Introduction
Ce jour là, il y aura un autel du Seigneur au cœur du pays d’Égypte et une stèle du Seigneur près de sa frontière. Ce sera un signe et un témoin pour le Seigneur, le tout-puissant, dans le pays d’Égypte : quand ils crieront vers le Seigneur à cause de ceux qui les oppriment, il leur enverra un sauveur qui les défendra et les délivrera. Le Seigneur se fera connaître des Égyptiens, et les Égyptiens, ce jour-là, connaîtrons le Seigneur. Ils le serviront par des sacrifices et des offrandes, ils feront des vœux au Seigneur et ils les accompliront. Alors, si le Seigneur a vigoureusement frappé les Égyptiens, il les guérira. Ce jour là, une chaussée ira d’Égypte en Assyrie. Les Assyriens viendront en Égypte, et les Égyptiens en Assyrie. Les Égyptiens adoreront avec les Assyriens. Ce jour là, Israël viendra la troisième, avec l’Égypte et l’Assyrie. Telle sera la bénédiction que, dans le pays, prononcera le Seigneur, le tout puissant : « Bénis soient l’Égypte, mon peuple, l’Assyrie, œuvre de mes mains, et Israël, mon patrimoine ».1
Voici l’extrait des livres bibliques dont les chrétiens du Nil sont les plus fiers avec la bénédiction messianique de la sainte famille. Voici l’honneur de l’Église Copte, la plus biblique des Églises universelles. Mais comment en serait-il autrement lorsque l’on sait qu’à l’époque du prophète Isaïe, plus de sept cents ans avant la naissance du Christ, ces Égyptiens ne sont que les ancêtres des Coptes d’hier et d’aujourd’hui. Il paraît alors bien naturel de remplacer dans ce texte le terme « Égyptien » par le terme « Copte ». Ainsi, sachons que le terme « Copte » n’est qu’une variante tardive et abusive de « Égyptien », mot formé par les grecs d’Égypte au VIIIe siècle av. J.C. sur le nom prestigieux du temple de Memphis. Les Coptes ne sont pas autre chose que les « Égyptiens ». La variante s’est formée sous la pression d’un fait : le passage de l’Égypte sous la domination arabe, qui commença en 641.2 Il existe donc bel et bien un tournant dans l’Histoire des Coptes, le virage de l’arabisation du pays. Les Coptes n’étant par nature que les successeurs de la grandeur pharaonique de l’Égypte. Nous savons, par exemple, que la langue copte n’est qu’une retranscription différente de la langue des pharaons et Champollion n’a dû son extraordinaire découverte de la signification des hiéroglyphes qu’à sa parfaite connaissance de la langue copte, langue avec laquelle il écrivait d’ailleurs son journal intime. Je vous invite donc à retracer avec moi l’Histoire de ce peuple, de leurs coutumes, de leur Église et de sa foi qui a su survivre à travers le temps et les persécutions.
2 cf. Les Coptes, Pierre du Bourget
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