Il me guérit et m'appris la vertu
• Monsieur Milad Demian - consultant financier, Ministère de l’habitation, habitant ay 79 rue Masr et El Soudan, le Caire - dit: "J’avoue beaucoup tardé avant de présenter le témoignage suivant envers mon patron et le patron de mes enfants, à savoir le Pape Kyrellos VI. Son souvenir est toujours vivant dans mon coeur. je demande souvent son intercession et j’obtiens des réponses immédiates de sa part grâce à Dieu. Voici donc ce que j’aurais dû dévoiler depuis bien longtemps:
J’exerçai en 1951 la profession de comptable adjoint à la municipalité de Menouf. Je fus atteint d’une maladie dont l’identification était difficile; les diagnostics variaient d’un médecin à l’autre; certains disaient que je n’avais rien, d’autres disaient que c’était l’influence de mon imagination.
Je dépensai plus de 300 livres égyptiennes, ce qui était considéré comme une somme énorme à cette époque. Ne constatant aucune amélioration de ma santé, je commençais à m’abandonner au désespoir.
Ma maladie me faisait éprouver des frissons de froid, ce qui m’obligeait à porter un manteau lourd, et ce même durant les mois de grande chaleur de l’été. Il suffisait que je sorte dans la rue pour commencer à trembler de froid et retourner rapidement à la maison.
Un soir vers cinq heures, j’aillai avec mon frère à l’église du martyr Maré mina le solitaire (par la suite le Pape Kyrellos VI).
Je m’assis sur un des bancs de l’église pendant que mon frère regardait les icônes. Subitement je trouvai père Mina le solitaire devant moi. Il me dit: "Qu’est-ce que tu as?" Je lui répondis: "Je ne sais pas". Je commençai alors à lui expliquer mon cas bizarre dont je me plaignais depuis un an. Père Mina changea de sujet en me demandant: "Et qu’est-ce que ton frère fait à l’intérieur de l’église?" Cette question me dévoila le degré de spiritualité et de limpidité de Père Mina. En effet, comment avait-il su que celui qui était avec moi était mon frère. Je sentis alors que j’allai guérir par la bénédiction de ses prières. Il pria sur un verre d’eau, me demanda d’en prendre quelques gorgées et il m’aspergea avec le reste. Il me oignit avec de l’huile sainte. Aussitôt une transformation subite s’opéra en moi. Je sortis de chez lui sain et sauf. Je me débarrassai de mon manteau dont la lourdeur me surprit au point que je ne voulais même pas le tenir dans ma main. Je le remis à mon frère pour qu’il le tienne.
A partir de ce moment, j’allais fréquemment voir ce saint moine au Vieux Caire après que j’aie reçu les bénédictions de Dieu par son intermédiaire.
En 1958, je fus transféré du poste de comptable adjoint à la municipalité de Menouf au poste du comptable en chef à la municipalité de Toukh . Je n’avais pas informé père Mina de cela. A Toukh, le travail n’était pas facile. Je devins très frustré. Je déployai un effort énorme pour redresser la situation et les affaires au travail; ce que je parvins, grâce à Dieu, à accomplir; cependant l’ennui me gagnait et je ne pouvais me délivrer de cet état d’âme qui dura quelques mois. Souvent, je m’enfermai dans mon bureau après avoir donné l’ordre que personne n’ouvre la porte, et là je pleurais pendant une heure et plus. Cependant, dès la minute où j’arrive au Caire, la joie me regagnait. Et comme d’habitude la dépression s’emparait de moi dès que je retournai à mon travail à Toukh. Je ne parvenais pas à comprendre ces changements d’humeur ou d’état d’âme. A noter qu’au travail, j’étais bien aimé de tous mes collègues et de mes supérieurs. Ma famille aussi acceptait sans problème la vie à Toukh.
Un jour, mon épouse et moi allâmes visiter le Pape Kyrellos VI. Je ne l’avais pas informé de cette promotion au poste de comptable en chef et de mon transfert à Toukh; cependant dès qu’il me vit, en descendant l’escalier de la Cathédrale, il me dit: "Bienvenue monsieur le comptable en chef".
Je répondis sans joie: "Je suis triste. Je voudrais démissionner de ce poste et quitter cette ville".
Le Pape sourit et me dit: "Tu seras transféré au Caire très prochainement."
Je ne pouvais pas croire les paroles du Pape comme si j’avais oublié son degré de spiritualité et l’efficacité de ses prières. J’avais de la difficulté à accepter ce que Sa Sainteté venait de dire car je savais le nombre de problèmes administratifs qui empêcheraient quiconque exerçant une profession au niveau municipal de travailler au gouvernement central.
Comment donc accepter les paroles du Pape Kyrellos?
Nous retournâmes à Toukh le même soir. Le lendemain à midi, le directeur de la municipalité, une personne qui m’aimait beaucoup, me dit: "Quel mal t’avons-nous fait pour que tu nous laisses pour aller travailler au Caire?”. Je lui dis: "C’est impossible car je sais qu’il n’y a pas de postes disponibles au Caire". Il me dit: "Voici un télégramme qui demande ton transfert au ministère central des affaires municipales au Caire."
Je fus très ébahi de ce saint, le Pape Kyrellos VI ... !
Est-ce si rapidement que les promesses se réalisent..? Est-ce si rapidement que le Ciel exauce sa demande?
Sans tarder, je me rendis à mon nouveau lieu de travail le lendemain, selon l’ordre du ministère central des affaires municipales.
La même personne, Milad, raconte aussi le miracle suivant:
"En 1961, j’avais une double enflure à la cuisse et la jambe. La douleur était si aigue que je restais debout toute une nuit et je ne pouvais m’empêcher de pleurer à cause de la douleur insupportable.
Un matin, alors que la douleur avait atteint son point culminant, j’allai voir mon seigneur le Pape Kyrellos VI. Il était dans sa chambre. Dès qu’il me vit, il me dit: "Viens, toi dont la jambe te fait souffrir". Je pleurai devant lui. Le Pape me demanda d’aller voir un médecin. Je lui dis immédiatement: "Je ne crois pas à la médecine après tout ce que j’ai subi sans succès". Le Pape me dit: "Saint Luc, l’apôtre, était médecin. La médicine et les médicaments sont utiles". Je ne sais pas pourquoi je n’avais pas insisté pour que le Pape prie pour moi surtout que je connaissais l’efficacité de ses prières.
J’allai donc voir un médecin qui peut identifier la maladie qu’il commença alors à soigner en me donnant une grande piqûre. Il faisait mouvais celle-ci à l’intérieur de ma cuisse jusqu’à ce qu’il atteigne le nerf concerné. Chaque piqûre était comme une opération chirurgicale sans anesthésie. J’en avais subi douze. Ce qui était regrettable, c’est que tout ceci fut en vain sans aucune amélioration de l’état de ma jambe.
A la fin, je me rendis - appuyé sur une béquille - une deuxième fois chez le véritable médecin, le Pape Kyrellos VI. Il était 3h30 de l’après-midi, un temps non propice pour visiter n’importe qui, à plus forte raison le Pape Kyrellos VI, Pape de la prédication de Saint Marc. Cependant j’avais confiance au grand coeur du Pape, en sa grande affection et en sa vraie paternité. J’étais certain qu’il ne me refuserait pas surtout dans l’état douloureux et grave dans lequel j’étais.
Le diacre personnel de Sa sainteté essaya de m’empêcher de voir le Pape qui était dans sa chambre. Cependant, je frappai à sa porte et j’entrai. Je trouvais le Pape assis sur une chaise. Je m’assis par terre devant lui en pleurant avec amertume. Sa sainteté sourit en douceur, me donna une petite tape sur l’épaule et me dit: "Est-ce que les hommes pleurent?"
Je m’appuyai sur ses genoux. Le Pape me dit: "Attention à mon pied ... il me fait mal." Je lui demandai aussitôt de me pardonner et je lui dis: "Je suis très fatigué".
Le Pape me tranquillisa et fit une courte prière en posant la croix aux endroits qui me causaient beaucoup de douleur. Ensuite il sourit et me donna à boire.
Je me levai immédiatement, exactement comme si je n’avais souffert rien. La douleur avait disparu. Je me sentis très soulagé après une longue période de torture et de fatigue. Je dis alors au Pape: "Mon seigneur, pourquoi n’avez-vous pas fait cela dès la première fois?" Sa Sainteté me répondit: "Il faut apprendre la patience. Maintenant va chercher tes enfants."
Il est vrai que Dieu honore ceux qui L’honorent... Quant à ceux qui méprisent Ses commandements, ils deviennent médiocres."