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Au Moulin de Mouquattam Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Les enfants du Pape Cyril VI   

 

Au Moulin de Mouquattam

 

 

L’intérêt divin voulut que le moine solitaire se déplace de sa caverne hors des murs du monastère, à une autre place déserte, qui n’est pas moins calme et tranquille que Wadi El Natroun. Cette place fut la colline des moulins à la montagne de Mouquattam… Ce déplacement étrange avait une histoire intéressante qui prouve que le moine et prêtre Mina le solitaire était conduit par la préparation divine à chacun des pas de sa vie, qu’il avait soumise au Christ, s’unifiant à Lui dans la vie du calme complet, et suivant sa haute volonté plus que la sienne, dans toute affaire qui le rencontre.

Ce qui est intéressant dans l’histoire de son dépalcement de Wadi El Natroun à l’église de l’Ange Michel du sud, au Caire Ancien, puis au moulin de vent, que ce moine doux, très timide, peu bavard, dont l’apparence prouve la faiblesse et la pauvreté, fut courageux, défendant la vérité avec perspicacité, s’il le fallait.

Ce qui est arrivé, en fait, quand l’an 1936 arriva avec des mouvelles peu joyeuses à l’intérieur du monastère de Baramus. Car le moine Mina le solitaire remarqua, le soir d’un samedi, en route au monastère, des mouvements inhabituels de chevaux, de chameaux et de soldats. Quand il entra de la porte du monastère et s’instruit sur la cause de la présence des soldats, il fut au courant de la décision de chasser certains des pères moines.

Là, nous voyons le vrai example du travail de Dieu avec le moine Mina le solitaire, qui ne put s’empêcher de montrer la vérité et de se tenir auprès de celui à qui on a fait injustice. Il commença alors une conversation calme et sage avec le directeur du monastère, le suppliant au nom des jours saints et du vendredi des souffrances de Celui qui nous a délivré, de remettre l’ordre de chasser les sept moines jusqu’à ce qu’ils présentent une pétition au Pape, pour qu’il décide leur sort. Il le supplia de ne pas les chasser encore, pendant les jours saints.

Malgré l’agitation du directeur du monastère et ses menaces au moine Mina, le dernier supporta l’affront et les menaces, et continua à demander au directeur du monastère, pour le Christ, de patienter et d’agir comme il plait aux esprits de nos pères les saints, dont les instructions intercèdent en faveur des transgresseurs et des divergents de la loi, et donnent à chacun sa récompense, sans couper son espoir.

Quand le directeur du monastère continua à s’obstiner, et le moine Mina fut sûr de son insistence à chasser les sept moines qui avaient tous un passé glorieux dans le service du monastère, il dit au directeur: Mon père, je me suis donné au service de ces pères qui ont été chassés par la force, sans pitié. Je leur serai un serviteur jusqu’à ce qu’ils retournent à leur monastère, en sécurité, par le pouvoir de Dieu.

Il sortit avec eux, les consolant et les encourageant, et ils allèrent au Caire, se dirigeant vers le Caire Ancien. Il descendirent comme hôtes du décédé vertueux, Archiprêtre Daoud Marcus, le prêtre de l’église de l’Ange du sud, au Caire Ancien.

Parce qu’il désirait la vie du calme et de la solitude où est-ce qu’il se déplace, nous le voyons dès le premier moment de son arrivée à l’église du monastère de l’Ange Michel du sud, qui examinait l’église de l’Ange du sud, cherchant un lieu caché où il pourrait trouver le calme, la tranquilité et la vie de solitude qu’il aimait et qu’il s’était dessinée comme chemin.

Après un effort peu fatiguant, le moine solitaire trouva une petite chambre au troisième étage, qu’il considera comme sa cellule, près de l’église du grand martyr Saint George (l’une des églises du monastère de l’Ange du sud). Il faisait ses messes journalières dans cette église voisine à la chambre.

La chambre (la cellule) incarne vraiment la vie d’austérité et de pauvreté volontaire que le moine Mina le solitaire avait choisie pendant toute sa vie.

Quand l’affaire des sept moines finit en paix, après que le Pape Youannesse s’assura de la vérité de ce qui s’était passé à l’intérieur du monastère et la fausseté de ce que le directeur du monastère répétait à propos du moine Mina, et quand les moines retournèrent à leur monastère après avoir reçu la bénédication de sa Sainteté le Pape, le moine Mina resta devant le Pape, demandant qu’il lui permette d’habiter à la montagne de l’est, près du monastère de l’Ange du sud, dans un des moulins de vent.

Le moine doux dit à sa Sainteté le Pape: Je demande à votre Sainteté de me permettre d’habiter dans un des moulins de vent. Dieu m’a donné le succès à recevoir un permis du directeur des Antiquité Arabes à un loyer symbolique. Aussi, mon coeur me dit que je recevrai la grâce de la consolation dans cette place. Elle est comme la caverne de Wadi El Natroun, loin de toute activité.

Sa Sainteté le Pape lui accorda sa demande. Le jour même, le moine qui désirait la vie de l’austérité et de la solitude fit du moulin de vent son habitation, sans le dire à personne. Ceci jusqu’à ce que le prêtre pieux, le décédé Archiprêtre Daoud Marcus, multiplia le nombre des notables qui cherchaient le moine Mina le solitaire, car il avait disparu soudain, quittant la chambre étroite au troisième étage du monastère de l’Ange du sud, pour aller à la cellule du moulin de vent. Quand ils le trouvèrent après qu’un des servants le suivit après la messe divine, poussé par Archiprêtre Daoud Marcus, ils le trouvèrent assis sur le sable du moulin qui n’avait pas de plafond ni de porte. Alors, ils le préparèrent à être habité, et le rendirent une cellule, rendant le second étage une église pour la prière, et le premier un lieu où le père moine Mina le solitaire peut habiter.

Méditons, là, un peu dans la vie du moine solitaire, prêtre Mina le Baramussien… La vie à l’intérieur du moulin de vent n’était point fabriquée par lui, ni était le produit de ses idées, mais elle était une pure volonté divine.

Qui était-ce qui avait préparé l’hasard de la présence du groupe de soldats, de chevaux et de chameaux devant la porte du monastère de Baramus, le soir d’un samedi, au même temps où le moine solitaire s’était habitué à retourner au monastère pour laver ses habits et les habits des moines âgés et malades, et pour recevoir les conseils et l’instruction de son maître Archiprêtre Abdel Messih El Massoudi, et atteindre la messe divine le matin du dimanche, puis de prendre ce dont il a besoin comme nourriture et eau et retourner le soir du dimanche à sa caverne, hors des murs du monastère.

Il aurait été possible que l’affaire de l’expulsion des sept moines arriva un autre jour où le moine Mina le solitaire était à sa caverne lointaine, si ce n’était à la volonté de Dieu qui conduit ses pas.

Et qui était-ce qui avait fait que ce moine doux habite un des moulins de vent, bien que ces moulins soient la propriété de l’Administration des Antiquités et qu’on ne louaient à personne, quoique ce soient les circonstances. Mais la visite du directeur des Antiquités Arabes, docteur Hussein Rached, avec un visiteur Américain, au moine Mina le solitaire, à l’an 1933 à la caverne du solitaire hors des murs du monastère de Baramus, donna au directeur des Antiquités Arabes une impression exceptionnelle du Moine pieux qui a honoré l’Egypte et le monasticisme Egyptien, comme il s’était exprimé au moine Mina à la fin de cette visite. Puis il présenta sa carte personnelle au moine Mina, espérant de lui rendre sa bonne accueillance pour lui et son visiteur.

Ce qui excite l’admiration est que le moine doux, quand il arriva au monastère de l’Ange du sud avec les sept moines, s’installa à la chambre étroite du troisième étage, car elle était un lieu lointain, isolé, qui n’était au voisinage que d’une petite église. Il ne se contenta pas de son installation temporaire au monastère de l’Ange du sud, mais il se promena pour plusieurs jours entre les moulins, jusqu’à ce que le guardien l’arrêta et lui demanda la raison de sa présence dans ce lieu désert. Puis il lui apprit que les moulins étaient la propriété de l’Administration Arabe des Antiquités. Le solitaire se rappela alors de la promesse du Docteur Hussein Rached de lui faire n’importe quoi pour exprimer sa gratitude et lui rendre la faveur qu’il lui avait faite.

N’est-ce pas que la vie du moine Mina le solitaire était conduite par une main haute… Lui, il prie nuit et jour, dans une vie de confrérie et d’unité avec le Christ, et le Seigneur conduit sa vie et le guide à travers l’intercession des saints, surtout de Mar Mina El Agayebi (faiseur de merveilles), que le solitaire aimait dès son âge doux, à la maison de son père. Et cette intercession continua pour toute sa vie sur terre.

En réalité, bien que la vie à la caverne du monastère de Baramus ressemble à la vie au moulin de vent, cette dernière était proche du Caire Ancien. Quand sa réputation à faire des miracles fut connue, les gens venaient à lui en groupes, malgré la fatigue de la route sablonneuse montant au moulin, et l’éloignement du lieu de toute activité. Ils continuèrent à boire de la rivière de sa sainteté pendant tout le temps qu’il habita au moulin.

Sa Sainteté ne pouvait retenir des croyants le travail de la grâce… Car le miracle est un travail spirituel qui dépend enfin du chargement de Dieu de ses saints, pour qu’ils aident les croyants et fortifient leur foi.

Quant aux signes de la délicatesse des sens et de faire les miracles, ils étaient un cadeau de Dieu qu’Il a donné à son saint. Car les gens venaient à l’habitant du moulin, demandant la bénédiction et la prière pour un certain problème qui les oppose, ou une maladie qui affecte le corps et pour laquelle la médecine a échoué de trouver un médicament. Comme fut-il la raison de consolation et d’espoir de plusieurs !

Tous les contemporains du Pape Kirollos dès son installation à la cellule du moulin de vent nous assurent qu’il rapportait chaque miracle qui arrivait aux gens à son intercesseur Mar Mina El Agayebi, disparaissant lui-même pour ne point recevoir de gloire des gens.

Mais les visites des gens au moine solitaire ne gâtèrent pas sa solitude… Comment ceci ce ferait-il à lui, qui a appris à pratiquer la solitude et le calme à travers les instructions de Mar Isaïe le Syrien qui invitent à la solitude à chaque lieu où l’homme se trouve: l’homme s’isole alors avec sa pensée et sa conscience et vit des moments comme un étranger au lieu… Car le calme et la tranquilité sont beaucoup mieux que les travaux.

Lève-toi, mon fils, pour prendre la manne avant le levée du soleil.

Dieu fit qu’un homme âgé, qui s’appelle l’oncle Méléca, aille trouver le moine Mina le solitaire au moulin, à l’aube de chaque jour. Il était devenu très malade et les médecins crurent qu’il allait mourir. Puis, le moine Mina le visita au début de son installation au moulin. Il pria pour lui, le signa avec de l’huile et lui donna une Kurbana (pain sacré) à manger. La vie alors entra dans son corps et sa santé retourna, comme elle était avant cela. Avant qu’il parte, le moine solitaire lui demanda de venir à lui au moulin pour servir avec lui la messe divine, chaque jour.

De même, certains des pieux des fils du moine solitaire passaient plusieurs nuits avec lui, dans une vie de jeûne et de prière continue.

Il se levait tôt pour faire le Kurban et il éveillait ceux qui étaient avec lui pour prier la messe divine, avant le levée du soleil, appelant l’oblation la Manne du ciel et la nourriture d’en haut qui rassasie les esprits qui ont soif.

Quant à sa nourriture, la plupart des jours elle ne se composait que d’une pièce de pain et un mélange de cumin, de coriandre et de sel en poudre. Quand elle devenait luxueuse, elle se composait de deux pièces de pâte de fève (falafel) et un peu de cresson.

Malgré tous les aliments délicieux que les visiteurs apportaient à sa Sainteté, il ne les goûtait pas, mais les distribuait aux pauvres des habitants de la montagne, aux conducteurs de chameaux et aux guardiens, et il offrait aux visiteurs les aliments luxueux qu’ils apportaient.

Le nombre de fois qu’il mangeait n’était que deux. Aux jours du jeûne il ne mangeait qu’une seule fois, en plus de la Kurbana de l’Agneau… Quelle sainteté alors le moine solitaire a-t-il vécue, dans la crainte de Dieu, uni au Christ dans une rivière qui ne manque point de grâces et de bénédictions dont Dieu le teint, avec abondance.

 

 
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