régénération sur la fondation de laquelle toute notre adoration de Toi est construite ! Car Tu nous a donné :

1. La régénération par laquelle nous avons été retranchés de l'olivier sauvage, et nous avons été greffés dans le nouvel olivier. (Romains 11 :22) Notre Homme ancien fut crucifié, et il nous a été donné de devenir une nouvelle création. (2 Corinthiens 5 :17) « non à cause des oeuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le bain de la régénération et le renouvellement du Saint Esprit. » (Tite 3 :5)

Comme Saint Didimus l'Aveugle dit : 'Quand nous sommes plongés dans les fonts baptismaux, par l'excès de la bonté de Dieu le Père, et la grâce de son Esprit Saint, nous sommes dénués de nos péchés. Car, nous nous débarassons de notre Homme ancien, nous nous renouvelons, et nous devenons marqués comme sa propriété personnelle, par son pouvoir. Mais, quand nous sortons des fonts baptismaux, nous portons Christ notre sauveur comme une robe qui ne s'use jamais, et qui mérite l'honneur-même du Saint Esprit ; le Saint Esprit qui nous a renouvelés et qui a payé notre prix par sa marque.

2. Une nouvelle espérance : car l'Apôtre continue : « pour une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts. » Verset 4

Les regards - dans l'Ancien Testament - se fixaient sur la terre promise, et sur les bénédictions temporelles, comme symbôles de la Jérusalem célèste et ses bénédictions éternelles, en faisant allusion aux choses éternelles autant que leurs yeux pouvaient voir. Quant à maintenant, après que nous avons eu la régénération d'un Père célèste et d'une mère célèste (l'Eglise), il n'est pas convenable pour nous d'avoir de l'espérance dans les choses temporelles.

Cette nouvelle espérance est basée sur la résurrection du Seigneur d'entre les morts, car nous avons eu les membres de son corps secret, c'est-à-dire, nous ôtons toute espérance temporelle, aspirant, avec une espérance vivante, à l'héritage éternel.

Celle-ci est une espérance vivante, car elle a comme source un coeur vivant qui déborde, à jamais, de la vie d'amour qui ne finit jamais !

3. Un héritage éternel : Celui qui est né de la chair, s'attend à un héritage matériel. Mais, celui qui est né de l'Esprit, son coeur s'attache à un héritage spirituel. « Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ. » (Romains 8 :17)… Et, quels sont les caractéristiques de cet héritage spirituel ?

« Pour un héritage qui ne peut ni se corrompre » car il n'est pas un héritage terrestre mais célèste.

« ni se souiller » car il diffère de l'héritage terrestre qui peut être pris par force, par malice ou par détournement… Il peut aussi être dépensé dans de mauvaises dépenses.

« ni se flétrir » car sa beauté ne s'en va pas, et il ne perd pas sa splendeur.

« Il vous est réservé dans les cieux » car il est le sujet de l'intérêt de Dieu et de sa garde ; Il le réserve pour vous, c'est-à-dire pour tout Homme. Nous ne nous désespérons donc jamais, car Il a préparé les cieux pour nous, malgré le degré de bassesse que nous avons atteint…

Et, comme Saint Jean Chrysostome dit : 'Considérez comment notre nature s'est baissée, puis s'est élevée ? ! L'Homme ne pouvait s'abaisser plus qu'au degré où il est tombé, et il est impossible de s'élever plus haut qu'où Christ s'est élevé (et nous a éleves avec Lui).

Aujourd'hui (jour de l'ascension du Seigneur) notre nature a été élevée plus haut que celle de toute créature !

4. Une nouvelle puissance : « à vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps ! » Verset 5

La main divine qui réserve l'héritage est celle qui nous garde, nous, prêts à recevoir l'héritage, car elle nous présente toute possibilité pour que nous soyons sanctifiés pour les noces célèstes, qui annoncent le grand jour du Seigneur.

Notre Attitude Envers le Salut

Bien que Dieu nous présente toute possibilité pour notre salut, nous ne jouirons point de marcher sur la voie du salut sans y faire part nous-mêmes par notre volonté (intention) et notre travail…

Cette participation de notre part ne diminue pas le travail salvateur de Dieu, ni n'annule sa gratuité, ni ne pousse au pharisaïsme… Car, nous croyons que notre foi, notre espérance, notre amour, et nos travaux, malgré leur nécessité - car, sans eux, nous sommes privés du salut - ne proviennent pas de nous-même. Mais, ils sont un don de Dieu qu'Il offre à ceux qui persévèrent et qui gagnent [le Royaume de Dieu], un don qui qui est basé sur le mérite du sang du Christ.

Il n'y a point de justification pour un homme sans la foi, l'espérance et l'amour (les actes de l'amour), et il n'y a point de bénéfice des actes puissants de Dieu pour notre salut, sans eux. Quel est donc notre devoir?

1. La foi: "C'est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu'il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l'épreuve de votre foi, plus précieuse que l'or périssable (qui cependant est éprouvé par le feu), ait pour résultat la louange, la gloire et l'honneur, lorsque Jésus Christ apparaîtra." (Versets 6,7)

Comme l'Apôtre parle de notre devoir et de notre position envers notre salut précieux, il nous demande d'avoir la foi pratique:

a) Une vie pleine de joie: Car la foi dans le Seigneur notre Sauveur enflamme dans l'âme une joie que les souffrances ou les tentations ou n'importe quelle circonstance extérieure n'éteint pas. Réjouissons-nous et soyons heureux avec notre mère, la Vièrge, disant: "mon esprit se réjouit en Dieu, mon sauveur." Et, disons avec le Psalmiste, dans son repentir, "Rends-moi la joie de ton salut."

b) Une vie pleine de tentations: "puisqu'il le faut, vous soyez attristés", car les tentations ne sont pas une chose secondaire dans la vie du croyant, mais elles sont obligatoires, car, à travers elles, le croyant est en communion avec le Seigneur souffrant. Et, il n'est pas exposé à une ou deux tentations, mais a des tentations variées, portant la croix, comme Simon de Cyrène, avec le Seigneur Jésus.

Ces souffrances sont aisées, car notre temps comme étrangers, quoiqu'il puisse être long, est court en comparaison avec l'éternité.

Cette endurance augmente notre foi, car nous la recevons, par la lutte, des mains de la grâce divine… Pour cela, notre endurance n'annule pas la gratuité du salut, et ne provoque pas en nous un sentiement de notre propre vertu, mais de la vertu de Dieu.

2. L'espérance: "ait pour résultat la louange, la gloire et l'honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra." (Verset 7)

L'espérance soutient le croyant pendant les tentations, car il élève son regard vers le grand jour du Seigneur, pour voir:

a) La louange du Seigneur pour sa propre persévérence jusqu'à la fin. "Celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé." (Matthieu 24:13)

b) La gloire devant ses frères qui partagent avec lui la Jérusalem Céleste.

c) L'honneur, car il mérite de s'unir à l'Epoux céleste et glorieux.

3. L'amour: "Vous l'aimez sans l'avoir vu, vous croyez en lui sans le voir encore, vous réjouissant d'une joie merveilleuse et glorieuse." (Verset 8)

Bien que nous ne voyons pas ce que sera notre état, et ce qui nous arrivera, nous croyons, espérant la gloire éternelle. Pour cela, nous aimons Dieu, joyeux et réjouis de ce qu'Il fait pour nous.

Nous sommes l'apparition de Jésus Christ, car notre corps corrompu porte l'incorruption, et notre âme voit son Epoux face à face… Voici le but de notre foi "le salut des âmes."

Comme dit Saint Augustin: [Paul l'Apôtre dit aussi que nous sommes sauvés par notre purification par la régénération. Pourtant, il dit, ailleurs: "Car c'est en espérance que nous sommes sauvés. Or, l'espérance qu'on voit n'est plus espérance: ce qu'on voit, peut-on l'espérer encore? Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l'attendons avec persévérance." (Romains 8:24, 25)]

Dans le même but, son collègue dans l'apôstolat, Pierre, dit: "vous croyez en lui sans le voir encore, vous réjouissant d'une joie merveilleuse et glorieuse, parce que vous obtiendrez le salut de vos âmes pour prix de votre foi." (Verset 9)

Le temps présent est le temps de la foi, et le prix de la foi est le salut de nos âmes - cette foi où nous agissons avec amour (Galates 5:16). Qui doute que le jour aura une fin? Et, à sa fin, nous aurons le prix qui n'est pas seulement le salut de nos corps dont Paul l'Apôtre a parlé (Romains 8:23), mais aussi le salut de nos âmes, comme a dit Pierre l'Apôtre…

Le temps présent finira. Donc, il s'agit là de l'espérance plus que d'obtenir la récomponse.

Mais il faut que nous nous rappelions de ceci: que notre homme intérieur - c'est-a-dire, notre âme - se renouvelle de jour en jour. (2 Corinthiens 4:16). Pour cela, en attendant l'immortalité du corps et le salut de nos âmes au futur, nous, par la promesse que nous obtenons là, nous disons que nous sommes sauvés. Ceci est de sorte que nous voyons la connaissance de toutes les choses que le Fils Unique a entendu du Père comme des choses que nous espérons avoir, au futur, bien que le Maître les a annoncées comme si elles nous ont été déjà données.

Cet amour des cieux et ce désir du salut éternel est:

a) L'objet de la prophétie des prophètes.

b) L'objet de la prédication de l'Evangile.

c) L'objet de l'émerveillement des célestes.

a) L'objet de la prophétie des prophètes: Par l'amour, ils ont désiré l'éternité, alors le Saint Esprit, "l'Esprit du Christ", leur a donné de prophétiser à propos du salut, car l'Apôtre dit: "Les prophètes, qui ont prophétisé touchant la grâce qui vous était réservée, ont fait de ce salut l'objet de leurs recherches et de leurs investigations; ils voulaient sonder l'époque et les circonstances marquées par l'Esprit du Christ qui était en eux et qui attestait d'avance les souffrances de Christ et la gloire dont elles seraient suivies." (Versets 10,11)

Ils en ont fait l'objet de leurs recherches et de leurs investigations… Ceci est la preuve de l'amour.

L'Esprit du Christ leur a donc donné de faire témoignage à l'Eternité (la gloire), liée aux souffrances du Christ, car il n'y a point de salut sans l'effusion de sang.

La croix était l'objet des symboles et des prophéties… Les pères et les prophètes s'y sont attachés après l'avoir vue de loin, puisque le Seigneur dit: "Abraham, votre père, a vu mon jour et s'est réjouis."

Ils ont vu, d'une façon qui dépasse leur compréhension (Daniel 12:8,9). Ils ont vu les souffrances… l'Apôtre a dit "les souffrances" au pluriel pour montrer leur dureté et leur abondance, et "la gloire", aussi au pluriel (en arabe), car plus les souffrances sont abondantes plus la gloire augmente… Là, l'Apôtre excite secrètement dans l'âme le désir de supporter les souffrances du Christ, et de ne pas les considérer excessives, car elle (l'âme) désire aussi faire part à la gloire impossible à décrire… Telle est la signification de l'amour vrai.

b) Objet de la prédication de l'Evangile:

Si les prophètes, pendant les ombres et les prophéties, ont aimé le Seigneur et ont désiré voir la croix du Seigneur et Sa gloire, combien convient-il que nous, nous L'aimions, puisque tout ceci est pour nous?!

" Il leur fut révélé que ce n'était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu'ils étaient les dispensateurs de ces choses, que vous ont annoncées maintenant ceux qui vous ont prêché l'Evangile par le Saint-Esprit envoyé du ciel."

L'accomplissement des temps, dont nous sommes prêchés et dont nous prêchons, et que les prophètes ont désiré entendre et voir, est venu.

Là, l'Apôtre dit des prophètes qu' "ils étaient les dispensateurs de ces choses", c'est-à-dire que prêcher cela n'était pas un sujet d'orgueil pour eux, mais c'était du service et de l'humilité.

c) L'objet de l'émerveillement des célestes:

"dans lesquelles les anges désirent plonger leurs regards" (Verset 12)

+ L'amour est un caractéristique des anges aussi. Pour cela, ils désirent plonger leurs regards dans le salut de l'homme… Et, ce désir n'est pas par curiosité, mais par communion avec l'homme et par impatience de voir son repentir et son retour. (Luc 15:10)

+ Ce que le Seigneur a fait avec nous et l'objet de l'émerveillement des anges et de leur louange du Créateur.

Deuxièmement: La lutte et le travail:

Tout en plongeant nos regards dans le salut que Dieu nous offre, en y ayant de la foi, en espérant l'héritage et en aimant la vie éternelle, que faut-il que nous fassions?

1- "C'est pourquoi, ceignez les reins de votre entendement, soyez sobres."

Il est comme si l'Apôtre éveille l'épouse qui va rencontrer son Epoux, en lui répétant l'appel "soyez sobres" trois fois (4:7, 5:8), pour qu'elle soit toujours prête pour son Epoux, ceignant les reins de son entendement!

a) L'Apôtre a pris cette métaphore du fait que les voyageurs, puisque leurs habits étaient longs, ceignaient leurs reins pour que leurs vêtements ne les gènent pas.

b) Aussi, peut-être il l'a choisie comme référence au fait que l'homme relève ses manches sur ses bras quand il se plonge dans une réflexion profonde à un sujet important.

c) Aussi, peut-être il l'a choisie parce que les pêcheurs sont habitués à ceigner leurs reins quand ils plongent dans l'eau jusqu'aux genoux.

Alors, que nous ceignions nos reins par la vertu, veillant, dans une vie sainte, imitant notre Epoux.

Pape Athanasius l'Apostolique dit: [Que nous ceignions les reins de notre entendement, imitant notre Sauveur Jésus Christ, dont il a été écrit: "La justice sera la ceinture des ses flancs, et la fidélité la ceinture de ses reins." (Esaïe 11:5)]

2- "Et ayez une entière espérance dans la grâce qui vous sera apportée, lorsque Jésus-Christ apparaîtra." (Verset 13)

Si on veille sans espérance, on finit par se fatiguer… Pour cela, il faut que notre espérance soit entièrement dans la gloire (la grâce) qui nous sera apportée, lorsque notre Seigneur apparaîtra.

Que le Seigneur soit notre espérance (1 Thessaloniciens 1:3), et que Son apparition soit toujours devant nos yeux, car Il n'est pas loin de nous, mais Il nous est apporté, et, dans le texte grec, ceci veut dire qu'Il est sur la route vers nous, pour que nous L'ayons.

Et, que notre espérance soit "entièrement" dans la vie éternelle, c'est-à-dire, qu'elle y soit complètement et avec maturité. Car, comme Saint Jean Chrysostome dit: [L'espérance, sûrement, ressemble à une corde forte, suspendue des cieux pour aider nos esprits, et qui lève celui qui y tient fermement plus haut que ce monde et plus haut que les tentations de cette méchante vie. Si l'homme est faible et il lache cet ancre saint, il tombe tout de suite et étouffe dans le gouffre du mal.]

3- "Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, que vous étiez dans l'ignorance." (Verset 14)

C'est-à-dire, plongeons nos regards dans la vérité de notre rang: que nous sommes les enfants d'un Père Céleste, parfaitement bon… Donc, comme des enfants obéissants, ne nous conduisons plus comme quand nous étions dans l'ignorance.

Et, comme Saint Augustin dit: [Nous avons deux parents qui nous ont enfantés sur terre pour souffrir puis mourir. Mais, nous avons trouvé deux autres parents. Dieu est notre père et l'église est notre mère qui nous ont enfantés pour la vie éternelle.

Méditons, mes bien-aimés: de Qui sommes-nous devenus les enfants? Conduisons nous comme il convient à un Père comme cela…

Nous nous avons trouvé un Père aux cieux. Alors, il nous faut faire attention à notre conduite sur terre. Car, celui qui est relié à un Père comme Lui doit se conduire d'une façon par la quelle il méritera l'héritage.] Et, quelle conduite nous convient-t-elle?

"Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu'il est écrit: Vous serez saints, car je suis saint. Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l'oeuvre de chacun, sans favoritisme, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour sur la terre." (Versets 15, 16 et 17)

L'Apôtre nous a expliqué: quel doit être notre conduite, sa source, son motif et ses domaines…

a) Notre conduite est la sainteté, c'est-à-dire l'amour de ce qui est divin et la haine du péché…

b) Son motif: Premièrement: de marcher d'une manière digne de la vocation qui nous a été addressée.

Deuxièmement: Comme des enfants obéissants, de nous soumettre à la volonté du Père Saint. Et comme le savant Tertullien dit: [La volonté de Dieu est notre sanctification (1 Thessaloniciens 4:3) Car Il veut que nous, Son image, soyons à Sa ressemblance, pour que nous soyons saints comme Lui Il est saint. (Lévitique 11:44)]

Troisièmement: L'Apôtre nous met face à face avec le jugement, comme motif pour vivre la vie de la sainteté et de la piété.

c) Sa source: Dieu le saint, qui est notre Père. Voici toute la Chrétienté: de réaliser la paternité de Dieu à nous, et d'en jouir. Cette paternité n'est pas basée sur le favoritisme, mais elle est basée sur la pitié de Dieu et sa justice, car "[Il] juge selon l'oeuvre de chacun, sans favoritisme." Donc, il ne faut pas se désespérer, car Il est notre Père, et il ne faut pas être imprudents car Il est Juge. Il est un Père juste et un juge, plein de tendresse.

En disant cela, l'Apôtre de la circoncision a enlevé l'idée juive fausse que Dieu traite avec favoritisme leur race, aux dépends de l'humanité et aux dépends de Sa justice.

d) Ses domaines: "dans toute votre conduite", et, en grec, ceci veut dire dans le trajet de la vie, et la conduite. C'est-à-dire, dans chaque action: dans le silence comme dans la parole, dans les pensées secrètes comme dans le travail connu… Que tout ce qui est en nous soit "saint pour le Seigneur."

4- La Méditation sur la grandeur du Salut:

S'il nous faut veiller, avoir l'espérance, l'obéissance, la sainteté et la conduite dans la crainte de Dieu, nous supportons en tout cela des souffrances et des peines que nous acceptons volontier. Quant à ce qui nous incite à faire cela, c'est notre méditation continuelle sur la grandeur du salut, car il est:

a) Plus précieux que l'argent et l'or!

b) Une rédemption éternelle!

c) Il confirme notre foi et notre espérance dans le Père!

d) Il nous donne la possibilité de la purification

e) Il nous a donné la régénération

 

a) Plus précieux que l'argent et l'or:

"Vous savez que ce n'est pas par des choses périssables, par de l'argent ou de l'or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut et sans tache." (Versets 18, 19)

On payait, autrefois, de l'argent ou de l'or comme rançon pour les prisonniers de la guerre, ou pour se libérer de l'esclavage. Mais, le Seigneur n'a pas payé de ce prix pour notre rédemption de notre vaine manière de vivre où nous étions prisonniers. Mais, Il a offert du Sang Précieux, des souffrances et des peines que le Fils de Dieu supporta, et qui se sont terminées par la honte de la croix!

Il a offert un Sang Précieux, comme d'un agneau sans défaut. L'agneau est le plus pur des bétails (Exode 12:5, Deutéronome 28:3). Pour cela, l'agneau de l'offrande était un symbole du Christ Saint qui est sans péché. (Hébreux 7:26, Jean 1:29).

Et, comme dit le savant Tertullien: [Vous avez été achetés par un prix, c'est-à-dire par le Sang. Vous avez été arrachés de l'empire du corps pour glorifier le Seigneur dans vos corps.]

La méditation sur la croix du Seigneur fait que l'âme désire la souffrance, et renonce à la richesse du monde, et elle l'incite à chercher la richesse éternelle. Et, comme dit Saint Ambroise: [Donc, la croix du Seigneur est ma sagesse! La mort du Seigneur est mon salut! Car nous sommes sauvés par son Sang Précieux, comme dit Pierre l'Apôtre.]

Il parle aussi aux riches, pour qu'ils méditent sur ce prix, disant: [Que personne ne croit qu'un prix différent a été payé pour elle, parce qu'elle est riche. La richesse, à l'église, est la richesse de la foi, car le croyant a toute la richesse du monde. Pourquoi s'étonner de ces mots, puisque le croyant possède l'héritage du Christ, qui est plus précieux que le monde entier?!

Il a été dit à tous, non aux riches seulement: vous avez été rachetés par le sang précieux.

Donc, si vous voulez être riches, obéissez à celui qui dit: "Soyez saints dans toute votre conduite"…

Il dit: "Conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour sur la terre", pas conduisez-vous avec luxe ou opulence, ni avec orgueil, mais avec "crainte".

Vous avez ici, sur terre, un temps qui n'est pas éternel. Utilisez-le donc comme des passagers qui en sortiront sûrement.]

b) Une rédemption éternelle:

"prédestiné avant la fondation du monde, il fut manifesté à la fin des temps, à cause de vous." (Verset 20)

Méditons sur Son amour sempiternel. Car, cet acte de rédemption n'est pas nouveau, mais il est avant notre création, même avant la création du monde, avant le temps, le plan de Dieu est préparé pour l'homme qui est désobéissant, pour payer pour lui le prix de sa désobéissance.

Voici le sujet du plaisir des vrais croyants: de réaliser l'amour donnateur de Dieu pour eux. Ceci les incite à embrasser la croix, et à la porter avec joie, par le Seigneur Jésus.

c) Il confirme notre foi et notre espérance dans le Père:

"par lui, vous croyez en Dieu qui l'a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu." (Verset 21)

Peut-être l'Apôtre a-t-il eu peur de l'hérésie que Philion l'Alexandrien a prêchée après cela. Il a prêché l'existence de deux Dieux: le Dieu de l'Ancien Testament qui est dur et punit les pécheurs et les fait mourir, et le Dieu du Nouveau Testament qui est doux et les traite avec douceur. Pour cela, l'Apôtre affirme que ce que le Fils a fait était en obéissant au Père. Notre foi et notre espérance dans le Christ sont dans Dieu le Père, non séparées de Lui.

Le Christ a obéi au Père, et "Il a appris, bien qu'il soit Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes." (Hébreux 5:8), se soumettant à la volonté du Père. Il s'est dépouillé Lui-même, s'est incarné, a souffert et est ressuscité et a pris la gloire qui est à Lui, par la volonté du Père qui est une avec la volonté du Fils.

d) Il nous donne la possibilité de la purification:

"Ayant purifié vos âmes en obéissant à la vérité pour avoir un amour fraternel sincère, aimez-vous ardemment les uns les autres, de tout votre coeur." (Verset 22)

Méditons sur la grandeur de ce salut qui ne prive pas l'homme de sa liberté mais lui demande de travailler: "Ayant purifié vos âmes", car il n'y a point de salut pour un homme qui ne purifie pas son âme.

Cette purification a lieu en obéissant à la vérité par l'Esprit, c'est-à-dire, en obéissant au Christ Jésus par l'Esprit Saint.

L'obéissance est volontaire, car nous soumettons notre volonté à la volonté du Christ. Alors, Son intention travaille en nous. Et, l'obéissance a besoin de la lutte et du travail. Mais, notre support en cela est Son Esprit Saint!

Cette obéissance se résume dans l'amour fraternel, car il est l'intention du Seigneur Jésus, et il est Son commandement… Pour cela, l'Apôtre dit:

"pour avoir un amour fraternel" où le coeur peut contenir toute l'humanité, sans distinction ni favoritisme.

"sincère" car il ne provient pas du motif d'avoir une bonne apparence, mais, d'un amour qui vient de l'intérieur.

"de tout votre coeur", purifié par le Saint Esprit, et devenu pur dans ses intentions.

"ardemment", car il suit l'exemple de l'amour du Christ, qui est mort pour nous.

e) Il nous a donné la régénération:

"Puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu. Car toute chair est comme l'herbe. L'herbe sèche, et la fleur tombe, mais la parole du Seigneur demeure éternellement. Et cette parole est celle qui vous a été annoncée par l'Evangile." (Versets 23, 24 et 25)

Le propos de l'Apôtre est concentré sur "la régénération"… car, à travers elle, nous jouissons de la grandeur du salut, et, à travers elle, nous obtenons le droit d'avoir l'héritage, et, à travers elle, nous passons par les souffrances et la peine avec la joie du coeur.

Là, il compare la régénération spirituelle à la régénération physique. La régénération spirituelle est par une semence incorruptible, et sa source est la parole vivante et permanente de Dieu. Par ces mots, il veut dire:

1- "Le Logos" ou, la Parole Incarnée, car, par Sa croix, Sa sépulture et Sa résurrection, il nous a été donne d'être enterrés avec Lui, par le baptême, et de ressusciter, revêtant le Christ (Galates 3:27).

2- La parole de l'Evangile "Qui vous a été annoncée", et qui tourne autour de la croix, sans laquelle la régénération céleste est impossible. Et, comme Saint Ambroise dit: [Car l'eau, après être sanctifiée par le mystère de la croix du salut, devient convenable pour être utilisée dans les fonts baptismaux et dans la coupe du salut. Car, comme le prophète Moïse a jetté le bois dans cette source, de même, le prêtre prononce le témoignage de la croix du Seigneur sur les fonts baptismaux, alors l'eau devient douce à cause de l'action de la grâce.]

 

Chapitre II

 

Ayant terminé son discours sur le salut par la régénération, l'Apôtre nous parle maintenant de nos responsablilités comme enfants de Dieu.

1. L'aspect négatif

2. L'aspect positif

Premièrement: S'attacher à la mère

Deuxièmement: S'attacher au Seigneur,

La pierre vivante

Troisièmement: Tenir à la conduite active

3. Notre conduite, dans la société, comme enfants de Dieu.

Premièrement: Se soumettre aux lois du pays

Deuxièmement: L'honnêteté dans le service

 

1. L'Aspect Négatif

"Rejetant donc toute méchanceté et toute ruse, la dissimulation, l'envie, et toute médisance." (Verset 1)

Ayant reçu une régénération céleste, il convient que nous rejettons toutes les actions de l'homme ancient et tous ses désirs, comme on rejette un chiffon souillé que ne peut point supporter l'homme nouveau, créé comme il plaît à Dieu, dans la piété et la sainteté de la vérité.

Rejettons donc toute méchanceté, c'est-à-dire manque de fidélité (1 Corinthiens 5:8), car elle est un des caractéristiques de l'ennemi du bien (le diable) et des païens qui résistent l'Esprit de Dieu (Romains 1:29), et qui font le mal et offensent intentionellement.

Et, rejettons toute ruse, étant comme notre Père qui est simple, qui est sans déception ni manières non intègres. Ainsi, nous retournerons à la simplicité de l'enfance dans notre adoration et dans notre prédication, et nous deviendrons les enfants du Royaume (Matthieu 18:3)

Et, rejettons la dissimulation, ne portant point les habits pharisiens faux, mais cherchant la gloire secrète, comme une épouse qui se pare pour son époux, seul.

Et, rejettons l'envie, où l'homme cherche l'échec de son frère. C'est ce motif qui a poussé le diable à attaquerAdam, et qui a fait que les juifs ont délivré le Seigneur Jésus à la croix.

Et, rejettons la médisance, où l'homme insulte son frère publiquement, et le déprécie. Elle est le troisième degré de la colère, car les saints divisent la colère en: une colère interne - une colère accompagnée d'un mot qui l'exprime, comme "Raca" (stupide), ou d'un mot de médisance, comme "Insensé".

2. L'Aspect Positif

Premièrement: S'attacher à la mère

"Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut." (Verset 2)

Le début de l'aspect positif est que le croyant se rende toujours compte qu'il est comme un nourrisson, "nouveau-né", que rien n'occupe que les seins de sa tendre mère. Il désire donc le sein de sa mère et se jette sur lui.

L'avantage du lait de l'église mère est qu'il est spirituel, vivifiant, qui nous donne de croître toujours: "afin que par lui vous croissiez".

Notons que le mot "spirituel", dans la langue grecque, est dérivé de "Logos", c'est-à-dire "La Parole", c'est-à-dire le lait que le Seigneur Jésus, la Parole de Dieu, donne, dans son église.

Et, de quoi l'église nous allaite-t-elle?

+ Saint Clément (Eklimandos) l'Alexandrien dit: [C'est le lait de l'amour! Heureux est celui qui en est allaité! Il existe en hivers et en été… Il n'a besoin ni d'être chauffé ni d'être refroidi. Mais, il est un lait prêt.]

+ Ce lait est l'enseignement spirituel pur, que nous avons reçu de génération en génération, sans philosophie ni embellissement, mais où il y a l'Esprit et la vie, que les Saints ont connu, à travers les générations.

+ Il est les rites vivants qui rafraichissent l'âme, alors elle aide le corps et l'esprit dans l'adoration.

+ Il est les intercessions et les prières des saints, qui nous aiment.

Deuxièmement: S'attacher au Seigneur, la Pierre Vivante:

"Si vous avez goûté que le Seigneur est bon. Approchez-vous de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu." (Versets 3 et 4)

La conjonction "si" ne signifie pas le doute, mais l'affirmation, c'est-à-dire: "Ayant goûté que le Seigneur est bon…"

Celui qui a goûté que le Seigneur est bon s'approche de Lui, pour Le trouver une pierre vivante…

Peut-être Pierre s'est-il rappelé du nom dont le Seigneur l'a appelé, qu'il est "Pierre ou Céphas", c'est-à-dire un roc, le jour où il avait déclaré sa foi en le Seigneur Jésus… Là, Pierre montre que le Seigneur Jésus est le roc ou la pierre vivante sur laquelle l'église est bâtie.

Le martyr Cyprien dit que Christ fut appelé "la pierre" car, dans Esaïe, il est écrit: "Voici, j'ai mis pour fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée; celui qui la prendra pour appui n'aura point hate de fuir." (Esaïe 28:16)

Aussi, dans Psaume 117: "La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissent est devenue la principale de l'angle."

Et, dans Zacharie: "Car voici, pour ce qui est de la pierre que j'ai placée devant Josué, il y a sept yeux sur cette seule pierre; voici, je graverai moi-même ce qui doit y être gravé, dit l'Eternel des armées; et j'enlèverai l'iniquité de ce pays, en un jour." (3:9)

Et, dans Deutéronome: "Tu écriras sur ces pierres toutes les paroles de cette loi, en les gravant bien nettement." (27:8)

Aussi, dans Josué, fils de Nun : " Il prit une grande pierre, qu'il dressa là sous le chêne qui était dand le lieu consacré à l'Eternel. Et Josué dit à tout le peuple : Voici, cette pierre servira de témoin contre nous, car elle a entendu toutes les paroles que l'Eternel nous a dites ; elle servira de témoin contre vous, afin que vous ne soyez pas infidèles à votre Dieu. " (24 : 26, 27)

Il est la pierre mentionnée dand Genèse, que Jacob a mise sous sa tête, car Christ est le chef de l'homme. Et quand il s'endormit, il vut une échelle arrivant jusqu'aux cieux, où le Seigneur se trouve, et les anges montant et descendant…

Il est la pierre mentionnée dans Exode sur laquelle Moïse s'assit, au sommet de la colline, quand Josué, fils de Nun, était en train de combattre Amalek. Et, par le mystère de la pierre sacrée, et la fermeté de laquelle il s'est assis dessus, Amalek fut vaincu par Josué, comme le diable fut vaincu par le Christ.

Il est la grande pierre mentionnée dans 1 Samuel, où l'arche de l'alliance fut mise quand les vaches l'ont apportée sur le char, les étrangers l'ayant retournée.

Il est aussi la pierre mentionnée dans 1 Samuel, avec laquelle David frappa la tête de Goliath et le tua, comme signe de la défaite du diable et de ses serviteurs dont le front n'est pas marqué " du nom du Christ ", cette marque qui donne la sécurité et la vie pour toujours.

Il est la pierre que Samuel dressa quand ils triomphèrent contre les étrangers, et l'appela " pierre du secours ", c'est-à-dire, qui donne le secours.

Le Seigneur Jésus est la pierre par laquelle nous vainquons le diable, et, Il est la pierre vivante de laquelle nous nous approchons. Bien que l'Apôtre parle aux croyants, il ne dit pas " vous vous êtes approchés ", mais " Approchez-vous ", car il nous convient de persévérer, en luttant toujours pour nous approcher de Lui, jusqu'au dernier souffle.

Et, Il est la pierre vivante, c'est-à-dire pleine d'amour, et qui n'est pas inerte… Approchons nous de Lui, non par une adoration inerte, mais dans l'amour, en Lui parlant et en L'écoutant nous parler, en Le blâmant et en écoutant Son blâme. Découvrons-Lui tout ce qui est dans notre coeur, car Il ne se tient pas inerte devant notre faiblesse.

" Et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. " (Verset 5)

Car, comme Lui Il est la pierre vivante, nous sommes édifiés sur Lui comme des pierres vivantes. Comme Il est vivant, nous vivons par Lui. (Jean 14 :19)

Nous sommes devenus une maison spirituelle, une habitation de Dieu, en Esprit (Ephésiens 2 :18-21) Nous remarquons à propos de cette maison :

1. Qu'elle est une seule maison, qui n'est pas divisée contre elle-même, mais qui est liée par le lien de l'amour qui dépasse le temps et le lieu. Tous les rangs des apôtres, des martyrs, des anachorètes, des adorateurs et des disparus sont des pierres vivantes. Sainte Marie prie pour nous, les luttants, comme étant d'autres pierres vivantes. Et, nous aussi, nous prions pour et nous aimons les générations qui viennent.

Saint Hermas vut, dans une de ses visions, l'Eglise Victorieuse comme un bâtiment, car plusieurs pierres ont été transportées de la terre, et ont été mises l'une près de l'autre, et se sont unies tel que les lignes des rangs sont devenues sans distinction, et ces pierres sont devenues une tour, comme si elles étaient une seule pierre.

2. Hermas vut aussi que plusieurs pierres ont refusé de faire partie du bâtiment. Ces pierres sont celles qui ont dépendu d'elles-mêmes, et qui ont cru qu'elles sont capables d'être fondées sur le Christ hors de l'Eglise. Alors, elles ont quitté l'esprit des pères, et ont refusé leurs enseignements, et elles ont voulu être indépendantes. Alors, elles sont sorties hors de la maison spirituelle.

" Un saint sacerdoce ", car il nous a été donné de présenter des sacrifices spirituels, venant du fond de nos coeurs, comme dit le Savant Tertullien : [Ce sacrifice vient de tout le coeur, se nourrit de la foi et fait attention à la vérité. Il entre avec innocence et pureté, avec chasteté, il se pare de l'amour.

Et, il faut que nous gardions ce sacrifice par la grandeur des bonnes oeuvres, en offrant des psaumes et des louanges sur l'autel de Dieu pour obtenir toute chose de Lui.]

Ces sacrifices sont offerts par tous les croyants. Mais il y a des prêtres choisis pour la prêtrise, comme il est écrit dans l'Epître de Saint Jacques 5, et auxquels Paul l'Apôtre a déterminé les conditions.

Quels sont les sacrifices spirituels acceptables à Dieu par Jésus Christ ?

1. Sacrifier la volonté humaine, ou le "Moi"… Ce sacrifice est le plus beau… L'homme lève la main, avec la croix, comme si elle était un couteau spirituel, et il sacrifie sa volonté personnelle et ses désirs qu'il a, comme Abraham a levé le couteau pour sacrifier Isaïe. Et, comme Isaïe est retourné vivant… il est aussi retourné le fils de la bénédiction et de la promesse. De même, nous sacrifions notre volonté par la croix, mais nous ne devenons pas sans volonté, mais la forte volonté du Christ et les désirs du Christ et la pensée du Christ nous revient. Alors, nous chantons avec l'Apôtre, disant : " J'ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis ". J'ai crucifié le " Moi " pour que ce soit " Christ qui vit en moi. " (Galates 2 :20)

2. Le sacrifice de l'humilité devant Dieu et les hommes. Et comme le psalmiste dit : " Si tu avais voulu des sacrifices, je t'en aurais offert ; Mais tu ne prends point plaisir aux holocaustes. Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé : O Dieu ! tu ne dédaignes pas un coeur brisé et contrit. " (Psaume 51 : 18, 19)

3. Sacrifices des bonnes oeuvres. Comme dit l'Apôtre : " Et n'oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c'est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir. " (Hébreux 13 :16) Et le psalmiste dit : " Offrez des sacrifices de justice. " (Psaume 4 :6)

Il y a, dans la bienfaisance et la justice, de la renonciation, de la privation et du sacrifice… On porte la croix. Donc, Dieu trouve la bienfaisance, à travers la croix du Seigneur, comme un sacrifice de justice qui est acceptable à Lui.

4. Les sacrifices des souffrances et de la peine à cause du Seigneur, comme dit l'Apôtre : " Qui nous séparera de l'amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse… selon qu'il est écrit : C'est à cause de toi qu'on nous met à mort tout le jour, qu'on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. " (Romains 8 :35, 36)

5. Le sacrifice du corps, car le croyant ne voit pas le corps-même comme ennemi, mais, au contraire, il lui faut, comme dit l'Apôtre, l'aimer, le nourir et le faire croître. (Ephésiens 5 :25-29). Et quand la Bible ou un des pères nous parle de l'inimité du corps, il veut-dire les désirs du corps et ses oeuvres terrestres.

Saint Augustine a écrit un livre sur la maîtrise de soi, le but duquel est de découvrir l'importance du corps, et il y répond aux hérétiques qui font du corps leur ennemi.

Alors, que le corps soit attaché par les liens de l'amour, qu'il soit offert sur l'autel, et que tu tiennes la croix du Seigneur, présentant les membres de ton corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu (Romains 12 :1) Tu le sacrifies comme des membres de péché pour la mort, pour qu'il soit ressuscité, par le Seigneur Jésus, en membres de justice pour Dieu… Ainsi, les membres du corps et ses sens, ses inclinations et ses désirs sont sanctifiés pour devenir une capacité qui aide l'esprit, au lieu de lutter contre lui.

6. Sacrifice de louange et de gratitude : L'Apôtre nous conseille : " Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c'est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. " (Hébreux 13 :15)

Le sacrifice de louange et de gratitude est le sacrifice des anges. Les célestes n'ont pas de corps matériel, comme nous, à offrir comme un saint sacrifice, ni des possessions matérielles desquelles ils peuvent dépenser pour ceux qui sont dans le besoin, ni quelqu'un qui puisse les affliger pour qu'ils lui pardonnent. Et, ils n'ont pas de volonté contraire à celle de leur Maître et qu'ils peuvent refuser. Ils ne tombent pas dans des souffrances physiques… Que peuvent-ils donc offrir à Dieu que le sacrifice de la louange et de la gratitude continuelle ? !

Pour cela, l'église forme ses enfants à mener la vie de la louange, comme elle fait dans la Psalmodie, les psaumes et les hymnes, pour que leur langue s'habitue à ce que disent les anges.

Saint Antoine le Grand, père des moines, nous présente cet exercise : [Quand tu dors sur ton lit, rappelle-toi des bénédictions de Dieu et qu'Il s'occupe de toi, et rends-Lui grâce pour cela. Quand tu te remplis de cela, tu te réjouis dans l'esprit… offrant à Dieu la louange qui s'élève aux lieux les plus hauts. Car, quand il n'y a pas de méchanceté dans l'homme, la gratitude, seule, est plus agréable à Dieu que plusieurs autres offrandes.]

Et tous ces sacrifices sont acceptés du Père par le Seigneur Jésus Christ.

" Car il est dit dans l'Ecriture : Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera point confus. " (Verset 6)

1. Le Père a mis son Fils comme une pierre angulaire en Sion, c'est-à-dire à l'église. Par Lui, le croyant devient un membre de l'église, pour être un membre du corps secret du Seigneur.

Hermas vut le Seigneur Jésus comme une pierre ancienne et une porte nouvelle. Alors, il demanda la raison de cela. On lui dit : " Cette pierre et cette porte sont le Fils de Dieu. "

Je dis : Comment la pierre est-elle ancienne alors que la porte est nouvelle ?

Il me dit : Ecoute et comprends, homme ignorant. Le Fils de l'Homme est plus ancien que toute la création, et Il est le partenaire du Père dans la création. Pour cela, Il est " sempiternel "

Je dis : Et, seigneur, pourquoi la porte est-elle nouvelle ?

Il répondit : Car " Il fut manifesté à la fin des temps. " (1 Pierre 1 :20) Pour cela, la porte est nouvelle, pour que ceux qui sont sauvés par elle entrent au Royaume de Dieu.

Il dit : "Vois-tu que les pierres qui sont entrées à travers la porte furent utilisées dans la construction de la tour (l'église), alors que celles qui ne sont pas entrées furent jetées de nouveau à leur place originale, dehors ? !"

Je dis : Je vois cela, seigneur.

Il continua, disant : " De même, personne n'entre au Royaume de Dieu que s'il reçoit le saint nom du " Christ ". Car, si tu veux… entrer dans une ville entourée d'un mur, et qui n'a qu'une seule porte, tu ne peux entrer que par cette porte… De même, un homme ne peut entrer dans le Royaume de Dieu que par le nom de son Fils bien-aimé."

2. Le Seigneur Jésus est la pierre angulaire qui controle toute la construction, et la lie ensemble. Et, comme dit Saint Augustine, la pierre angulaire lie les deux murs. Ainsi, quand les Juifs méchants refusèrent de croire en Jésus Christ, Il rassembla ceux d'entre eux qui crurent en Lui avec plusieurs de ceux qui étaient Gentils… Ainsi , Il lia les deux sans favoriser les Juifs, comme ils croyaient dans leur fanatisme aveugle.

3. Le Seigneur Jésus est aussi la pierre angulaire secrète qui lia le mur de l'Ancien Testament au mur du Nouveau Testament… Car, sur la montagne de Tabour, Il se réunit avec Moïse, le receveur de la Loi, et le prophète Elie et trois disciples, liant et unifiant les deux testaments, déclarant qu'Il est la pierre angulaire de la Loi, de la prophésie, et de la prédication de l'Evangile.

" L'honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, la pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle. " (Verset 7)

Il est dit que pendant la construction du Temple de Salomon, on apporta une pierre énorme. Ceux qui bâtissaient, alors, la trouvèrent inutile, alors ils la laissèrent et la négligèrent. Ensuite, quand ils cherchèrent une pierre pour être la principale de l'angle, il ne trouvèrent que cette pierre qui soit convenable, et se réjouirent à son sujet.

De même, les Juifs refusèrent le Seigneur Jésus et Le méprisèrent, Le crucifiant, car ils voulaient un Christ d'après leurs désirs terrestres, qui reigne d'un reigne terrestre. Quant à ceux qui crurent en Lui, ils trouvèrent : " Jésus-Christ Lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l'édifice, bien coordonné, s'élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit. " (Ephésiens 2 :20-22)

Nous L'avons trouvé un rocher qui n'est pas inerte, un rocher spirituel qui nous suit, et duquel nous buvons le même breuvage spirituel. (1 Corinthiens 10 :4)

Saint Augustin dit : [Les Juifs Le connurent et Le crucifièrent. Quant au monde entier, il entendit de Lui, et crut.]

L'Apôtre dit au sujet de ceux qui L'ont refusé :

" Et une pierre d'achoppement et un rocher de scandale. Ils s'y heurtent pour n'avoir pas cru à la parole, et c'est à cela qu'ils sont destinés. " (Verset 8)

Le mot : " c'est à cela qu'ils sont destinés " ne veut pas dire que c'est Dieu qui a voulu leur refus, mais ce sont eux qui L'ont refusé. Et Il avait déjà déclaré ce qu'ils feront (Esaïe 8 :13-15), Il l'a même déclaré de sa bouche divine, disant : " Quiconque tombera sur cette pierre s'y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé. " (Luc 20 :17,18)

Il est comme une pierre à laquelle ils se sont achoppés. Et, pour que le blâme ne soit pas sur Lui, il dit : " un rocher de scandale ". La pierre, par sa nature, est énorme, et il faut que celui qui marche la voit pour qu'il ne s'y achoppe pas. Mais, dans leur manque d'obéissance, ils s'y sont heurtés. Quant à Lui, Il ne fut pas affecté, ni s'ébranla-t-Il !

A cause de leur coeur en pierre, ils n'obéirent pas à la table de pierre (la parole gravée sur la pierre), alors ils s'achoppèrent à la pierre vivante et se heurtèrent contre elle. Quant à nous, comme nous Lui obéissons, nous ne nous achoppons pas à Lui.

Saint Augustin dit : [D'un coeur qui n'est pas en pierre, tu peux voir dans ces tables en pierre (le Nouveau Testament) ce qui convient au peuple au cou raide. En même temps, tu peux aussi voir " la pierre " qui est ton Epoux, que Pierre caractérisa par la pierre vivante…

Pour eux, Il est " une pierre d'achoppement et un rocher de scandale ". Quant à toi, Il est pour toi : " la pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient, [qui] est devenue la principale de l'angle. " …

N'aie pas peur quand tu lis ces tables. Elles te sont envoyées par ton Epoux. Pour les autres, une pierre est un symbole du manque de sensibilité, mais pour toi, elle est le symbole de la force et de la fermeté.

Du doigt de Dieu, ces tables furent écrites, et, du doigt de Dieu, les démons sortent, et, du doigt de Dieu, les enseignements des démons, qui déchirent la conscience, sont chassés.]

" Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. " (Verset 9)

Puisque nous sommes fondés sur la pierre angulaire, et nous sommes attachés à elle, nous sommes :

" Une race élue " : L'Apôtre de la circoncision prononça cette parole pour corriger leur idée, car ils croyaient qu'ils sont " une race élue " dans toute l'humanité, et que leur élection par Dieu est à cause de leur race Juive… Mais la venue du Seingeur incarné, […] et l'appel du Seingeur et de ses Apôtres aux Gentils découvrirent l'amour de Dieu à toute l'humanité, et que l'élection dans ce cas ne nous pousse pas à l'orgueil et au fanatisme, mais à assumer notre responsabilité.

" Sacerdoce royal " : Il prit ce mot de l'Exode (19 :1). Pourtant, nous savons que, dans l'Ancien Testament, tous n'étaient pas prêtres et rois, mais seulement les élus. Donc, le mot " sacerdoce royal " veut dire qu'il y a entre nous des prêtres choisis pour le service du Roi des rois.

" Une nation sainte, un peuple acquis " dont l'occupation est la prédication et le martyre pour celui qui nous a applés des ténèbres à son admirable lumière par un discours pratique : notre conduite comme enfants de la Lumière.

Donc, ce que nous prêchons est " les vertus de celui qui [nous] a appelés "… C'est-à-dire que nous reflétons la beauté éclatante du Christ sur nous-mêmes, tel que les hommes voient sa lumière divine à l'intérieur de nos coeurs, se rendent compte de Lui à travers nos actions et notre conduite dans la vie. A ce moment, la parole du Psalmiste est réalisée : " De Sion (l'église), beauté parfaite, Dieu resplendit. " (Psaume 50 :2)

En tout cela, nous n'avons aucun mérite, mais il est à Celui qui a eu pitié de nous, car l'Apôtre continue disant :

" Vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n'aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde. " (Verset 10)

Nous étions dans les ténèbres, et Il nous a appelés à Son admirable lumière… Que pouvons-nous demander de plus ? !

Il nous a choisis un peuple de Dieu, comme Josué a prophétisé (1 :6,9, 2 :23) !

Troisièmement : Tenir à la conduite active :

Ayant fini son discours sur " notre édification sur le Seigneur Jésus " en nous disant d'annoncer Ses vertus, l'Apôtre nous clarifie l'importance de la bonne conduite, disant :

" Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme. " (Verset 11)

Il les appelle " bien-aimés " pour les disposer à écouter et à mettre en pratique ce qu'ils entendent. Cet appel était aimable aux âmes des disciples et des apôtres car ils l'ont absorbé du Seigneur Jésus, l'affectueux, et ils ont entendu la voix du Père au Fils, disant : " Mon Fils bien-aimé " dans le baptême et la transfiguration. Pour cela, ils l'ont beaucoup aimé.

Il les appelle aussi " étrangers et voyageurs ", c'est-à-dire étrangers et hôtes. Il leur avait conseillé avant cela d'abandonner les désirs du corps comme étant des enfants de Dieu qui renoncent à ces choses. Là, il leur offre un deuxième motif, qui est le sentiment d'être étrangers et de ne pas s'attacher à la terre…

Nos pères les moines ont fait de ce motif un exercise pour tous ceux qui voulaient devenir moines. Ils les formaient à visiter le cimetière chaque jour, pour plusieurs heures, pour qu'ils sachent la vérité de cette vie.

Quand Tadros l'ascétique, l'ami de St. Jean Chrystostom, tomba dans l'amour d'Hermoine, la belle jeune fille, St. Jean Chrysostom lui écrivit, lui demandant de retourner à sa première vie ascétique, en lui écrivant beacucoup sur la miséricorde de Dieu et Son amour… et en lui offrant, parmi les exercises importants pour la victoire dans la guerre du désir, de visiter le cimetière et de contempler la poussière, la cendre et les vers, se rappelant de la fin des méchants et de la joie des bons.

Nous remarquons que l'Apôtre ne dit pas : " de vous abstenir des péchés ", mais il demanda de s'abstenir de leur racine profonde, c'est-à-dire " des convoitises charnelles ". Car, comme dit le père Dorothius : [Les péchés sont la pratique de ces désirs. C'est-à-dire, l'homme pratique à travers son corps les actions que ses désirs excitent en lui.]

Il nous faut renoncer à ces désirs, même s'ils ne sortent pas au niveau de la pratique, car " ils font la guerre à l'âme. "

Cette guerre intérieure entre les désirs du corps et ceux de l'esprit est toujours existante, tant que nous sommes dans la chair, mais elle n'a pas de pouvoir sur nous ou le droit de maîtrise et de possession sur notre volonté, tant que nous ne nous y soumettons pas.

Donc, abstenons des convoitises charnelles en ne les acceptant pas ni en faisant ce qu'elles veulent. Ainsi, leurs guerres deviennent sans la force de la pratique ni de la maîtrise, mais, au contraire, nos membres deviennent des outils de la vertu de Dieu, lui faisant témoignage devant les nations, car elles verront leurs fruits visibles comme une reflexion d'une pureté intérieure, d'une victoire des désirs de l'esprit, et d'une obéissance du corps à l'esprit et de sa soumission à lui.

Le père Mathetes, du deuxième siècle, compara la relation de l'âme avec corps qui lui fait la guerre à la relation des vrais chrétiens avec le monde païen, méchant, qui persécutait l'église.

[L'âme est répandue dans tous les membres du corps, et les chrétiens sont répandus dans toutes les villes du monde.

L'âme habite dans le corps mais elle n'est pas de lui, et les chrétiens habitent dans le monde mais ils ne sont pas du monde. (Jean 17 :11, 14, 16)

L'âme est invisible et elle garde le corps qui est visible, et les chrétiens sont connus, qu'ils sont dans le monde bien que leur vertu est d'une nature invisible.

Le corps hait l'âme et lui fait la guerre, bien qu'elle ne lui nuit pas, mais parce qu'elle l'empêche de jour des plaisirs. De même, le monde hait les chrétiens bien qu'ils ne lui nuisent pas, mais parce qu'ils l'empêchent de jouir des plaisirs.

L'âme aime le corps qui la hait, et les chrétiens aiment ceux qui les haïssent.

L'âme est prisonnière dans le corps, et, pourtant, elle garde le corps, et les chrétiens existent dans le monde comme dans une prison, et, pourtant, ils y sont ceux qui ne sont pas corrompus.

L'âme éternelle habite dans une tente qui peut mourir, et les chrétiens habitent, comme étrangers, dans une maison éphémère, désirant la maison incorrompue des cieux.

L'âme, quand elle s'abstient de manger et de boire, devient dans un meilleur état, et les chrétiens, bien qu'ils se soumettent à la punition (la persécution païenne) chaque jour, ils augmentent de nombre. Dieu leur a assigné ce rang remarquable qu'il ne leur faut pas oublier.]

" Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes oeuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera. " (Verset 12)

Combien de calomnies les romains ont-ils fait contre les chrétiens : le savant Tertullien dit : [La rivière du Tibre déborda et nuit aux murs de Rome. Alors, ils attribuèrent cela aux chrétiens. Et, si le Nile ne débordait pas de la quantité habituelle, ils le leur attribuaient aussi. Et si un tremblement de terre , une famine ou un épidémique arrivait dans le royaume, ils l'attribuaient à eux, criant : " Jettez-les aux lions. "]

Pourtant, au jour où Il nous visitera, c'est-à-dire au jour où le Seigneur viendra pour le jugement, ou le jour où Il découvrira leurs yeux pour voir la vérité, la bonne conduite des croyants sera découverte, alors ils glorifieront leur Père Céleste. (Matthieu 5 :16)

Pour cela, le martyr Cyprien écrivit au prêtre Rogatianus et à d'autres confesseurs dans les prisons, en leur disant : [J'ai du plaisir à vous dire que voici le travail le plus important qui vous fut confié, c'est d'être dans un meilleur état, s'occupant de cela, tel qu'à travers votre confession-même ils remarquent la gloire de " cette confession " à travers votre vie vertueuse et calme.]

L'évêque et martyr Cyprien trouve que la bonne conduite pare les confesseurs et les martyrs.

 

 
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No Image Chapitre 5 : L’ère des Martyrs
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Chapitre 5 


L’ère des Martyrs

Quand le Tibre monte jusqu’aux murs, quand le Nil n’irrigue pas les champs, que le ciel ne bouge pas ou que la terre tremble, qu’il y ait une famine ou qu’il y ait une plaie, aussitôt un cri s’élève : « Les chrétiens au lion ! »58

Les persécutions sous Dèce

En 202, l’empereur Septime Sévère, après une visite en Égypte, où il fut impressionné par le développement du christianisme en Égypte. Cette première persécution, encore locale car limitée à la province égyptienne, est la première indication du dévouement des chrétiens pour l’Église, de leurs implémentations dans le pays et le premier aperçu de leurs désirs du martyre. Les successeurs de Sévère oublieront quelque peu les chrétiens d’Égypte, ce qui permit à Démétrios et Héraclas de passer les premières plaies de la communauté.

 
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No Image Psaume 2
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Psaume 2

Vis Comme Un Roi!

Psaume 1 présente la voie royale de la piété. C'est la voie qui nous unit à la parole de Dieu nuit et jour. Ainsi, nous sommes capables de jouir d'une vie bénie et d'éviter la voie destructive des méchants. Dans Psaume 2, le psalmiste présente le Messie, "Le Seigneur Triomphant", comme étant la voie étroite mais sainte. Par Lui, nous entrons dans la guerre spirituelle de la croix et nous devenons des rois, d'après Apocalypse 1:6 "Qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs."

Psaumes Royaux:

Les psaumes royaux les plus importants sont Ps. 2, 18, 20, 21, 45, 72, 89, 101, 110, 132, 144.

Leopold Sabourin déclare, [La vue traditionnelle qui dit que David a écrit la plupart des psaumes avait tendance à augmenter considérablement le nombre des "psaumes royaux". Quand la paternité Davidique des psaumes a été réexaminée, la tendance opposée perça. Mowinckel nous dit ce qui est arrivé après cela: "Mais, dans sa première phase, l'étude scientifique moderne des psaumes avait tendance à renier la présence de toute figure royale dans les psaumes… Là où on rencontrait une figure royale, comme dans ce que nous appelons les psaumes "Messianiques", cette figure était interprétée comme une personnification du peuple d'Israël. Gunkel était le premier à réinterpréter les psaumes royaux avec une figure royale actuelle, et à placer cette interprétation sur une fondation scientifique ferme." (1)]

Nous pouvons trouver, dans ces psaumes, plusieurs aspects:

1. Psaumes de la communauté: La relation entre Dieu et l'homme dans les Ancien et Nouveau Testaments est basée essentiellement sur deux attitudes intégrales: L'attitude communautaire et l'attitude personnelle. Dans l'Ancien Testament, le roi était le représentant de toute la communauté, donc la promesse entre Dieu et lui et entre Dieu et le peuple est la même chose. L'importance du roi, à la lumière de cette explication, explique pourquoi les psaumes ont été composé en son honneur (2). Dans ces psaumes "Je" et "nous" accomplissent le même rôle, car l'adorateur qui les prononce est le roi qui représente tous, ou la communauté, qui n'est pas séparée du roi.

2. Psaumes du Christ: L'Ancien Testament montre Jéhovah comme le vrai Roi de Son peuple (Exode 15:18; 1 Sam. 8: 7, 21). Donc, le trône du roi à Jérusalem était appelé le "trône de l'Eternel" (1 Chro. 29:23), ou "le trône du royaume de l'Eternel" (1 Chro. 28:5). Le roi, qui représente toute l'assemblée, représente l'Eternel aussi; il était donc appelé "le Messie de l'Eternel", une figure du Christ qui est le Roi des rois, le Médiateur entre le Père et le peuple. Celui qui est un avec Son Père en essence a reçu l'Eglise comme Son propre corps, intercédant en sa faveur par Son sang précieux et sacrificiel. Ce concept explique pourquoi les psaumes royaux sont vus comme spécifiquement concernant le Messie, Roi et Sauveur de l'humanité.

3. Psaumes de la vie à l'interieur de nous: Christ est venu établir Son royaume en nous (Luc 17:21), nous accordant la grâce de la royauté spirituelle comme un don de Son Esprit Saint. En Christ - le Roi des rois - nous sommes devenus des rois (Apocalypse 1:6).

Le Roi Messianique:

Ps. 1 commence et Ps. 2 finit par une "béatitude". La nature bénie que le psalmiste espère dans Ps. 1 peut être accomplie seulement à travers le Roi Messianique Universel qui est révélé dans Ps. 2. Car, en notre Seigneur Jésus-Christ, les croyants de toute nation sont renouvelés et sanctifiés par Son Esprit Saint. Ce psaume est fréquemment cité dans le Nouveau Testament, où il est appliqué au Christ comme le Roi, le grand Fils de David et l'Oint de Dieu. (Actes 4:25 ff; 13:33; Héb. 1:5; 5:5) (3).

Les traditions Juives et Chrétiennes également considèrent Ps. 2 comme Messianique, comme Ps. 110, qui semble le suivre et en dépendre (4). Arno C. Gaebelein déclare: [L'interprétation Messianique parmi les Juifs était la seule, jusqu'aux 10ème et 11ème siècles. Ensuite, pour contredire l'exposition Chrétienne, les Juifs limitèrent le sens du psaume à David.] (5)

Ce psaume révèle notre Sauveur en prophétisant, à travers le règne de David, le royaume du Messie, le Fils de David, ce qui est l'intention et la portée principale du psaume. (6)

St. Jean Chrysostome distingue deux royaumes divins, disant, [L'Ecriture reconnaît deux royaumes de Dieu, l'un par appropriation, l'autre par création. Ainsi, Il est Roi de tous, des Grecs et des Juifs, des diables et de Ses adversaires, puisqu'ils sont tous Sa création. Mais Il est aussi le Roi des fidèles et de ceux qui veulent bien être Ses sujets, les rendant ainsi les Siens. C'est le royaume dont il est aussi dit d'avoir un commencement, d'après Ses mots dans le second psaume: "Demande-Moi et Je te donnerai les nations pour héritage." [8] Correspondant à cela aussi, Lui-même, Il dit à Ses disciples: "tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre." (Matthieu 28:18)] (7)

Le Messie (Christ) est entré dans une guerre spirituelle continuelle contre Satan, pour préparer la voie royale pour notre victoire. Il a accepté d'être rejeté pour nous. Ce rejet (1-3; Actes 4: 25-28) continue à travers les âges et se termine par l'apostat abysmale de la grande affliction. Nous ne sommes pas un parti dans cette guerre, mais il faut que nous nous cachions dans un des deux partis. Si nous sommes cachés en Christ, nous serons rejetés pour Son Nom, mais nous vaincrons sûrement, et Dieu jugera le monde qui rejette Christ, et qui L'a renié.

Un Psaume de Couronnement:

Ce psaume royal est appelé "un psaume de couronnement", peut-être parce qu'il a été composé pour le couronnement de David comme roi. Il a été évoqué par la promesse dans 2 Sam. 7:8-16, et a été probablement utilisé au couronnement des successeurs de David, pas pour les acclamer comme le Messie, mais pour les rappeler de Celui qu'ils symbolisent. (8)

Carroll Stuhlmueller dit, [Alors que Psaume 1 vient du mouvement sage, avec une vue plus humaniste, Psaume 2 a trouvé son origine dans un cadre plus politique, lié à la cérémonie de couronnement des nouveaux rois au temple de Jérusalem et au palais royal. Puisque la royauté protégeait le mouvement sage - le roi Salomon est devenu la personne sage par excellence (cf. 1 Rois 4:29-34) - la combinaison du Psaume sage 1 et du Psaume royal 2 comme un prologue du Psautier n'est pas surprenante.(9)]

Ps. 2 déclare comment les rois païens sont contre le nouveau roi oint et couronné qui est un symbole du Roi Messianique.

Certains érudits voient ce psaume comme un psaume de couronnement, chanté dans l'ordre suivant:

· Versets 1-2 étaient chantés par la chorale du temple, à propos de la révolte des rois païens contre le gouvernement de Dieu exercé à travers Son roi oint.

· Verset 3: Une chorale spéciale parle au nom de ces rois.

· Versets 4-6: Le décor céleste, reflété dans le temple, pour le couronnement rituel (dérision Divine). Cette strophe exprime la réaction de Dieu envers la révolte des rois. Les simples mots de Dieu suffisent pour terrifier les rois païens.

· Versets 7-9: L'intronisation, dite par un prophète au nom du Seigneur (décret divin). Cette strophe montre la confiance du roi, basée sur la parole de Dieu.

· Versets 10-12: Un appel de soumission universelle, adressé aux rois.

Qui est ce Roi?

1. L'Oint:

"Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils et les princes se liguent-ils avec eux contre l'Eternel et contre son oint?" [2]

Plusieurs psaumes royaux s'intéressent à la fonction sacrée du roi, là spécialement montré comme choisi par Dieu. L'onction du roi était un acte sacré (1 Sam. 10:1); le roi était "l'oint du Seigneur", correspondant à Saül et à David également (10). La révolte contre le roi oint est aussi contre Dieu. C'est la même chose: la haine du monde contre l'église et ses enfants saints est contre le Christ Lui-même, comme Il a dit à Saul (Actes 9:5).

Le mot Anglais "Messiah" vient du mot Hébreux "Mashiah", c'est-à-dire "l'Oint", et le mot Anglais "Christ" vient du mot Grec "Christos", c'est-à-dire "l'Oint". Il est oint pour nous représenter dans la guerre spirituelle, nous accordant Sa propre victoire (1 Jean 2:13). En Lui, nous aussi nous devenons des oints (par le Chrême), membres de Son saint corps, enfants de Dieu, et victimes de l'amour pour les autres.

Il veut dire par les rois et les princes les chefs méchants qui avaient des intérêts différents, mais, au moment de la crucifixion, ils se sont unis contre le Christ. Pas seulement les puissants, mais aussi la foule et le peuple se sont unis et ont crié, "Crucifie-Le, crucifie-Le!" Notre Seigneur dit: Ils M'ont haï, Moi et Mon Père (Jean 15:24). Ils L'ont haï Lui et Son Père, disant, "Brisons leurs liens. Délivrons-nous de leurs chaînes." [3] Ils ont refusé d'être sous Leur gouvernement, et n'ont pas pu supporter Leurs chaînes d'amour et de sainteté, disant, "Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous." (Luc 19:14)

Les méchants nous haïssent aussi, puisque nous sommes les oints. Notre Seigneur dit, "Car si l'on fait ces choses au bois vert, qu'arrivera-t-il au bois sec." (Luc 23:31)

2. Celui qui est intronisé dans les cieux [2, 4]:

L'agitation et la révolte sur terre [1] sont confrontées par l'image de la paix sublime qui règne dans le ciel. Les rois impuissants de la terre sont contrastés à la puissance supérieure de Dieu qui est le Roi des cieux (11). En Lui, nous atteignons la vie du ciel et la promesse de la vie éternelle.

+ "Celui qui siège dans les cieux rit" [4]. Si, par "les cieux", nous comprenons des âmes saintes, Dieu (qui siège dans Ses saints), sait ce qui se passera, et "rira d'eux (les méchants), et les tiendra dans la dérision."

St. Augustin

Il est aux cieux, hors de la portée de leurs menaces et de leurs tentatives impotentes. Là, Il a préparé Son trône pour le jugement; donc, les tentatives des ennemis sont facilement ridiculisées. Il rit d'eux comme d'une compagnie d'imbéciles. Il les tiendra dans la dérision, et, donc, Son église, la vierge et la fille de Sion, les a méprisés (Esa. 37: 22) Elle est bâtie sur un roc, et les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. (Matt. 16:18)

St. Cyrille d'Alexandrie dit que Celui qui siège dans les cieux rira d'eux, parce que le Seigneur, en fait, étant le Fils et l'Héritier puisqu'Il est, en essence, un avec le Père et jouit de l'autorité de Dieu le Père, étant devenu Homme, appela ceux qui croient en Lui à la communion et à la participation à Son royaume des cieux et à Sa gloire éternelle. Mais, les méchants, dans leur orgueil, ont refusé, pensant qu'ils peuvent régner sans Lui. (12)

Cette prophétie a été réalisée quand les Juifs ont rejeté notre Seigneur. St. Jean Chrysostome dit, [Le Christ Lui-même déclare, "Voici, votre maison vous sera laissée déserte." (Matt. 23: 38). Et, Ses paraboles déclarent la même chose quand Il dit, "Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons?… Il fera périr misérablement ces misérables." (Matt. 21:40, 41) (13)]

3. Le Roi:

En Christ, le Vrai Roi, nous devenons des rois (Apocalypse 1:6), et nous avons de l'autorité sur nos émotions, nos sens, nos corps, nos esprits, …etc.

Christ, comme Roi, règne sur nos coeurs, pas par autorité, mais par amour, tel que nous aussi, comme rois spirituels, devons gagner les autres à travers l'ouverture de nos coeurs pour toute l'humanité.

4. Le Fils Unique [7]:

"Tu es Mon fils. Je t'ai engendré aujourd'hui." St. Paul cite ce verset (Héb. 1:5) pour prouver que le Christ a un nom plus excellent que les anges, étant le Fils Unique de Dieu, pas par adoption, mais par héritage, et ayant la même nature avec le Père.

+ Le Père dit, "Je t'ai engendré;" Il ne dit pas, "Je t'ai créé." Et le Fils n'appelle pas Dieu Son Créateur dans l'éternité de Sa génération divine, mais Son Père. (14)

+ Le mot "aujourd'hui", pas "hier", fait allusion à ce qui a été dit de l'appropriation de notre chair à l'éternité de la génération divine. (15)

St. Ambroise

+ Le Père Le montre comme étant Son propre et unique Fils, disant, "Tu es Mon fils" [7], et "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection." (Matt. 3:17). Par conséquent, les anges L'ont servi comme étant quelqu'un plus haut qu'eux-mêmes, et ils L'ont adoré, pas comme étant plus grand dans Sa gloire, mais comme étant Quelqu'un de plus haut que toutes les créatures, et plus haut qu'eux-mêmes, et, seul, Il est le propre Fils du Père selon Son essence. (16)

St. Athanase d'Alexandrie

En Lui, nous devenons enfants de Dieu. Il mérite de noter que plusieurs païens crurent que leurs rois ont été engendrés par la divinité. L'Ancien Testament a rejeté l'idée de la filiation divine physique du roi comme étant incompatible avec sa notion spirituelle de Dieu. (Ps. 89: 26 f; 2 Sam. 7:14; 1 Chro. 28:6)

5. Le Souverain Sacrificateur:

Le Messie est le Roi, le Fils de Dieu et le Souverain Sacrificateur, qui a l'autorité d'entrer aux cieux et d'intercéder en faveur de toute la nation, s'offrant Lui-même comme sacrifice. Le psalmiste fait référence au Christ comme l'Avocat des croyants [8], après avoir mentionné Son royaume et Sa filiation au Père. Cette intercession est l'espoir du monde. (Jean 17:20)

+ "Demande-Moi et Je te donnerai les nations pour héritage." [8] Ceci a, tout de suite, un sens temporel par référence à l'Humanité qu'Il a prise sur Lui-même, celui qui S'est offert Lui-même comme Sacrifice qui remplace tous les autres sacrifices, et qui, aussi, fait intercession pour nous…

St. Augustin

6. Le Sauveur du monde [10]:

En Lui, nous devenons des membres de l'Eglise Universelle; en même temps, nous sentons la responsabilité de témoigner de Lui devant le monde.

Les peuples et les rois enragés:

Quand, dans les grands empires de l'ancien orient, le puissant gouverneur mourait, toutes les nations étaient dans un état d'extrême agitation. Dans de tels temps, les nations qui avaient été prises en servitude criaient, et le désir ardent pour la liberté était excité. La besogne essentielle et la plus urgente du nouveau roi dès son accession au trône était souvent de consolider et d'établir à nouveau le pouvoir de son grand empire (17). Le psalmiste exprime sa surprise sur le fait que les nations et leurs rois ont fait la même chose à l'occasion de l'intronisation du Roi Messianique sur la croix, car Il établit Son règne spirituel pour les libérer du tyran. Ce tyran est le diable, qui a eu pour longtemps un règne usurpé et a exercé de la domination à un tel degré qu'il a été appelé le prince de la puissance de l'air-même (Eph. 2:2), nous respirons le dieu de ce monde où (2 Cor. 4:4) nous vivons. Satan sait très bien qu'alors que le règne du Christ s'élève, lui, il tombe, touchant le fond. Notre Seigneur dit, "Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair." (Luc 10:18)

+ La puissance a été accordée à Satan (Luc 22:53) et aux Juifs de se soulever contre le Christ: mais ils se creusèrent eux-mêmes le piège de la destruction. Car Il sauva en effet, par Sa passion, tous ceux qui sont sous le ciel, et est ressuscité le troisième jour, ayant foulé aux pieds l'empire de la mort. Mais ils se causèrent une condamnation inévitable, en compagnie de ce disciple perfide. Qu'ils entendent, donc, le Saint-Esprit qui dit par la voix du Psalmiste, "Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ces vaines pensées parmi les peuples? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils et les princes se liguent-ils avec eux contre l'Eternel et contre son oint?…" [1] Ces êtres malheureux s'impliquèrent donc dans le crime du meurtre de leur Seigneur; mais nous Le louons comme notre Sauveur et Celui qui nous a délivrés, notre Seigneur Jésus-Christ (18).

St. Cyrille d'Alexandrie

+ Les Juifs, dans leur imagination et dans leurs complots pour agir injustement contre le Seigneur, oublièrent qu'ils se provoquaient la colère de Dieu. Donc, la Parole se lamente pour eux, disant "Pourquoi les peuples s'exaltent-ils et les nations imaginent des choses vaines?" [1]. Car elle est vaine, en effet, l'imagination des Juifs, méditant sur la mort de la Vie, et imaginant des choses déraisonnables contre la Parole du Père. (19)

+ L'imagination des Juifs et de ceux qui sont comme eux était vaine, puisque le résultat ne fut pas comme ils ont pensé, mais fut défavorable pour eux; et Celui qui siège dans les cieux rira de tous les deux; le Seigneur les tiendra dans la dérision [4]. Donc, quand notre Sauveur fut conduit à la mort, Il empêcha les femmes qui Le suivaient en pleurant, disant, "Ne pleurez pas pour moi." (Luc 23:28), voulant montrer que la mort du Seigneur est un évènement non pas pour la douleur, mais pour la joie, et que Celui qui meurt pour nous est vivant. (20)

St. Athanase d'Alexandrie

+ "Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ces vaines pensées parmi les peuples?" [1]… Il est dit "Pourquoi?" comme si on dirait: en vain. Car ce qu'ils voulaient, c'est-à-dire la destruction du Christ, ils ne l'ont pas accompli; car ceci a été dit des persécuteurs du Seigneur dont il y a aussi mention dans les Actes des Apôtres.

St. Augustin

Telle est la position des méchants qui L'ont rejeté comme Roi spirituel, mais, pour nous, Sa domination est joyeuse et Son joug est très doux.

+ Si nous baissons nos cous humblement pour recevoir le joug du Christ, il nous portera plutôt qu'être porté par nous; car alors que le joug du monde toujours presse l'homme vers le bas, le joug du Christ, d'habitude, le soulève. Alors, puisque tout homme est ou bien soulevé en portant Christ ou pressé vers le bas, vers des choses plus basses, en portant le joug du monde, chacun doit examiner sa propre conscience (21).

Père César d'Arles

Notre Sauveur, qui a détruit les démons comme rois méchants, intronise Ses croyants comme rois spirituels. St. Augustin dit, [Ô vous, qui êtes maintenant des rois, puisque vous êtes capables d'une part de gouverner tout ce qui est inférieur et sensuel en vous, et, d'une autre part, de lutter, pas comme battant l'air, pour châtier vos corps et les assujettir (1 Cor. 9: 26,27)… Maintenant que je suis dorénavant intronisé comme roi, ne soyez pas tristes.]

Il mérite de noter que la fureur ou la colère du Seigneur n'est pas une vengeance pour Lui-même, mais elle est une expression de la rectitude de Dieu qui ne peut pas accepter le péché ou le mal.

Le besoin de discipline [10-13]:

Weiser dit que le psaume retourne à son point de départ en s'adressant aux gouverneurs de la terre, les exhortant et les prévenant. Ils doivent s'humilier devant le Dieu tout-Puissant et doivent Le servir avec crainte et tremblement. La phrase "baiser Ses pieds" est appliquée à Dieu d'une façon vraiment humaine et est probablement dérivée de la coutume de baiser les pieds du roi, comme acte d'hommage - une coutume très connue de nous d'après les documents Babyloniens et Egyptiens.

Rabbin Ibn-Ezra comprend cette phrase "baiser les pieds" comme indiquant le Messie (22).

Après avoir prévenu les gouverneurs et les nations qui s'emportent contre Dieu et Son Christ, David mentionne la discipline comme méthode de correction, disant, "Baisez le Fils, de peur qu'Il ne s'irrite et que vous périssiez dans votre voie."

+ Etre châtié par le Seigneur, et instruit, est une délivrance de la mort. (23)

St. Clément d'Alexandrie

+ La discipline est la sauvegarde de l'espérance, l'engagement de la foi, le guide de la voie du salut, le stimulant et la nourriture des bonnes dispositions. La discipline est l'instructrice de la vertu qui fait que nous demeurons toujours en Christ, et que nous vivons continuellement pour Dieu, et que nous atteignons les promesses célestes et les récompenses divines. La suivre est salutaire, et la quitter et la négliger est fatal (24).

St. Cyprien

+ La discipline est un genre de protection contre tout ce qui peut nous nuire.

+ Il ne faut pas que nous pensions de la colère du Seigneur [5] comme étant l'expression d'un trouble de Son esprit. Plutôt, elle représente le pouvoir par lequel Il affirme Son droit en toute justice, puisque toute créature est sujette à Son service (25).

St. Augustin

"Servez l'Eternel avec crainte et réjouissez-vous avec tremblement" [11]:

En adorant Dieu, il faut que nos coeurs soient remplis d'une sainte crainte de Dieu, mais, en même temps, il faut qu'ils soient portés d'une joyeuse confiance en Lui. Par conséquent, les premiers Pères voient une sorte d'intégration entre la sainte crainte de Dieu et la joie spirituelle. Car l'adoration et la discipline spirituelle créent non seulement une sorte de crainte et d'effroi, mais aussi une joie interne.

En ce qui concerne la crainte de Dieu, nous citons les affirmations suivantes:

+ Voyons quelle sorte de personne un saint devrait être: doux, docile, triste, mélancolique, contrit. Donc, un homme qui plaisante dans ses relations n'est pas un saint. Car là où il y a l'impureté, il y a aussi la plaisanterie; et là où il y a le rire inconvenable, il y a aussi la plaisanterie. Ecoutez ce que le prophète dit: "Servez l'Eternel avec crainte et réjouissez-vous avec tremblement." [11]. La plaisanterie rend l'âme molle et indolente. Elle excite l'âme excessivement, et, souvent, elle grouille d'actes de violence, et crée des guerres (26).

St. Jean Chrysostome

+ Quand tu répètes un psaume, considère les mots de Qui sont répétés, et réjouis-toi plus avec une vraie contrition de l'âme qu'avec l'attrait d'une voix chantante. Car Dieu donne une valeur plus haute aux larmes de celui qui Le loue ainsi, qu'à la beauté de sa voix; comme le prophète dit, "Servez l'Eternel avec crainte et réjouissez-vous avec tremblement", il n'y a pas d'élèvation de la voix, mais l'humilité de l'esprit, avec lamentation et larmes (27).

Pseudo-Sulpice Sévère

+ Bien que ce soit quelque chose de grand de servir Dieu, et il est dit, "Servez l'Eternel avec crainte", et qu'il soit merveilleux pour toi d'être appelé Mon serviteur (Esaïe 49:6);… pourtant, il est dit aux apôtres, "Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître." (Jean 15: 14, 15) Tu vois donc qu'il y a différents stades de perfection, et que nous sommes appelés par le Seigneur à marcher de choses élevées à d'autres encore plus élevées, de telle sorte que celui qui est devenu béni et parfait dans la crainte de Dieu passe, comme il est écrit, "de force en force" (Ps. 84: 8) (28).

Abbé Charon

+ Il est convenable que nous nous tenions devant Dieu avec un esprit éveillé et attentif, joignant un sentiment de crainte et de tremblement avec la ferveur spirituelle de la joie et l'amour profond. (Rom. 12:11-12) (29).

Père Marturius

+ Si tu ne te souviens du Juge que quand tu es en difficulté comme étant Quelqu'un qui inspire la crainte et qui est incorruptiblement honnête, tu n'as pas encore appris à "[servir] l'Eternel avec crainte et [te réjouir en Lui] avec tremblement." (30)

Père Evagrius Ponctius

+ Il y a l'exaltation, pour que nous rendions grâce; le tremblement, de peur que nous ne tombions (31).

Père César d'Arles

L'auteur du Livre des Etapes, qui a été écrit au quatrième siècle, dit: [Quand quelqu'un a été délivré de la servitude de la mort, il sert le Seigneur dans la joie, pas dans la tristesse. (32).]

Le Christ Ressuscité:

D'après la tradition Copte, nous chantons ce psaume dans la prière du Prime (du matin), comme un psaume du Roi Ressuscité. C. Stuhlmueller dit, [Jésus réalise ce psaume en devenant roi, pas à sa naissance de la lignée de David, acquise à travers son père d'accueil, Joseph (Matt. 1:16-17; Luc 1:32), mais, plutôt, à travers sa résurrection de la mort, son intronisation à la droite de Dieu et son envoi de l'Esprit (Actes 4:25-26; 13:33; Héb. 1:5; 5:5).]

Ce psaume finit par les mots, "Heureux tous ceux qui se confient en Lui." [12]

+ La confiance est plus que la foi. Car, quand nous croyons que le Fils de Dieu est notre Maître, nous avons confiance que Ses enseignements sont vrais (33).

St. Clément d'Alexandrie

 
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Les Anges

Conférence du mercredi 12 Février 1997 par Sa Sainteté le Pape Shenouda III

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Un Seul Dieu. Amen.

1. Les anges sont des esprits rationnels, libres, forts
et lumineux :

Je voudrais vous parler, aujourd'hui, des anges. Dieu le voulant, je vous publierai une brochure à propos des anges. Alors, à ceux qui se fatiguent à écrire : ne vous fatiguez pas. Les anges sont des esprits rationnels, libres, forts et lumineux. Nous expliquerons tout cela. Les anges sont des esprits, comme l'a dit Psaume 104, verset 4 : « Il fait des vents ses messagers, des flammes de feu ses serviteurs. » Ils sont donc des esprits. Et, à la fin de chapitre 1 de l'Epître aux Hébreux, la Bible dit des anges : « Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ? » Ils sont donc des esprits. Certains anges ont péché, alors ils furent appelés des esprits méchants, ou des esprits impurs. Les anges sont donc des esprits, et les démons sont des esprits. Les démons étaient originalement des anges, et ils ont péché alors ils sont devenus des esprits méchants, ou des esprits impurs. Des esprits. Pour cela, ces esprits sont invisibles. Les hommes ne les voient que si l'ange prend une forme et paraît en cette forme. Alors, il devient visible. Mais cette forme dans laquelle il paraît n'est pas sa forme originale. Il est un ange. Il n'a pas de forme. C'est-à-dire, il n'a pas de forme comme celle des hommes. Bien sûr, quand on dessine une icône de l'ange Michel, on le dessine avec des habits magnifiques. Parfois, on l'habille comme un cavalier ou un soldat, et on le dessine tenant une lance. Toutes ces images sont des formes. Mais les anges sont des esprits, sans forme. Des esprits rationnels et libres. En plus, la raison de l'ange est plus forte que celle de l'homme. Pour cela, l'ange peut conseiller l'homme et le guider. Et, puisqu'ils sont des esprits rationnels et libres, ils peuvent marcher dans la voie du bien, ou celle du mal. Ceci était quand ils ont été créés. Ils entrèrent dans un examen. Celui d'entre eux qui réussit continua à être un ange, comme il est. Et, celui qui échoua devint un démon, et resta un démon comme il est. Des esprits libres, rationnels et lumineux. Lumineux. Pour cela, il est dit que le diable peut changer sa forme en forme d'un ange de lumière. C'est-à-dire, le diable peut paraître en forme d'un ange de lumière. Les anges sont donc des êtres lumineux. Pour cela, on trouve que les anges qui parurent dans l'histoire de la résurrection étaient lumineux. Ils étaient lumineux, et avaient un aspect lumineux, brillant.

2. L'obéissance des anges :

Ces anges ont une obéissance admirable à Dieu. Une obéissance admirable ! Admirable dans sa précision et admirable dans sa vitesse. Que veut dire admirable dans sa vitesse ? C'est comme le prophète David a dit dans Psaume 103 : « Bénissez l'Eternel, vous ses anges, qui êtes puissants en force, et qui exécutez ses ordres, en obéissant à la voix de sa parole ! » C'est-à-dire qu'au moment même où Il dit un mot, ils l'exécutent, tout de suite, sans délai. Certains parmi les hommes, quand tu leur demandes de faire quelque chose, ils disent oui. Mais, ils ne la font qu'après trop de temps. C'est un oui sans action, ou suivi d'une action lente. Et tu pourrais leur parler de cette affaire et ils disent : « Oh ! Oui ! Nous avions oublié ! » Ou « Nous étions préoccupés. » Mais, les anges, quand le Seigneur leur donne un ordre, ils l'exécutent à l'instant même. « Qui exécutez ses ordres, en obéissant à la voix de sa parole ! » Pour cela, nous prions au Seigneur : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. » Comme ta volonté est faite au ciel, avec vitesse et à l'instant même, que ce soit de même sur terre. Là, il y a une autre observation. Quand les anges exécutent la volonté de Dieu, ils le font sans discussion, sans conversation. C'est-à-dire que l'ange ne dit pas : « Oui, cela est bien », ou « Non, cela est mauvais. », ou « Cela est convenable. », ou « Cela n'est pas convenable. » Non ! Ils ne font jamais cela ! Par exemple, Dieu dit à un ange : Va et tue tous les premiers-nés des Egyptiens, depuis le fils du Pharaon, assis sur le trône, jusqu'au fils de la servante qui aide dans l'accouchement des femmes. Tout de suite, l'ange exécuta cet ordre. Les anges ne disent pas : « Pourquoi, Seigneur ? Pardonne-leur », ou « Remets cet ordre à plus tard. » Non. L'ange exécute l'ordre par la lettre, comme il est. Le Seigneur dit à l'ange, quand David compta le peuple : Va lever ton épée sur Jérusalem. L'ange la leva. Dieu dit : Tue 30,000. Ils furent tués. Les anges n'interviennent pas. Puisque Dieu a donné un ordre, il doit être exécuté. Mais, celui dont l'esprit discute, raisonne et argumente avec le Seigneur, celui-là est l'homme. Pas l'ange. L'ange obéit aux ordres, et il obéit à l'instant même. Voici les anges ! Ne croyez pas que les anges sont seulement des anges de charité. Non. Il y a les anges de la punition. Le premier ange qui fut mentionné dans la Bible est un ange de punition. Quand Adam pécha, le Seigneur dit à un des chérubins de garder l'arbre de la vie avec une épée flamboyante, pour que personne ne s'en approche. Et cela fut. Un ange des chérubins, avec une épée flamboyante, se tint pour interdire l'entrée à l'arbre de la vie. Les anges obéissent et ne discutent pas l'exécution des ordres. Ils disent : « Oui, Seigneur. Nous faisons comme tu nous ordonnes de faire. » Hérode se tint en gloire et extravagance, et sa voix fut comme si elle était la voix de Dieu. Alors, le Seigneur dit à un ange de le frapper. Il tomba alors et fut mangé par les vers. Tu me dirais peut-être : « Mais, c'est injuste. » «Injuste » est notre jugement à nous, les hommes. Mais, là, il y a un ordre qui doit être exécuté. Le Seigneur dit : Nous ne sommes pas plus sages que Dieu. Nous ne sommes pas plus tendres que Dieu, ni plus charitables que Lui. Mais, comme Il ordonne, ce doit être fait. Et les anges sont puissants dans leur exécution des ordres. Par exemple, l'armée de Sanhéride menaça le pays, alors Dieu envoya un ange qui frappa 185,000 de l'armée de Sanhéride. Ceci est de la force. De la force et du pouvoir. Pour cela, nous ne devons pas dire que chacun a besoin d'un ange gardien pour le garder. Un seul ange peut garder toute la ville. Pour cela, la Bible a dit : « L'ange de l'Eternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger. » Un seul ange peut le faire.

3. La beauté des anges :

Les anges sont aussi extrêmement beaux. Ils sont des anges lumineux et extrêmement beaux. Vous me diriez peut-être : « Comment le sais-tu ? » Je vous l'explique. Quand deux anges vinrent frapper Sodome, les habitants de Sodome, qui avaient l'homosexualité, les virent et coururent après les deux anges pour commettre l'adultère avec eux. S'ils n'étaient pas si beaux, ils n'auraient pas attiré leurs regards. Mais ils étaient extrêmement beaux au point que ces homosexuels coururent après eux. Ils sont extrêmement beaux, avec la beauté spirituelle et la beauté du visage aussi. Il y a la beauté spirituelle, car la Bible dit d'Etienne, le archidiacre : « Tous ceux qui siégeaient au sanhédrin, ayant fixé les regards sur Etienne, son visage leur parut comme celui d'un ange. » Un visage comme celui d'un ange… Donc, celui qui regarde le visage d'un ange le trouve extrêmement beau dans ses traits, et dans ce qui s'y trouve comme pureté, sainteté et beauté spirituelle.

4. La création des anges et leur nombre :

Certains demandent : quand les anges ont-ils été créés ? Ils ont certainement été créés avant les hommes. Et peut-être qu'ils ont été créés avant la nature toute entière, ou dans le premier jour. Comment ? Car ils sont des anges de lumière. Certains donc ont fait l'interprétation que quand le Seigneur dit « Que la lumière soit ! » et elle fut, il y eut dans cette lumière la lumière matérielle et la lumière des anges. Mais il y a une autre opinion qui dit qu'au début, Dieu créa les cieux et la terre. Il créa les cieux avec tout ce qui s'y trouve comme choses matérielles et spirituelles, parmi lesquelles il y eut les anges. Le nombre des anges est très grand. La Bible dit : Mille milliers, et dix mille millions. Dans le livre du prophète Daniel, chapitre 7, verset 10, on parle du Seigneur et on dit : « Un fleuve de feu coulait et sortait de devant lui. Mille milliers le servaient, et dix mille millions se tenaient en sa présence. Les juges s'assirent, et les livres furent ouverts. » Ceci est aussi ce que nous disons dans la Messe Divine, précisément dans la Messe Grégorienne. « Des mille milliers se tiennent en ta présence, et des myriades de myriades te servent. » Si une myriade est dix mille, dix mille fois dix mille sont cent millions, c'est-à-dire des cents millions d'anges. Ils sont donc en nombres énormes. Ceci a aussi été dit des anges dans l'Apocalypse. Apocalypse 5 :11,12 : « J'entendis la voix de beaucoup d'anges autour du trône, des êtres vivants et des vieillards, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers. » Donc, leurs nombres sont énormes.

5. La vitesse de déplacement des anges :

 Aussi, de même que les anges obéissent vite, ils se déplacent vite. Une fois, j'ai lu dans un livre de Théologie - Théologie Théorique - la question : « L'ange, passe-t-il à travers la matière pendant son déplacement ? » Que veut dire passer à travers la matière ? Cela veut dire passer à travers la ligne qui est au milieu, entre un lieu et l'autre. C'est-à-dire, suppose qu'un ange entre dans une chambre, et cette chambre a des murs. L'ange passe à travers ces murs. Les murs, qui sont la matière, ne l'arrêtent pas. Il passe à travers eux. Un ange qui est dehors, devient tout de suite dedans. Une matière ne peut pas passer à travers une autre. Mais l'ange est un esprit. Disons que la distance entre l'Egypte et l'Australie est, par exemple, 26 heures par avion. Suppose qu'un ange se trouve en Egypte, et quelqu'un en Egypte lui dit : Sauve mon frère à l'Australie ! L'ange passerait-il 26 heures pour y arriver ? ! Le frère serait mort ! Mais, au moment même, l'ange passe et devient en Australie. Il n'a pas besoin de ces distances comme les hommes. Tu peux demander l'intercession de l'ange Michel, alors qu'il est au ciel, au lieu le plus haut, devant le Seigneur. Alors, il descend au moment même. Cette admirable vitesse de déplacement est particulière aux anges. Ils se déplacent vite, d'un moment à l'autre. Pour vous simplifier ceci, je vous dis : la pensée de l'homme peut se déplacer d'un continent à un autre sans passer à travers de la matière, et au moment même. Tu peux être assis au Caire, ayant un parent à Johannesburg, ou à Cape Town, auquel tu penses. Tu trouves alors que ta pensée s'est déplacée, au moment même, à lui et à sa maison même. Elle n'a pas besoin de passer à travers la matière. Les anges, qui sont des esprits, sont comme cela. Ils n'ont pas besoin de temps. Ils ont de la vitesse dans le déplacement. Certains ont eu le nom des Astres du Jour, et certains des Enfants de Dieu. Et, ils ont beaucoup d'autres noms. Ils peuvent paraître en forme d'êtres humains. C'est-à-dire qu'un ange peut paraître en forme d'un homme. Comme dans Genèse 18, le Seigneur et deux anges parurent à Abraham, le père des pères, en forme de trois hommes. Ces deux anges allèrent à Sodome en forme de deux hommes. Les anges de la résurrection parurent en forme de jeunes hommes, portants des habits blancs. Donc l'ange peut paraître en forme d'un homme.

6. Rôles des anges :

Les anges ont plusieurs rôles dans leur relation avec les hommes. Par exemple, ils peuvent transmettre les ordres de Dieu aux hommes, soit face à face, ou dans un songe. Ils peuvent donc paraître dans les songes, comme est arrivé à Joseph le Charpentier. Un ange lui dit : Prends le petit enfant et fuis en Egypte. Il lui a transmis l'ordre du Seigneur. Une autre fois, il lui dit : Retourne, car ceux qui en voulaient à la vie du petit enfant sont morts. Alors, il retourna. Aussi, un ange lui parut et lui dit : Ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint-Esprit. L'ange lui a transmis des nouvelles. Ces nouvelles peuvent être de joyeuses nouvelles. Un ange annonça à Zacharie le sanctificateur, la naissance de Jean. Et l'ange, ou l'archange Gabriel annonça à la Vierge Marie la naissance du Christ. Je veux faire là, en passant, un commentaire qui vous montrera le rang de la Vierge. Un ange annonça à Zacharie le sanctificateur la naissance de Jean-Baptiste. Mais Zacharie n'est pas comme la Vierge Marie. L'archange Gabriel est celui qui fit l'annonce à la Vierge Marie. « Je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu. » Il est donc d'un rang plus haut.

7. Les rangs des anges et leur service et leur tendresse:

Les anges ont des rangs, des genres et des types différents. L'archange est Michel. On dit l'archange Michel. Il a été mentionné dans le livre du prophète Daniel, Chapitre 10. Aussi, il a été mentionné dans l'Epître de Jude, verset 9, chapitre 1. Aussi, dans l'Apocalypse, il dit : « Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. » Sûrement, Michel gagna, et Michel prit le dragon et le jeta dans la fournaise ardente de feu et de soufre. Pour cela, l'icône de l'archange Michel, tenant la lance et frappant le dragon, est une des icônes très connues dans l'église. Elle nous donne une idée de la force des anges et de la victoire du bien sur le mal. Et elle nous donne une idée que le diable est faible, comparé aux anges. Elle nous donne une idée que le diable est têtu. Il continue à résister jusqu'aux derniers jours, jusqu'à ce que l'archange Michel l'annule, c'est-à-dire annule son activité, mais ne le tue pas. Il le jette dans la fournaise ardente. Les anges seront aussi présents dans le Jugement. Dans Matthieu 13 : « Le Fils de l'homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales est ceux qui commettent l'iniquité, et ils les jetteront dans la fournaise ardente. » Les anges portent aussi les esprits des justes. La Bible dit : Lazare mourut et les anges le portèrent aux bras d'Abraham. Parmi les anges connus, il y a les chérubins et les séraphins. Les séraphins ne sont mentionnés que dans un seul chapitre de la Bible, qui est Esaïe 6, qui dit que les séraphins étaient autour du trône divin, glorifiant et s'agenouillant, disant Saint, Saint, Saint est l'Eternel des armées ! Toute la terre est pleine de sa gloire ! Pour cela, les séraphins sont décrits comme les anges de la glorification. On dit de celui qui vit la vie de la glorification, qu'il vit le rite des séraphins, et son style est le style de la glorification, disant : Saint, Saint, Saint. Mais, bien que les séraphins vivent le rite de la glorification, s'ils trouvent un homme qui a besoin de leur service, ils le servent sans délai. Il ne faut donc pas qu'un homme dise : « Je vis dans le rite des séraphins, et je n'ai rien à faire avec les hommes sur terre. Ils ont des anges d'un rang moins élevé, des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère… » Je trouve, là, une expression merveilleuse sur les séraphins, dans le livre du prophète Esaïe. Regarde ce qu'elle dit. La Bible dit, dans chapitre 6, que lorsque le prophète vu la vision magnifique, et le trône de Dieu, entouré des séraphins disant : Saint, il dit : « Malheur à moi ! Je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures. » Dès qu'Esaïe dit : « Malheur à moi ! je suis perdu », la Bible dit : « l'un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu'il avait prise sur l'autel avec des pincettes. Il en toucha ma bouche, et dit : ' Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié.' »

Je lis ce chapitre et dis : Merveille des merveilles ! Pourquoi ? Observe. Premièrement, les séraphins se tiennent devant le Seigneur. Ensuite, l'un d'eux entendit un homme disant : je suis perdu. Il vola alors de devant le trône divin et alla à cet homme. Nous lui demandons : Comment peux-tu laisser ton poste devant le Seigneur, et aller à cet homme qui dit : 'je suis perdu' ? ! Il nous répond : 'Mais, quand je vais au secours de cet homme, je suis en train d'exécuter la volonté de Dieu, qui aime les hommes.' Aussi, si quelqu'un est agenouillé, et en train de prier, et il trouve un homme qui est en danger d'être perdu, ne quitterait-il pas la prière et irait à son secours ? Si!

Il y a une histoire d'un saint qui s'occupait du service des pauvres. Puis, l'heure de la prière vint. Alors, il alla prier. Ensuite, il entendit quelqu'un crier, et demander le secours. Il fut donc confus : Quitterait-il la prière, ou la personne qui appelle ? Finalement, il quitta la prière et alla à elle. Il accomplit son service envers cet homme, puis retourna s'excuser au Seigneur qu'il a quitté la prière et s'est en allé. Le Seigneur lui dit alors : 'Non. Ton attitude a été juste. Si tu ne m'avais pas quitté et si tu n'étais pas allé à lui, moi, je t'aurais quitté et je serais allé le sauver. Ce que tu as fait est bien.' Donc, premièrement, ce séraphin laissa la glorification et alla sauver Esaïe. Mais, ce qui est plus étonnant, est qu'après qu'il ait pris la pierre ardente et qu'il ait touché Esaïe, il lui dit : 'ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié.' Il lui donna donc l'absolution. Qui peut dire, devant le Seigneur : 'ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié' ? ! Un prêtre ne peut pas absoudre quelqu'un en présence d'un évêque. Et, s'il parle, il dit : 'de ta bouche, mon seigneur.' Mais, le séraphin donna l'absolution à Esaïe et lui dit : 'ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié.' Les anges sont merveilleux ! Leurs coeurs sont très tendres. L'un d'eux ne peut pas supporter qu'un homme périsse devant lui. Il ne peut pas le supporter ! Vraiment ! Dans l'histoire de Josué, le souverain sacrificateur, dans le livre du prophète Zacharie, chapitre 3, il y a de très belles paroles. La Bible dit : « il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l'ange de l'Eternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l'accuser. L'Eternel dit à Satan » - l'Eternel, ici, n'est pas le Seigneur. Il s'agit d'un des seigneurs. C'est-à-dire 'Lord', 'seigneur'. L'un des seigneurs dit donc à Satan : « Que l'Eternel te réprime, Satan ! » Il n'est donc pas le Seigneur. S'il l'était, il n'aurait pas dit : « Que l'Eternel te réprime. » Il lui dit : « Que l'Eternel te réprime, Satan ! Que l'Eternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! N'est-ce pas là un tison arraché du feu ? Que veut dire 'un tison arraché du feu' ? C'est-à-dire une pièce de bois, tombée dans le feu et qui brûle, puis, avant qu'elle ne brûle complètement, on l'arrache du feu avant qu'il ne la détruise tout à fait. Donc, dès qu'il vu que Satan accusait Josué, il lui dit : 'Que l'Eternel te réprime, Satan ! Que l'Eternel te réprime.' Et il le sauva (Josué) de lui. Les anges ont donc un coeur vraiment tendre. Mais, si le Seigneur les envoie pour punir, ils ne disent pas : Nous sommes plus tendres que le Seigneur. S'il leur dit : Frappez tel, ils doivent le frapper. Pas de discussion. Ils aiment les hommes, et aiment le salut des hommes. Pour cela, la Bible dit qu'il sera de la joie dans le ciel à cause d'un seul pécheur qui se repentit. Si donc quelqu'un d'entre vous veut faire réjouir le coeur des anges, qu'il se repentisse. Les anges en seront joyeux. Donc, l'un de vous peut dire : Aujourd'hui, je vais faire plaisir aux anges. Mais, comment ? Je vais me repentir. Ils te diront : Bravo. Il y aura de la joie dans le ciel à cause d'un seul pécheur qui se repentit.

8. L'intercession des anges :

Les anges intercèdent en faveur des hommes. Pour cela, la Bible dit dans Zacharie 1 :12 : Les anges dirent au Seigneur : « Eternel des armées, jusqu'à quand n'auras-tu pas compassion de Jérusalem. » Donc, ils intercédèrent en leur faveur. Et, dans l'Apocalypse, la Bible montre qu'il y a un ange qui prend les prières des saints et les lève à Dieu, dans son encens. Dans Apocalypse 8 : 3-5 : « Et un autre ange vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or ; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu'il les offre, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône. La fumée des parfums monta, avec les prières des saints, de la main de l'ange devant Dieu. » L'ange, donc, prit un encensoir et y mit les prières des saints, et alla là-haut. Cela est vraiment beau ! Sois sûr que si ta prière est pure, et est acceptable devant Dieu, le Seigneur enverra, tout de suite, un ange pour la prendre dans son encensoir en or, et la faire monter, comme l'odeur d'encens, à Dieu. Cela est beau ! Aussi, cela a été dit des 24 vieillards qui se trouvent au ciel. Ils ont aussi des encensoirs en or. Ecoute ce que la Bible dit : « tenant chacun une harpe et des coupes d'or. » Des coupes d'or, c'est-à-dire des encensoirs d'or, remplis de parfums, qui sont les prières des saints. Nous sommes heureux que les anges prennent les prières des gens et les font monter à Dieu, comme l'odeur d'encens. Cela est beau ! Les anges aident les hommes en plusieurs choses. Nous entendons qu'un ange fit sortir Pierre de prison, dans Actes 12. Et un ange fit sortir tous les apôtres dans Actes 5. Nous entendons aussi qu'un ange fut envoyé au prophète Daniel. Il dit alors : « Mon Dieu a envoyé son ange et fermé la gueule des lions. » Cela prouve la force de l'ange. Bien que les lions remplissaient la fosse, l'ange ferma leurs gueules. On ne dit donc pas que le Seigneur envoya un ange à chaque lion. Non. Un seul ange ferma la gueule des lions. C'est de la force ! Et, il est envoyé de Dieu. Pour cela, le mot 'ange' est en grec 'Angelos', et Angelos en grec veut dire 'messenger' en anglais. 'Messager'. Donc il est envoyé de Dieu. La Bible dit : « L'ange de l'Eternel campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger. » Dans Psaume 91 : « Car il ordonnera à ses anges de te garder dans toutes tes voies ; Ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte contre une pierre. » Voici comment est l'ange !

Jacob, le père des pères, dit : L'ange de Dieu me garda sur tout mon trajet. Quand vous lisez l'histoire de Jacob - je vous ai écrit un livre sur Jacob et Esau - vous trouverez que parfois une armée d'anges le rencontrait. Et plusieurs anges lui parurent. Les anges sont quelque chose de très beau dans la vie de Jacob ! Ils le gardent dans toutes ses voies.

Les anges existent aussi dans la vie des hommes. Pour cela, il y a plusieurs de nos églises qui sont nommées : Eglise de l'Archange Michel, ou Eglise de l'Archange. A chaque monastère, vous trouverez, dans la forteresse, en haut, une église nommée : Eglise de l'Ange, comme symbole de la protection du monastère par l'ange. « L'ange de l'Eternel campe autour de ceux qui le craignent. » Mais, si tu marches sur la mauvaise voie, peut-être les anges n'aimeront pas cette vision qui est mal, et te quitteront et s'en iront. Ils te diront : Corrige cela. Si tu ne le corriges pas, ils te quitteront et s'en iront. Que peuvent-ils faire ? Observez l'histoire de Sodome. Deux anges prirent Lot, sa femme et ses deux filles. Donc quatre personnes. Quatre avec deux anges, c'est-à-dire chaque ange tenait deux personnes avec ses deux mains. Il les tira. Il les fit marcher vite pour sortir de la ville, pour les sauver. Mais la femme de Lot s'entêta. Elle ne voulut pas s'en aller. Alors, il la laissa. Il ne peut pas tirer une statue de sel avec lui. Si elle veut devenir du sel, elle est libre, sa main étant toujours dans la main de l'ange. Bien que sa main était dans la main de l'ange, sa volonté libre était intacte. Si tu veux devenir du sel, vas-y. Ne continue pas avec nous si tu veux. Je prendrai Lot et les deux filles, et toi reste, en sel. Comme tu veux. Il paraît que la cassette est finie. Arrêtons-nous là. Que Dieu ait pitié de nous et qu'Il nous bénisse. Qu'Il fasse luire sur nous Sa face. Et qu'Il bénisse tous ceux qui sont présents avec nous pendant cette prière. Par les prières que la Mère de Dieu, la pure Sainte Marie, lève pour nous à chaque instant, et tous les rangs des anges, des apôtres, des ermites, des pieux et des saints qui ont fait plaisir au Seigneur par leurs bonnes actions, à chaque instant. Et par la bénédiction de l'ange pur de ce jour. Et par la bénédiction de Saint Marc et de Saint Anba Rouès, et la bénédiction de la Sainte Vierge premièrement et dernièrement. Que leurs saintes bénédictions, leur aide, leur pitié et leur intercession soient toujours avec nous. Amen.  

 
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