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Mourrais-je dans la foi de ma chère Mère, ou dans ton manque de foi, mon cher Père? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Père Charobime Yacoub   

 

Mourrais-je dans la foi de ma chère Mère,

 

Ou dans ton manque de foi, mon cher Père?

 

Mon histoire est étrange, car j’étais un athée, ne croyant pas à l'existance de Dieu. Satan contrôla ma pensée et mon coeur. J’avais une femme pieuse qui se consolait toujours par l’Evangile et l’église. J’avais plaisir à la narguer et l’énerver. Quant à elle, elle me supporta avec un contentement et un calme très étranges. J’avais une petite fille unique que nous aimâmes de tout notre coeur.

Ma femme devint malade d’une maladie dangereuse, puis elle quitta la vie, sans qu’on ne s’y attende. Je devins triste, d’une tristesse extrême. Ma conscience me fit des reproches à cause de ma dureté avec elle pendant ma vie conjugale. Je le regrettai, et le regrettai, je pleurai et pleurai.

Les gens vinrent me consoler, mais je ne donnai aucune importance à ce qu’ils disaient, car mon coeur s’était fermé contre leur consolation. Mon attachement à la petite enfant augmenta, car je vis en elle l’image de la mère. Je commençai alors à répandre ma tendresse sur elle. Elle commença à grandir et grandir dans mon coeur jusqu’à ce qu’elle reigna sur lui. Je ne supportai pas d'être séparé d’elle. Elle m’aima beaucoup aussi.

Sans aucune alerte, ma fille devint malade de la même maladie de sa mère. Ceci me fit très peur. Je devins comme un fou, la transportant d’un médecin à l’autre, essayant de la sauver, mais en vain. Je souhaitai qu’on prenne tout et qu’on me la laisse vivante. Mais qui y pouvait rien.

Je sentis du chagrin en m’asseyant près d’elle, sur son lit, pendant ses derniers moments. La mort s’approchait d’elle et je ne pouvais l’arrêter. Je souhaitais mourir à ta place, ma chère. Je pleurai avec force et à haute voix. Quant à elle, la paix et le repos remplirent son visage et elle me surprit par une question à laquelle je ne m’attendais pas. Elle la demanda d’une voix faible: Cher papa, je meurs maintenant. Mourrais-je dans la foi de ma chère mère, ou dans ton manque de foi, mon cher père?

Sa question me secoua, et je me tus. Je me dis: Quel mal le manque de foi, l’athéisme et l’entêtement m’ont-ils fait! Et qu’est ce qui m’arrivera si je meurs sans foi? Les larmes, venant de la source d’une âme broyée, remplirent mes yeux. Je serrai ma fille mourante à ma poitrine, criant avec des larmes:

Vas, ma fille, en paix et repose-toi à l’espoir de la résurrection dans la foi de ta chère mère et dans ma foi, à moi, dans le Christ. Les yeux de ma petite fille se noyèrent de larmes, puis elle les ferma et elle se sauva au ciel. Moi, je me sauvai dans le chemin de la connaissance du Christ.

 

"Je suis la porte: si quelqu’un entre par moi, il sera sauve, il ira et viendra et trouvera de quoi se nourrir." (Jean 10:9)

 

 
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