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La Rivière de Sainteté La vie de sainteté que vécut le Pape Kirollos VI fut la raison de l'étonnement et de l'admiration de plusieurs. Car il était ascétique en toute chose: sa nourriture, son boisson, ses habits, sa simplicité avec les gens, son pardon, son indulgence et son amour pour la prière et à faire la messe qu'il voyait comme la seule arme qui résout tout problème et fait croître chaque travail à l'église. Les habits pauvres du Pape étaient la première chose que les gens autour de lui remarquaient… Dedans, il portait des habits rugueux, faits d'un tissu comme le calicot, au dessus desquelles il portait une ceinture en cuire, l'Esquim saint, ensuite une sorte de robe noire légère. Il portait aussi comme une grande cape (avec capuchon) qu'il appelait Farragueya. Il mettait un chale sur la tête pour cacher ses cheveux qu'il avait voué de ne pas couper dès qu'il était devenu un moine au monastère florissant de Baramus. Il n'y a pas de surpruise en tout ceci, car il ressembla à Samson le géant, dont la force se trouvait dans les cheveux qu'il avait voués à Dieu. Sa force, pendant le temps qu'il garda sa vocation, fut sans limites. Les enemis ne purent le vaincre car la force de Dieu était avec lui. Même les habits du service de la messe, Pape Kirollos VI n'était pas disposé à les utiliser, répétant que Christ était venu en Egypte pour s'échapper, et n'avait point de lieu pour poser sa tête. Il offrait les habits luxueux, qu'il recevait de ses fils et de ceux qui l'aimaient, aux prêtres, surtout ceux des villages. Pour cette raison, plusieurs gardent toujours les habits du Pape jusqu'à présent, pour s'en bénir. Quant aux souliers du Pape, ils y en a d'autres histoires étonnantes et admirables… Le Pape ne tendait pas à porter plusieurs souliers. Quand ses souliers s'abîmaient, il demandait de les réparer et les teindre. Sa simplicité et la simplicité du lieu où il vivait étaient la raison d'étonnement de tous ceux qui lui étaient proches ou qui ne l'étaient pas… Quand le délégé apostolique le visita pendant sa maladie, ce visiteur fut étonné de la pauvreté des meubles de la chambre du Pape, car il ne s'y trouvait qu'un lit à quatre colonnes en fer et un ancien bureau mal nettoyé. Même la chaise où le Pape s'asseyait était ancienne, à la couleur pâlie. Quand le visiteur ne put cacher ses sentiments, après avoir promené son regard tout autour de la chambre simple, il dit à sa Sainteté le Pape: Les Coptes peuvent te préparer une bonne chambre, notre maître. Mais le Pape ascétique et simple répondit en disant: Je crois, monsieur le délégé, que cette chambre est une centaine de fois plus luxueuse que l'étable où mon Maître et le Tien est né… et que veut-on plus que cela! Ceci n'est pas surprenant, car le Pape saint considérait la chambre où il vivait comme une cellule, ne différant pas de la cellule du monastère ou du Mouquattam. Et qui croirait que le Pape, au service duquel était un nombre de serviteurs de l'église, sortait parfois de sa chambre, la nuit, (avant minuit, bien sûr) pour apporter un ver d'eau pour boire, sans penser à réveiller un des serviteurs de l'église, qui étaient à son service. Quand l'un d'eux s'éveillait soudain, trouvait sa Sainteté se servant lui-même et le lui reprochait, le Pape saint lui disait: Mon fils, vous vous êtes fatigués tout le jour! Quant à sa nourriture et son boisson, il y était très ascétique, malgré les biens qui lui venaient de ses fils et ceux qui l'aiment. La vérité de la vie du Pape Kirollos était qu'il s'est fait un testament de vivre la vie du contentement… Car la pauvreté est la base de la vie du moine solitaire. Il était impossible que le moine Mina le solitaire change son style de vie pour la seule raison qu'il était devenu le Pape de l'église. Pour ceci, sa vie ne changea pas, mais elle alla d'une façon constante dès qu'il était devenu un moine au monastère de Baramus, et elle continua de la même façon, même après son ordination comme Patriarche. La nourriture du Pape était très ascétique, malgré la fatigue de la responsabilité physique jettée sur ses épaules, étant la tête de l'église qu'on regarde comme le bon exemple… Son petit déjeuner n'était qu'une seule Qurbana, avec un peu de cumin ou de sel. Parfois, il ajoutait un peu de fèves ou deux pièces de falafel. Quant au repas du déjeuner, il se composait de pain sec et d'un plat contenant de la nourriture de jeûne, cuite et chaude, comme les lentilles, la Bisara, …etc. Mais il ne s'est approché d'un poulet rôti ou de la viande que très rarement. C'est ce que son disciple pieux, prêtre Rafael AvaMina, qui a été un contemporain du Pape saint tout le long du voyage de sa vie comme Partiarche et a accepté l'ordinance au Caire Ancien, a vu de ses propres yeux. Le dîner ne différait pas du petit déjeuner, où il se contentait souvent d'un peu de fruits. Ceci était sa nourriture pendant les jours ordinaires… Quant aux jours de jeûne, qui sont deux-cents soixante jours de l'année, il y suivait une discipline dure, surtout pendant le Carême et le jeûne de la Sainte Vièrge Marie. Le Pape prenait un seul repas pendant le jeune, et qui commençait souvent le soir, après la prière de la Messe Divine. Au milieu des occupations du Pape, il n'oubliait pas ses prières spéciales dans sa chambre, et ses lectures dans la Bible, qui était sa nourriture de chaque jour. Il ne s'arrêta pas, certainement, de sa lecture des livres de Mar Isaïe le Syrien, qui représente son exemple de la vie de monasticism et de solitude. La simplicité et la modestie étaient des qualités principales dans la personnalité du Pape saint… Quand quelques-uns des serviteurs de l'église venaient lui présenter un problème, ou une certaine affaire, ou un projet spécial, et lui demandaient son opinion, ils le trouvaient qui leur disait : « Prions, et Dieu résoudra. » Souvent, telle sa réponse, fut exposée au dénigrement de certains, ou à la moquerie. Mais ils devenaient sûrs, à la fin, de l'efficacité de ce genre de solution, où l'homme présente ses affaires à Dieu et lui demande d'intervenir, personnellement, et de clarifier la solution ou s'occuper de tout, …etc. Oui… Le Pape Kirollos VI se battait contre les désirs du monde dès sa jeunesse, à la maison paternelle, et dans son monasticism, et même après être devenu un Patriarche, car il continua à faire les Messes Divines chaque jour… Pendant le jeûne, la messe durait jusqu'à cinq heures du soir. Alors, ses fils des prêtres et du peuple prirent cette tradition spirituelle sublime de lui. De là, il causa un grand réveil spirituel dans la sainte église, et il rendit des milliers à l'enclos de la foi. Pendant ses derniers jours sur terre, sa Sainteté dit à l'un de ses fils, pendant une visite au monastère de Mar Mina, comme s'il dirigeait un message général au peuple, ou comme un règlement de comptes : Je remercie le Bon Dieu, mon fils. Quand le Seigneur m'a choisi pour être le capitaine du navire, je me suis dit : il faut que je sois un bon exemple. Alors, je descendais à l'église, avant l'aube, et je louais Dieu, et je m'asseyais au milieu de vous… Et grâce à Dieu, il nous a donné la force de prier jour et nuit. Et, pendant le jeûne, les messes finissaient à cinq heures du soir, et les gens venaient communier avec moi. Chaque jour, ils venaient plus tôt que le jour d'avant. Ainsi, la rivière de sainteté, Pape Kirollos VI, vivait-il et renseignait-il ses fils. Alors, il devint le saint de son ère et le maître de sa génération et des générations qui l'ont suivies.
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