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Ma conversation avec le Père Moine Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Les Fils du Pape Cyrille VI   

Ma conversation avec le Père Moine

• Je rencontrai un jour un moine dans le désert. Les propos échangé avec lui avaient un ton angélique; ses paroles tranquillisèrent mon âme, réjouirent mon coeur, éveillèrent en moi un amour saint et me transportèrent vers les hauteurs célestes. Je sentis dans cette conversation que j’avais dépassé les limites de la matière.

Le sujet de conversation avec le moine concernait l’ermite père Mina le solitaire (par la suite le Pape Kyrellos VI).

Le père moine que j’avais rencontré dit: “Je fus disciple de cet ermite pendant plusieurs années. Sa grande spiritualité m’enrichissait et m’aidait dans ma lutte spirituelle.

Je fus témoin, par les prières de cet ermite, de phénomènes qui dépassent la capacité intellectuelle. Ce que j’entendais sur les saints “Sowahs” et des apparitions des saints, je le vis de mes propres yeux. C’est pour cela que père Mina le solitaire (par la suite le Pape Kyrellos VI) était digne de tout amour et de tout respect.

Malgré cela, parfois nous, ses disciples, oublions ces faits et sa sainteté, et agissions d’une manière irrévérencieuse.

Un fidèle qui priait à l’église de Maré Mina au vieux Caire me causait beaucoup de problèmes. Les autres fidèles me conseillèrent d’aller me plaindre contre lui auprès de père Mina le solitaire. Je refusai d’agir ainsi pour ne pas noircir la réputation de ce fidèle devant père Mina. Lorsque la situation s’aggrava entre ce fidèle et moi, je décidai qu’il était préférable de quitter père Mina le solitaire et l’église. En prenant cette décision, je ne pensai pas aux graves répercussions pour ma vie spirituelle si je quittais ce père pieux et saint. Ce qui est étrange c’est que les problèmes que me causait cet individu m’aient aveuglé au point de m’inciter à partir tout en sacrifiant de la sorte mon apprentissage spirituel auprès de père Mina le solitaire!

Je vis que le moment propice pour partir sans attirer l’attention était l’heure du midi où père Mina avait l’habitude de se reposer un peu. Ainsi je planifiais mon départ: j’emportai mon sac et je me dirigerai vers la porte de sortie.

Le moment arrivé, je mis à exécution mon plan; personne n’était devant moi. Je me mis à avancer vers la porte de sortie. Cependant quelqu’un m’empêcha de sortir... C’était père Mina le solitaire en personne que je trouvai subitement devant moi à la porte de sortie. Comment pouvait-il être à la porte si, il y a une seconde, il n’y avait personne? Impossible de comprendre comment. D’ailleurs comment père Mina avait-il su mon intention de partir alors que je n’avais rien dit à qui que ce soit?

Je sentis que j’étais devant un être miraculeux... Je ne pouvais m’opposer à lui ou lui expliquer mon comportement critiquable. Quant à lui, il ne me reprocha pas mon comportement. Avec un seul regard de père Mina, je fus honteux de moi-même. Avec ce même regard, je me sentis envahi d’une bénédiction divine qui s’empara de tout mon corps et de toute mon âme. J’éprouvai la nécessité de pardonner à cet individu à cause duquel j’avais pensé quitter mon père spirituel, père Mina. En un mot, j’avais éprouvé du remords du fait que mon coeur ait eu des sentiments rancuniers envers mon prochain.

Père Mina disparut subitement de la même manière qu’il avait apparu et je retournai à ma cellule.

Le soir je rencontrai père Mina. Il me dit: “Le coeur du moine doit être tout pur comme les vêtements tout blancs que nous portons lorsque nous célébrons la messe pour que le fond de notre âme soit saint et que cela se reflète sur notre visage. Père Mina me conseilla de ne plus accumuler certaines pensées en les cachant pour ne pas aboutir à l’était où j’étais arrivé. Il m’expliqua alors la nécessité de dévoiler toujours au fur et à mesure, à mon père de confession, les idées susceptibles de me troubler.

Ce saint ermite aimait beaucoup célébrer la messe chaque jour. Il considérait que célébrer la messe est une tâche suprême qui fournit au prêtre l’aide et la consolation divine.

Pour lui, rien au monde n’était plus important et sublime que de célébrer la messe divine.

Pour cela, père Mina le solitaire s’occupait beaucoup de la préparation du “Korbane” (Ostie) qui, après la prière, allait devenir le Corps du Seigneur Jésus Christ.

Une nuit pendant que je préparais le “Korbane”, je vis père Mina le solitaire me regarder sans rien dire. Je me levai pour le saluer, mais il disparut comme une colombe. Je devins triste. J’allai par la suite le voir dans sa cellule et je lui demandai: “Pourquoi, lorsque vous êtes venu pendant que je préparais le Korbane, vous avez disparu à mon approche pour vous saluer?”

Père Mina le solitaire (par la suite le Pape Kyrellos VI) sourit et me dit: “Ce n’étais pas moi, c’était Maré Mina qui t’a apparu... pendant que tu accomplissais une action importante. Maré Mina voulait t’exprimer son appréciation et sa joie pour le “Korbane” que tu préparais et qui, après la prière, allait devenir le Corps du Seigneur Jésus Christ.”

Je demandai au père moine: “Mon père, qui avez-vous vu exactement, père Mina le solitaire ou le martyr Maré Mina?”

Le père moine dit: “J’ai vu père Mina.”

Moi: “Comment donc expliquer que c’était Maré Mina?”

Le père moine: “C’est ce que m’a dit père Mina le solitaire.”

En réalité, père Mina avait l’habitude de dire à quiconque le voyait sous l’apparence d’un des “Sowahs” que c’était le martyr Maré Mina et non lui. D’ailleurs le même fait s’est répété lorsque j’avais l’intention de la quitter à cause du conflit avec un des fidèles de l’église; père Mina m’avait dit que c’était Maré Mina qui m’avait apparu à la porte de sortie.”

Moi: “Mon père, Maré Mina apparaissait souvent sous l’apparence d’un soldat romain ou d’un jeune homme et non sous l’apparence de père Mina le solitaire!”

Le père moine: “Que veux-tu dire par cela?”

Moi: “Père Mina était un homme modeste; il essayait de cacher sa sainteté et le grand degré de sa spiritualité qu’il avait atteint.”

• Le père moine continua à parler de la sainteté de père Mina le solitaire (par la suite le Pape Kyrellos VI), il dit: “J’étais avec père Mina pendant que la construction de l’église de Maré Mina au vieux Caire était en cours. Une pensée diabolique s’empara du gardien de la construction: il quitta travail..., de plus, il commença à être agressif envers nous; il lança la partie construite avec des briques, il nous insulta et prit certains outils de construction avant de s’en aller.

Quelques pères moines et moi-même essayâmes de la persuader d’être plus gentil. Père Mina lui-même lui demanda d’arrêter ce comportement agressif, mais le gardien ne voulut rien savoir. Père Mina le solitaire dit en toute simplicité: “Le martyr Maré Mina nous protégera.”

Le soir du même jour, nous trouvâmes le gardien collé à la clôture de l’église. Il ne pouvait mouvoir; il criait et appelait père Mina le solitaire le suppliant de la détacher de ce lien invisible qui l’attachait à la clôture de l’église. Témoins de cette scène incroyable, nous accourûmes appeler père Mina le solitaire qui sortit le voir. Avec un sourire angélique, il l’appela doucement et lui dit: “Oh homme béni... pourquoi tout cela? Nous t’aimons...

Avons-nous tardé à n’importe laquelle de tes demandes... Viens! Homme béni ! Viens !”

Dès que père Mina le solitaire lui avait dit: “Viens”, le gardien se détacha. C’était une scène incroyable. Nous glorifiâmes Dieu qui soumet tous les coeurs endurcis à sa volonté et qui accepte les prières de tous ses bien-aimés sans les décevoir.

Le gardien par la suite alla demander pardon ère Mina le solitaire. Nous lui offrîmes un repas. Père Mina lui dit tout calmement et avec simplicité, malgré la force spirituelle qu’il possédait: “Tout ce que tu veux, je vais te l’offrir... Ce que je te demande c’est de garder la construction. T’avons-nous refusé quoi que ce soit?... Sais-tu qui t’a attaché? C’était Maré Mina dont cette église portera le nom... C’est lui qui la protège... Je t’avertis, si tu deviens agressif envers nous, tu affronteras Maré Mina et non pas nous.”

Père Mina continua à lui dire: “Nous sommes entourés d’anges et de saints... Nous ne sommes pas seuls. Je ne suis pas seul... je suis entouré d’anges et de saints.”

Le gardien avoua qu’il avait commis une erreur... et que Maré Mina qui lui avait apparu le soir montant sur son cheval était celui qui l’avait attaché à la clôture.
Avant de partir, il exprima sa repentance... Il devint un individu très honnête. Il s’occupa par la suite de la construction de l’église plus que beaucoup d’autres, et ce à cause de l’attitude délicate et humaine que lui avait démontrée père Mina le solitaire, l’homme saint dont le coeur était rempli d’amour et d’affection.

Ces belles caractéristiques que possédait père Mina le solitaire n’ont pas disparu lorsqu’il devint le Pape Kyrellos VI et Patriarche de la Prédication de Saint Marc. Il resta la même personne modeste. En réalité, il devint encore plus modeste. A cause de cela, il a réussi à attirer beaucoup de coeurs et à affronter beaucoup de difficultés et de problèmes.”

• Le père moine dit encore: “Le Pape Kyrellos VI avait émis un décret d’après lequel tous les moines qui avaient quitté temporairement leur monastère devaient y retourner. Le Pape avait émis ce décret parce qu’il avait remarqué que beaucoup de moines, parmi lesquels de nombreux jeunes, avaient laissé leur monastère.

Il est à noter que plusieurs Patriarches auparavant avaient tenté de rappeler ces moines à leurs monastères, mais ce fut sans succès.

Un moine se mit en colère du fait qu’il se sentait obligé de retourner au monastère. Il y retourna contre son gré.

Un jour le Pape Kyrellos VI visita le monastère où se trouvait ce moine en question. Tous les moines, même ceux qui ont fait voeu d’isolement, quittèrent leurs cellules pour aller saluer le Pape comme l’exige la tradition, sauf ce moine... Après que le Pape avait présenté l’encens, il demanda à un des moines d’aller informer le moine absent qu’il voudrait le voir. Le moine en question était toujours en colère et cela se voyait sur son visage rouge de fureur. Lorsque le Pape le vit ainsi il l’emmena à un endroit où il y avait les reliques d’un des saints et lui parla non en utilisant son autorité papale, mais comme le bon pasteur qui ses brebis. Là, il lui adressa des mots simples émanant d’un coeur profondément attaché au Seigneur Jésus Christ. Il lui dit en donnant une légère tape sur son épaule: “Qu’est-ce que tu as mon fils?... Qu’est-ce que tu as mon bien-aimé?” Ceux qui étaient témoins de cette scène (y compris moi-même) virent la colère du moine révolté se dissiper. Le Pape, par la suite, dit au moine à qui il avait demandé de chercher le moine en colère: “Dis au père (au moine en colère) ce que tu avais vu à l’église de Maré Mina au vieux Caire.”

Le père dit: “Nous avons vu les Sowahs prier avec vous notre seigneur”. Le père moine révolté ne parla pas. Là, nous vîmes que la grandeur du Pape Kyrellos VI résidait dans sa modestie... et que la source de sa sagesse provenait de Dieu; c’est pour cela que sa sagesse était toujours efficace.”

Le père moine dit aussi: “Le sujet sur la douceur du Pape et sur sa modestie est presque sans fin. En effet, d’innombrables faits confirment cela. Je ne peux oublier par exemple le jour où père Mina le solitaire vint me voir (avant de devenir Pape) pour me demander de le pardonner en disant à mon grand étonnement: “Est-ce que je t’aurais fâché d’une quelconque manière?” Je répondais que je n’étais pas du tous fâché contre lui. En réalité, une personne informa incorrectement père Mina le solitaire que j’étais fâché de lui. Père Mina, pour éviter de donner l’occasion au diable d’agir, était donc venu me demander de le pardonner.

Père Mina insista ce jour-là pour que je collabore avec lui à la célébration de la messe pour s’assurer que mon coeur n’avait aucune rancune contre lui. Je pris la communion de ses mains bénies qui portaient le Corps et le Sang Sacrés du Seigneur Jésus Christ chaque jour avec beaucoup de zèle.

Ce saint, le Pape Kyrellos VI, avait atteint un degré très élevé de sainteté auprès du Seigneur Jésus Christ.

La période que j’avais passée chez lui comme disciple à l’église de Maré Mina au vieux Caire me permit de voir de près la grandeur de Père Mina qui luttait chaque jour pour la vie éternelle avec Dieu.

Parfois père Mina le solitaire me chargeait de surveiller l’église. Aux moments où je passais devant sa cellule, je l’entendais parler avec quelques personnes. Lorsque je frappai à la porte, les voix se dissipaient et je ne voyais que lui.”

Je dis au père moine: “Par curiosité, n’avez-vous pas demandé au père Mina à qui il parlait ou comment ses interlocuteurs disparaissaient?”

Le père moine répondait: “Lorsque j’avais entendu à plusieurs reprises père Mina parler avec quelques-uns dans sa cellule, j’eus le courage de lui demander avec qui il parlait. Père Mina souriait et disait: “Va... va... Que Dieu te bénisse”, sans répondre à ma question.

Quelques fois, je sentais le parfum de l’encens émaner de sa cellule. Parfois aussi je remarquais une lumière éblouissante provenir de sa cellule.”

Je demandai au père moine: “Comment réagissiez-vous devant ces phénomènes surnaturels?”

Le père moine répondit: “Bien que ces phénomènes dépassent notre compréhension humaine, avec le temps, nous constatâmes que nous vivions avec un homme extraordinaire, un ami des saints. Il était inutile de lui demander des explications sur ces phénomènes surnaturels dont nous étions témoins. Sans doute, le Pape Kyrellos VI a obtenu au Ciel les couronnes glorieuses et un rang spirituel très élevé parmi les saints. En effet, sur terre, il vivait comme un saint et il bénéficiait souvent de la protection et de l’affection de la Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu.

Un jour, un des moines vint me dire: “Ton père est mort, ton père est mort.” Je pensais d’abord que mon propre père était décédé, mais par la suite je découvris que le Pape Kyrellos VI, mon père spirituel et mon seigneur, était parti au Ciel pour la Gloire infinie. J’éclatais en sanglots comme un petit enfant. Je fus très affligé. Sa Sainteté le Pape Kyrellos VI occupait une grande place dans mon coeur. Lorsque j’étais avec lui à l’église de Maré Mina au vieux Caire, il m’invitait toujours à partager avec lui le même verre d’eau ou la même tasse de café. Après qu’il a été ordonné Pape, lorsque j’allais le voir au Patriarcat, il me rencontrait avec beaucoup de joie en me disant “Bienvenue au bien-aimé de ton père”. Il m’honorait tout le long de la période où j’étais chez lui au Patriarcat.

C’est pour cela que je fus extrêmement triste en apprenant la nouvelle de son départ au Ciel. Je m’enfermai alors dans ma cellule trois jours et trois nuits après lesquels le Pape Kyrellos VI me vint dans une vision et me dit:

“MON BIEN-AIME! N’AIE PAS PEUR ET NE SOIS PAS TRISTE CAR JE SUIS CHEZ MON DIEU, LE SEIGNEUR JESUS CHRIST QUI M’A RECOMPENSE. JE VOULAIS ETRE AVEC JESUS DANS SA GLOIRE ET MAINTENANT J’AI ATTEINT MON OBJECTIF.”

Dans cette vision, je vis le visage du Pape Kyrellos VI resplendissant comme le soleil; ses vêtements étaient blancs comme la neige; il tenait une croix de laquelle émanait une lumière éblouissante et il avait une couronne sur sa tête.

Je me réveillai très joyeux en le louant et en demandant son intercession et celle de son bien-aimé Maré Mina.”
 

 
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