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Le Chanteur Pleurant Il était un chanteur connu par les soupirs et les pleurs dans ses chansons, qui enflammèrent les sentiments des adolescents et des adolescentes. Moi, j’étais l’une d’elles. Je possédais toutes ses cassettes, ses chansons et ses poèmes. Quand la radio jouait ses chansons, je forçais ma maison au silence complet pour qu’elle l’écoute. Je tenais mon mouchoir pour me sécher les larmes. Malheur à moi de cet esclavage amer. J’écrivais ses chansons et ses poèmes sur des papiers que je distribuais à mes collègues. J’utilisais même ses phrases dans mes paroles de chaque jour et je gardais ses photos dans mes livres. Mon père et ma mère essayèrent de me retourner de cela, mais en vain. Par un plan divin étrange, une nouvelle église fut construite près de ma maison. J’allai alors la voir. Là bas, j’entendis un sermon contenant les paroles de Paul l’apôtre: "Dites ensemble des psaumes, des hymnes et des chants inspirés; chantez et célébrez le Seigneur de tout votre coeur. En tout temps, à tout sujet, rendez grâce à Dieu le Père au nom de notre Seigneur Jésus Christ." (Ephesiens 5) Je sentis la grandeur de l’impureté où je vivais, et de mon esclavage dur au chanteur pleurant. Je me demandai si le Seigneur accepterait mon repentir comme Il accepta le repentir de Manassé. Je me demandai où étaient les psaumes et les hymnes, où étaient les chants inspirés, les chansons et les célébrations du coeur, dans ma vie. Où était le rendement de grâce à tout sujet. Je me hatai à retourner à la maison, et, d’une facilité étrange, je saisis les cassettes de chansons et les cahiers de poèmes et je les détruisis et les déchirai toutes. Le Seigneur, ensuite, saisit ma main et me fit entrer par sa porte, même si elle est étroite et même si la route est difficile, qu’elle est vaste et glorieuse la vie avec le Christ! Je trouvai un grand plaisir, qu’on ne peut mesurer, dans les chants et hymnes spirituels. Je trouvai la meilleure vie dans la parole pure de Dieu. Je trouvai la pureté dans l’église de Dieu qu’il a possédée par son sang. Je me trouvai et je trouvai ma vie éternelle, en paix, dans les mains de Celui qui nous a délivrés, et non dans les chansons du chanteur pleurant ou dans ses soupirs! Le Seigneur commença à bénir ma vie, d’après la richesse de sa gloire. Je travaillai dans une école et j’aimai mes élèves d’un vrai amour chrétien, au point qu’elles aimèrent le Christ à travers moi. Il est vrai que j’ai regretté les jours que les sauterelles, le vent et les soupirs du chanteur ont mangés, mais le Seigneur me récompensa, car il me rendit un serviteur dans sa sainte église; un serviteur qui se réjouit du retour des âmes, attachées à l’amour du monde, à Sa pitié sincère.
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