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Chapitre 5 Au Département des Antiquités Tout de suite, le moine solitaire Mina alla au Département des Antiquités Arabes le 21 Juin 1936, pour voir Dr. Hussein Rachéd. Il s'approcha de l'ouvrier qui s'occupait du bureau du directeur et lui demanda si ce dernier était là. L'ouvrier crut qu'il demandait l'aumône et lui dit: Mon bonhomme, asseyez-vous près de moi. Quand il sortira, peut-être le Seigneur adoucirat son coeur envers toi [pout qu'il te donne l'aumône]. Il s'asseya alors un peu de temps et parla à l'ouvrier. L'ouvrier l'aima alors et l'assura qu'il l'aidera à voir le directeur à sa sortie de son bureau. Mais, le moine Mina le convaincut d'avertir le directeur que l'adorateur qu'il avait visité avec le chercheur Américain, à la cave à la Vallée de Natroun, voudrait le voir. L'ouvrier alla alors et en avertit le directeur. Ce dernier se leva vite de derrière son bureau et sortit pour l'accueillir. Il le serra dans ses bras, lui prit la main et le fit entrer dans son bureau. Ensuite, il commença à raconter à ses collègues qui étaient avec lui au bureau la merveilleuse histoire du moine. Il lui demanda de rester chez lui comme un visiteur vénéré, mais le moine le remercia et lui dit: Il y a quelque chose que je voudrais vous demander, et j'espère que vous pourrez m'aider. Il lui expliqua alors ce dont il avait besoin. Dès qu'il eut fini de parler, le directeur lui promit d'accepter sa demande, et il lui promit même de lui choisir un moulin moins détruit, près du centre de la garde, car la montagne était le refuge des bandits et de ceux qui avaient désobéi à la loi et qui se réfugiaient à la montagne, loin des regards. Il se trouve, à ce mont des moulins, presque 50 tours (moulins) en pierre de chaux qui sont des moulins détruits qui avaient été construits pendant l'invasion française qui avait occupé l'Egypte sous la direction de Napoléon Bonaparte, en 1798, mais qu'on obligea à quitter l'Egypte en 1801. Alors, les forces militaires de l'invasion avaient abondonné ces moulins après les avoir utilisés pour quelque temps. Alors, ils s'étaient remplis de pierres avec le temps, après que leurs sommets avaient été détruits quand les soldats avaient arraché les colonnes de bois sur lesquelles leurs toits reposaient quand ils avaient décidé de les abondonner pour toujours. Les portes en bois avaient aussi été arrachées, si bien qu'il ne resta des moulins que des ouvertures marquant leurs entrées. Le jour suivant, quui etait le 22 Juin 1936 et qui était le jour de la commémoration de la consécration de l'Eglise de St. Mina à Mariout, Mr. Hussein Rachéd accompagna le moine solitaire Mina et un entrepreneur qui était un des bien-aimés d'Abouna Mina et qui s'appelait Zaki Abdou Al Mohandés, au mont rocheux, à la partie Ouest de la région désertique au Sude du Caire, et qui s'étend du tombeau de Khadra Al Charifa aux habitations du Caire Ancien. Cette région était sous la surveillance du Musée des Antiquités Islamiques, étant une région antique. Mr. Hussein Rachéd y choisit le meilleur Moulin de vent. Son motif était son grand amour du moine solitaire, alors il voulut lui rendre service et garder sa promesse qu'il lui avait faite à la porte de la cave à la Vallée de Natroun. Le choix fut d'un moulin qui était à presque 200 mètres du centre de la garde. Le centre était une petite maisonnette en bois où les ouvriers d'excavation mettaient leurs paniers et leurs outils après avoir fini leur travail de chaque jour. On y mettait aussi les antiquités qu'on trouvait pendant les excavations. Il se trouvait, au centre, deux gardes armés pour la garde du matin. Quant à la nuit, il s'y trouvait quatre gardes. Le jour suivant, le 23 Juin 1936, au bureau du directeur par délégation des Antiquités Arabes, le moine solitaire Mina signa un contract très étrange, car il établissait que le moine paierait à l'Etat une demie piastre par mois, comme loyer pour ce moulin. L'état garda son droit de possession du moulin, d'après le contract, et son droit de le reprendre n'importe quand elle veut, et la durée du louage était 99 ans. Mr. Hussein Rachéd paya cette somme lui-même et dit au surveillant des Antiquités de cette région de visiter le moine à la montagne et de donner des ordres au garde des antiquités de s'occuper de lui et de lui approter ce dont il aurait besoin. Père Mina le remercia alors de tout le bien qu'il lui avait fait. Naturellement, le contract de louage n'était pas de nature légale, mais c'était une déclaration que le moine solitaire Mina écrivit de sa propre écriture. Il y dit: Moi, qui signe ci-dessous, le Moine Mina El Baramousi, déclare que je prendrai un des moulins de vent qui se trouvent près des Sabaa Banat, du côté de la montagne de Hoch Abou Ali, comme refuge pour y adorer, tout seul. Ceci est après avoir pris la permission de Monsieur le directeur par délégation du Département des Antiquités Arabes, à condition que je paie une demie piastre par mois comme loyer pour cette place, qui restera toujours la propriété du gouvernement. Celui-ci est libre de la reprendre n'importe quand il le voudra, sans me prévenir en avance. Cette déclaration a deux copies qui représentent un contract secondaire entre moi et Monsieur le directeur par délégation du Département des Antiquités Arabes. Ce contract a été signé par moi, le directeur par délégation des Antiquités et deux témoins. Sa date est le 23 Juin 1936 et il a été scellé du sceau du Département des Antiquités Arabes.
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